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Arts et Façonnage d'ouvrages d'art · Tissu et cuirs

Brodeur / brodeuse

Il ou elle décore des tissus avec des fils, à la main ou à la machine, pour créer des motifs.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
27 600 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 50 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu dessines ou reproduis un motif, tu choisis les fils et les couleurs, tu brodes à l'aiguille, au crochet ou avec une machine et tu contrôles la finition. Tu travailles en atelier, pour la mode, la décoration ou le spectacle, avec patience et précision. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de la rigueur et de la curiosité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Artisanat ou industrie

Le brodeur ou la brodeuse crée des motifs à plat ou en relief à l'aide de fils (de coton, soie, laine, lin...) sur des textiles variés. Le brodeur ou la brodeuse main réalise des broderies à la main ou au crochet. Le brodeur ou la brodeuse machine travaille sur une machine à broder ou un métier industriel. Au service d'une grande maison de couture, il ou elle peut broder des fils d'or ou d'argent, des paillettes, des perles, des pierreries, des plumes...

Du dessin à la broderie

Le brodeur ou la brodeuse peut imaginer des motifs, seul, avec un ou une styliste ou un directeur / une directrice artistique, et selon les attentes d'un client. Le dessin est transféré sur le tissu à l'aide d'un poncif (feuille de calque comportant le tracé du dessin piqué de multiples trous, sur lesquels on passe une ponce pour reproduire le dessin en pointillé). Le tissu est enfin tendu sur un métier à broder et le travail peut commencer.

Divers points

Plusieurs techniques existent : la broderie à l'aiguille (la plus employée), la broderie de Lunéville (qui s'exécute avec un crochet), la broderie au ruban ou encore la broderie à la machine Cornely. Le brodeur ou la brodeuse utilise différents points : de croix, noué, plat... qui lui permettent d'obtenir différents effets. Certaines créations uniques pour la haute couture ou le spectacle, notamment, nécessitent des dizaines d'heures de travail.

Conditions de travail

Entre tradition et modernité

Exerçant un métier de tradition, le brodeur ou la brodeuse doit néanmoins s'adapter aux évolutions technologiques, tels les métiers à broder électroniques ou les nouveaux textiles. Les logiciels de CAO-DAO (conception-dessin assistés par ordinateur) tendent également à s'imposer. Le brodeur ou la brodeuse oscille donc entre tradition et modernité.

Au rythme de la mode

Concurrencée par la Chine, la broderie française est de plus en plus orientée vers le haut de gamme. Le brodeur ou la brodeuse est alors soumis/e aux aléas de la mode et voit son activité augmenter lors de la sortie d'une nouvelle collection de vêtements, d'un salon ou d'un défilé, par exemple. Afin de terminer les modèles en temps voulu, le rythme de travail peut s'intensifier et les horaires peuvent devenir irréguliers.

Un environnement parfois difficile

Le brodeur ou la brodeuse exerce dans un atelier de broderie. Dans l'industrie, quand l'atelier est rempli de machines, le brodeur ou la brodeuse est souvent immergé/e dans un environnement bruyant. Selon le niveau sonore, le port de bouchons ou de casques antibruit peut être recommandé. En fonction du lieu où il ou elle travaille, le brodeur ou la brodeuse peut rester assis/e, penché/e sur son métier à broder, ou au contraire debout à la conduite d'une machine de manière prolongée.

Statuts
salarié
Secteurs
Artisanat d'art, Mode et luxe

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Façonner ou modifier un objet d'art ou d'artisanat
    • Réaliser des accessoires en tissu, broderie
    • Réaliser des costumes à thème à partir d'un patron, d'un modèle
    • Réaliser des projets de confections complexes pouvant impliquer des matières précieuses
  • Décorer, travailler l'aspect visuel d'un produit
    • Réaliser des effets décoratifs et des ornementations
    • Reporter des dessins, motifs sur un tissu
  • Concevoir et gérer un projet
    • Mener des études de faisabilité économique
    • Réaliser un avant projet
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Mettre en œuvre les techniques de fabrication en respectant le cahier des charges et le plan de réalisation de la pièce
  • Adapter, ajuster un article ou une production en fonction du besoin
    • Participer aux séances d'essayage chez les créateurs de prêt-à-porter ou de haute couture
  • Collecter des produits, des matériaux, des matières premières
    • Sélectionner les matériaux (tissus, fils, ornements, ...), coloris et outils appropriés à l'ouvrage
  • Fabriquer, façonner des produits
    • Réaliser des pièces d'ameublement
  • Réaliser la finition d'un produit, d'un article, d'un ouvrage
    • Terminer l'ouvrage du métier, réaliser les opérations de finition (tonte, apprêt, repassage) et d'emballage

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Dextérité et sens artistique

La broderie main est un travail de haute précision. Elle requiert une vue parfaite, de la dextérité et le goût du perfectionnisme. La broderie mécanique demande également un grand savoir-faire, même si ce sont les machines qui font les points. Rigueur, habileté et sens de l'esthétique sont donc des qualités indispensables. De la créativité est également nécessaire quand il s'agit de dessiner de nouveaux motifs.

Patience

La broderie demande du temps, surtout quand on se met au service de la haute couture. Pour chaque collection, un atelier de renommée internationale peut présenter entre 250 et 300 échantillons. Un échantillon peut compter jusqu'à 100 000 points et représenter à lui seul 40 à 60 heures de travail, même si les délais ont tendance à fortement se réduire.

Une grande adaptabilité

La diversité des matériaux et des techniques utilisés oblige le brodeur ou la brodeuse à se remettre sans cesse en question. Il lui faut, par exemple, se familiariser avec la programmation informatique des machines à broder. Le désir d'apprendre toujours plus est donc indispensable au brodeur comme à la brodeuse ! Il ou elle connaît également les caractéristiques des différents tissus et matières textiles. Le métier demande enfin de suivre de près les tendances de la mode et de s'adapter aux goûts de la clientèle.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : brodeur / brodeuse.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Organiser, Créer.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche B1804.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir brodeur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : DN MADE Matériaux et DN MADE Mode. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Fleuriste de mode (niveau CAP), CAP Arts de la broderie (niveau CAP) et CAP Arts du tapis et de la tapisserie de lisse (niveau CAP). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (DN MADE Matériaux) a un taux d'accès médian de 40 %.

Combien gagne-t-on comme brodeur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Ouvriers, techniciens et agents de maîtrise de l'habillement » gagnent plus de 1 658 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Ouvriers qualifiés du travail artisanal du textile et du cuir » gagnaient 2 283 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 249 €.

Le métier de brodeur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 2 300 recrutements de « Ouvriers, techniciens et agents de maîtrise de l'habillement », dont 57 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 35 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME B1804. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de brodeur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.