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Support à l'entreprise · Comptabilité et gestion

Conseiller en fusion-acquisition / conseillère en fusion-acquisition

Le conseiller en fusion-acquisition ou la conseillère en fusion-acquisition aide des entreprises à en acheter, vendre ou rapprocher d'autres, en évaluant leur valeur et en préparant les négociations.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 40 000 à 50 000 € brut par an (Big Four et cabinet de conseil (transaction services))
Vers 10 ans d'expérience
de 70 000 à 100 000 € brut par an (Big Four et cabinet de conseil (transaction services))
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 253 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu analyses les comptes et l'activité d'entreprises, tu estimes leur valeur, tu prépares des dossiers et tu accompagnes les négociations entre les parties. Tu travailles dans une banque d'affaires ou un cabinet de conseil, avec des horaires chargés. Il faut de la rigueur, de l'esprit d'analyse, de l'aisance avec les chiffres, de la discrétion et de la résistance à la pression.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Conseiller en amont

Achat, vente, fusion ou introduction en Bourse sont autant d'opérations financières qui nécessitent l'intervention du conseiller ou de la conseillère en fusion-acquisition. Sa mission : dénicher les bonnes affaires ! Il ou elle sait détecter, pour ses entreprises clientes, les cibles potentiellement rentables en suivant de très près l'actualité du marché et en s'appuyant sur une vraie culture spécialisée et sectorielle.

Remporter un appel d'offres

Après avoir évalué les facteurs de risque et construit un dossier financier et juridique complet, le conseiller ou la conseillère en fusion-acquisition doit démontrer l'intérêt stratégique de l'opération à l'entreprise cliente. Le montage des dossiers prend plusieurs mois au minimum - voire 2 ans - mais sans aucune certitude de conclure l'affaire. Toutes les banques sont en compétition pour obtenir les mandats de conseil : un carnet d'adresses bien rempli fait souvent la différence !

Piloter les transactions

Lorsque ses propositions sont acceptées, le conseiller ou la conseillère en fusion-acquisition s'entoure de juristes, d'économistes et d'autres experts et expertes. Son activité passe ensuite du conseil à la négociation et au pilotage de la transaction. Il ou elle s'implique dans les phases de valorisation et de rédaction des protocoles d'accord qui précèdent la conclusion de l'affaire.

Conditions de travail

Banque ou entreprise

Le conseiller ou la conseillère en fusion-acquisition peut travailler dans une banque d'affaires ou dans un cabinet de conseil financier. Il ou elle peut aussi intégrer directement une grande entreprise. En effet, les grands groupes préfèrent employer leurs propres conseillers et conseillère pour mener à bien leur stratégie.

Avec une équipe de spécialistes

Le plus souvent, le conseiller ou la conseillère travaille avec une équipe de spécialistes en droit, en fiscalité ou en marchés financiers. Certaines banques organisent leur département fusion-acquisition par spécialités. Chaque collaborateur ou collaboratrice ne travaille alors que sur un type d'opération : les dossiers de fusion-rachat de sociétés ou encore ceux d'introduction en Bourse. Le travail peut également être réparti par secteurs d'activités spécifiques : automobile, industrie ou télécommunications.

Avec de l'expérience

Plus le conseil est expérimenté, plus il faut s'investir dans l'élaboration des opérations et participer aux négociations. La nature du travail dépend aussi de la taille du projet, et l'importance de la mission conditionne le nombre d'équipiers et d'équipières.

Statuts
salarié
Secteurs
Audit - Conseil, Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Elaborer une stratégie de développement d'activité
    • Agir en tant que médiateur entre les parties prenantes pour faciliter les négociations
    • Coordonner les aspects juridiques, financiers et opérationnels des transactions
    • Effectuer des analyses financières approfondies (valorisation des entreprises, due diligence)
    • Evaluer la pertinence stratégique des cibles potentielles pour l'entreprise cliente
  • Réaliser une analyse comptable et financière
    • Estimer la valeur de l'entreprise analysée
    • Préparer et présenter des rapports financiers détaillés aux parties prenantes
    • Préparer et présenter des rapports détaillés sur les transactions de fusion
  • Réaliser un audit financier
    • Analyser les flux financiers d'une entreprise
    • Analyser un bilan financier
    • Contrôler la fiabilité des états financiers
  • Analyser et gérer les risques financiers
    • Evaluer des risques financiers
    • Evaluer et contrôler les risques financiers d'une opération
    • Conduire des analyses de risque pour les projets de fusion
  • Etablir un diagnostic stratégique
    • Evaluer l'impact financier des décisions stratégiques
    • Analyser les tendances du marché pour identifier les opportunités de fusion
  • Concevoir des montages financiers complexes
    • Assister des clients pour une fusion-acquisition
    • Optimiser les structures fiscales dans le cadre de fusions
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger et faire publier des notes de conjonctures sectorielles ou des études sur de grandes entreprises
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Intégrer des modèles mathématiques financiers à des systèmes d'information

Dans le ROME, ce métier compte 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
  • Faire preuve de leadership
Ce qu'en dit l'Onisep

Expertise et sens du risque

Ce métier exige des compétences en finance et en droit, mais également des connaissances sur les activités commerciales et comptables. Au quotidien, les qualités personnelles du conseiller ou de la conseillère sont essentielles. Il faut puiser dans ses ressources de réactivité et dans sa capacité d'analyse pour le diagnostic des situations, mais aussi dans sa créativité et son sens du risque pour la conception des scénarios financiers.

Bon relationnel

Les opérations de rapprochement d'entreprises sont d'une extrême complexité. Cela est du au nombre d'acteurs impliqués dans le processus : dirigeants, banquiers, experts-comptables, conseils, acquéreurs, etc. Intervenant à toutes les étapes de la transaction, le conseiller ou la conseillère doit savoir s'adapter à son interlocuteur ou son interlocutrice du moment et avoir de un vrai talent pour la négociation.

Polyglotte disponible

Dans un contexte de mondialisation, il est indispensable d'être parfaitement bilingue, voire trilingue. Très souvent en déplacement à travers le monde, le conseiller ou la conseillère doit également faire preuve d'une totale disponibilité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Maths et raisonnement, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche M1201, M1219.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conseiller en fusion-acquisition ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles de commerce après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l'Université Paris XIII spécialité Mathématiques Appliquées (bac + 5), Master Actuariat (bac + 5) et Master Econométrie, statistiques (bac + 5). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles de commerce après le bac) a un taux d'accès médian de 69 %.

Combien gagne-t-on comme conseiller en fusion-acquisition ?

Repères d'études de rémunération publiées : Junior (A1, A2) (0 à 2 ans, Big Four et cabinet de conseil (transaction services)) : de 40 000 à 50 000 € brut par an ; Manager (plus de 6 ans, Big Four et cabinet de conseil (transaction services)) : de 70 000 à 100 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3300 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres administratifs, comptables et financiers (hors juristes) » gagnent plus de 3 200 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres administratifs, comptables et financiers (hors juristes) » gagnaient 5 053 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 170 €.

Le métier de conseiller en fusion-acquisition recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 8 880 recrutements de « Cadres administratifs, comptables et financiers (hors juristes) », dont 35 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 159 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME M1201, M1219. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conseiller en fusion-acquisition a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres des services administratifs, comptables et financiers » entre 2019 et 2030 : en hausse (+11 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (31 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conseiller en fusion-acquisition est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer beaucoup de tâches de ce métier (exposé, niveau 4 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 29 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.