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Services à la personne et à la collectivité · Droit

Commissaire-priseur (ventes volontaires) / commissaire-priseuse (ventes volontaires)

Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse de ventes volontaires organise des ventes aux enchères d'objets à la demande de leurs propriétaires et conduit les enchères.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 45 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 221 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu estimes la valeur des objets, tu prépares le catalogue, tu organises l'exposition puis tu diriges la vente. Tu conseilles les vendeurs, les collectionneurs et les acheteurs. Tu dois connaître les règles du droit et le marché de l'art. Il faut de la culture, de l'aisance en public, de l'honnêteté, de la curiosité et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Organiser des ventes

L'organisation d'une vente commence par la constitution d'un réseau, en démarchant des acheteurs potentiels ou des acheteuses potentielles. C'est pendant cette phase que le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse réalise le catalogue. Ce dernier présente les références artistiques et physiques des objets mis à la vente, leur époque et leurs dimensions. Les ventes peuvent être à thème (mobilier, voitures, bijoux...). Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse peut également faire de la publicité dans la presse spécialisée ou régionale.

Faire monter les enchères

Les enchères représentent l'aboutissement du travail du commissaire-priseur ou de la commissaire-priseuse et révèlent tout son talent. Il ou elle y démontre sa capacité à se constituer un stock intéressant et une bonne clientèle, son habileté à présenter les objets ou encore sa faculté à faire monter les enchères.

Conditions de travail

Dans une société commerciale

Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse en charge des ventes volontaires d'objets ou de meubles de particuliers travaille au sein de sociétés commerciales agréées par le Conseil des maisons de vente (l'autorité qui régule les ventes volontaires de meubles aux enchères publiques). Il ou elle n'est pas dans l'obligation de racheter une charge et ne bénéficie pas du statut d'officier ministériel. Il ou elle ne peut donc prendre en charge que des ventes volontaires. À Paris, les ventes se déroulent à l'hôtel Drouot. En région, elles se font dans les hôtels des ventes.

Avec une clientèle diverse

Juges, avocats ou avocates, acheteurs ou acheteuses, vendeurs ou vendeuses... Pour rencontrer leurs interlocuteurs ou interlocutrices, les commissaires-priseurs et les commissaires-priseuses doivent parfois se déplacer.

Statuts
salarié, libéral
Secteurs
Commerce et distribution, Droit et justice, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Veiller à la sécurité juridique d'une décision, d'un projet
    • Conférer l’authenticité aux actes
    • Conseiller sur les droits de succession
    • Garantir la conformité juridique des documents
    • Gérer les opérations de transmission de biens immobiliers et patrimoniaux
  • Assurer un conseil juridique
    • Accompagner la gestion et la transmission de patrimoine
    • Assurer la formation continue sur les évolutions législatives
    • Conseiller sur la fiscalité patrimoniale
    • Conseiller sur les régime matrimoniaux
  • Rédiger un acte juridique ou règlementaire
    • Accomplir les formalités juridiques auprès des services compétents
    • Mettre en œuvre la signature électronique
    • Préparer des documents légaux pour les transactions
  • Répondre aux attentes d'un client
    • Assurer le suivi des dossiers clients
    • Communiquer avec les clients pour des demandes spécifiques
    • Organiser les rendez-vous avec les clients
  • Travailler en groupe, en réseau
    • Assurer la liaison avec les institutions financières et partenaires
    • Effectuer les démarches auprès des administrations
    • Se coordonner avec les professionnels du droit, de la finance et de l’immobilier
  • Effectuer une analyse juridique
    • Analyser la situation juridique, patrimoniale et financière des clients
    • Evaluer l’impact des évolutions législatives sur les dossiers
  • Suivre un contrat, vérifier le respect des clauses contractuelles
    • Suivre l’exécution des contrats et vérifier le respect des clauses
    • Superviser la signature et l’exécution des actes notariés
  • Animer, coordonner une équipe
    • Encadrer les collaborateurs juridiques (clercs, rédacteurs d’actes, formalistes)

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaître les arts

Il est impossible d'exercer ce métier sans une excellente culture et des connaissances approfondies en art : il ne s'agit pas d'approfondir une spécialité, mais d'être un très bon ou une très bonne généraliste. Passionné ou passionnée par l'objet et son histoire, le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse doit pouvoir facilement identifier et dater un objet, et ne faire appel à un expert spécialisé ou une experte spécialisée qu'en cas de doute.

Maîtriser le droit

Sa formation juridique lui permet de bien connaître le marché de l'art, sa réglementation, son évolution... Il ou elle a des compétences en droit civil, commercial, notarial ou encore européen.

Mettre en valeur

Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse doit avoir un sens certain de la mise en scène des œuvres, objets, ou pièces de mobilier présentés sur catalogue ou en salle des ventes, afin d'en tirer le meilleur prix. Il ou elle les met en valeur afin de susciter l'intérêt chez les futurs acheteurs ou futures acheteuses. À la fois expert ou experte, psychologue et un peu acteur ou actrice, convaincre et séduire sont ses maîtres-mots. La lecture régulière de « La Gazette de l'hôtel Drouot », notamment, permet de suivre le marché de l'art, en constante évolution.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 10 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1901.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir commissaire-priseur (ventes volontaires) ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Droit, Licence Droit français et Licence Droit, Sciences et Innovation. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Droit civil (bac + 5), Master Droit (bac + 5) et Master Droit comparé (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme commissaire-priseur (ventes volontaires) ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : la rémunération se compose d'honoraires, calculés en fonction des ventes. La moitié des salariés à temps complet des « Professionnels du droit » gagnent plus de 2 222 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Professionnels du droit » gagnaient 5 873 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 996 €.

Le métier de commissaire-priseur (ventes volontaires) recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 340 recrutements de « Professionnels du droit », dont 52 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 20 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1901. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de commissaire-priseur (ventes volontaires) a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels du droit (hors juristes en entreprise) » entre 2019 et 2030 : en hausse (+19 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (16 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de commissaire-priseur (ventes volontaires) est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.