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Services à la personne et à la collectivité · Action sociale, socio-éducative et socio-culturelle

Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation / conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation

Le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation suit des personnes condamnées pour les aider à se réinsérer dans la société et à éviter de recommencer.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 329 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu rencontres les personnes suivies en prison ou en liberté, tu évalues leur situation, tu les aides dans leurs démarches et tu informes le juge. Tu travailles avec des éducateurs, des soignants et des associations. Le métier est exigeant et demande du recul. Il faut de l'écoute, de l'empathie, de la fermeté, de l'organisation et de la discrétion.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Accompagnement en milieu fermé

Au sein d’une prison (milieu fermé), le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) accompagne les détenus ou les détenues dans le cadre d'un parcours d'exécution des peines. Il ou elle mène des entretiens avec ces personnes et propose, en fonction de chaque situation, des mesures d'aménagement de peine au juge ou à la juge. Le ou la CPIP se porte ainsi garant de l'individualisation des peines et de leur exécution, tout en facilitant l'accès aux dispositifs d'insertion et de droit commun.

Suivi en milieu ouvert

En milieu ouvert (peines restrictives ou privatives de liberté : semi-liberté, travail d'intérêt général, libération conditionnelle, placement sous surveillance électronique...), le CPIP intervient dans le cadre d'un mandat judiciaire et s'assure que les détenus ou les détenues respectent leurs obligations (travail, soins, indemnisation des victimes, etc.). Il ou elle suit les personnes durant leur mise à l’épreuve, en évaluant l'évolution de leur comportement, la prise de conscience de qu’elles ont commis, mais aussi leur projet de réinsertion. Le but ? Rendre compte des progrès constatés auprès des autorités judiciaires, et éventuellement adapter la peine initiale.

Aide à la réinsertion

En prison ou en milieu ouvert, le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation s'emploie à éviter la récidive des personnes, une fois libérées. En partenariat avec les surveillants ou les surveillantes de prison, les magistrats ou les magistrates, les professionnels ou les professionnelles de santé, ou encore les associations, le ou la CPIP travaille sur les conditions d'une réinsertion réussie durant toute la durée d'exécution de leur peine. Par exemple, en aidant les personnes à maintenir le contact avec leur famille, à chercher une formation, un emploi ou un logement.

Conditions de travail

Différents lieux d'exercice

Les conseillers ou les conseillères pénitentiaires d'insertion et de probation peuvent exercer en maison d'arrêt, en centrale ou en centre de détention. En milieu ouvert, ils ou elles reçoivent, systématiquement dans leur bureau, les personnes condamnées à des peines restrictives de liberté. Les CPIP peuvent aussi être affectés à un service administratif.

Au sein d'un SPIP

Les conseillers ou conseillères pénitentiaires d'insertion et de probation sont intégrés à un SPIP (Service pénitentiaire d'insertion et de probation) à compétence départementale, qui assure la cohérence entre la prise en charge et le suivi des condamnés ou des condamnées, qu'elles ou ils soient emprisonnés ou non. Les conseillers ou conseillères sont soumis au Code de la déontologie du service public pénitentiaire.

Un réseau de partenaires

Grâce à des actions en concertation étroite avec les autorités judiciaires, la direction des services pénitentiaires, les surveillants ou les surveillantes de la prison, mais aussi les institutions (logement, emploi, santé...), les collectivités territoriales, les associations, les réseaux d'employeurs, le ou la CPIP développe et coordonne tout un réseau de partenaires à même de faciliter la réinsertion ou la sortie de prison des condamnés ou des condamnées.

Statuts
fonctionnaire
Secteurs
Droit et justice, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conseiller, accompagner une personne
    • Accueillir, rassurer, orienter, informer une personne et son entourage
    • Animer, organiser et adapter son action éducative en fonction des besoins de la personne
    • Appliquer le projet socioéducatif avec la personne et lui proposer des axes d'adaptation en concertation avec l'équipe
    • Coconstruire avec la personne ou son représentant, un projet d'accompagnement à partir d'une analyse partagée de la situation
  • Accompagner le développement de l'autonomie d'une personne
    • Coconstruire et adapter le mode d'intervention socio-éducatif avec la personne accompagnée
    • Encourager l'autonomie dans les activités quotidiennes
    • Maintenir, favoriser le lien social de la personne
  • Réaliser un diagnostic sanitaire et social d'une personne
    • Contribuer à l'évaluation des activités éducatives
    • Evaluer régulièrement l'évolution de la personne accompagnée
    • Mener des actions de suivi social spécifiques
  • Favoriser l'entente, la collaboration
    • Communiquer avec l'entourage de la personne accompagnée
    • Communiquer efficacement avec l'équipe pour assurer la cohérence du travail
    • Favoriser la communication entre les différents intervenants
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Participer à des réunions d'équipes éducatives et institutionnelles
    • Utiliser les outils digitaux (communication, applications, objets connectés)
  • Développer et piloter un réseau d'organisations partenaires
    • Développer des partenariats avec d'autres structures éducatives
    • Développer des partenariats avec des entreprises ou institutions locales
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Collaborer avec des équipes multidisciplinaires
    • Evaluer le projet personnalisé avec la personne, son entourage et l'équipe
  • Collecter et analyser des données, des informations
    • Collecter les informations sur la situation d'un bénéficiaire
    • Traiter des informations sensibles

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Écoute et ouverture d'esprit

Pour exercer ce métier et accompagner efficacement des personnes aux parcours de vie complexes et difficiles, il faut aimer le contact, faire preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'un sens de l'écoute développé. Il faut aussi être animé d’une réelle volonté de comprendre, en profondeur et sans jugement, l’environnement social et la situation psychologique des individus.

Rigueur et recul

Pour pouvoir affronter des situations parfois extrêmes (difficultés psychologiques, sociales, violences, pulsions suicidaires...), les conseillers ou les conseillères doivent faire preuve de recul et de rigueur dans leurs propos et leur attitude, notamment lors d'entretiens avec des condamnés ou des condamnées exprimant une certaine violence (physique et/ou psychologique).

Travail en équipe

Les conseillers ou les conseillères pénitentiaires d'insertion et de probation ne travaillent pas seuls. Au sein d'un service d'insertion et de probation, ils échangent constamment avec leurs collègues, mais aussi avec le personnel de direction des établissements pénitentiaires et leurs équipes, avec les magistrats ou les magistrates, les personnels de santé, les associations de réinsertion, etc.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : chargé de dossiers judiciaires / chargée de dossiers judiciaires.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1207.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Carrières sociales, Licence Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives et Licence Histoire. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Moniteur éducateur (niveau bac), Titre professionnel Intervenant éducatif petite enfance (niveau bac) et Educateur spécialisé (bac + 3 ou 4).

Combien gagne-t-on comme conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2318 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Educateurs spécialisés et autres intervenants socio-éducatifs » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Educateurs spécialisés » gagnaient 2 779 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 436 €.

Le métier de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 24 160 recrutements de « Educateurs spécialisés et autres intervenants socio-éducatifs », dont 52 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 612 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1207. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de l’action sociale et de l’orientation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.