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Support à l'entreprise · Systèmes d'information et de télécommunication

Ingénieur télécoms et réseaux / ingénieure télécoms et réseaux

L'ingénieur télécoms et réseaux conçoit, installe et fait évoluer les réseaux de communication, comme internet, la fibre ou la téléphonie mobile.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 25 000 à 45 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 42 000 à 85 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
5 types, 589 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles chez un opérateur, un équipementier, un bureau d'études ou dans une grande entreprise. Tu étudies les besoins, tu choisis les équipements, tu déploies, tu supervises et tu résous les pannes avec des équipes techniques. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la réactivité et de l'esprit d'équipe. Tu alternes le bureau et le terrain.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Rechercher et développer

En R&D (recherche et développement), l'ingénieur ou l'ingénieure télécoms et réseaux expérimente de nouvelles technologies afin de rendre les techniques de communication toujours plus performantes dans la téléphonie fixe ou mobile, Internet, la fibre optique... Il ou elle crée des équipements ou services de télécommunications pour des applications diverses : téléphonie mobile, GPS, communication par satellite, radars... Il ou elle devient chef/fe de projet si ses missions comprennent de définir l'architecture globale d'un nouveau produit.

Installer et vendre

À l'interface entre les constructeurs de matériels et les utilisateurs, l'ingénieur/e met en place les réseaux de communication, il ou elle assure, par exemple, la mise en place de centraux téléphoniques ou le déploiement de la 5G. Objectif : organiser la circulation de l'information entre les différents services d'une entreprise ou entre l'entreprise et l'extérieur. Il ou elle adapte alors les matériels et les logiciels aux besoins de la société et étudie des solutions pour de nouveaux usages.

Chez les opérateurs de téléphonie, il ou elle peut occuper la fonction d'ingénieur/e d'affaires. Spécialiste du projet sur mesure, il ou elle détermine les besoins du client, les traduit en solutions techniques, établit un devis et assure le suivi de la réalisation du chantier.

Conditions de travail

Une variété de fonctions

Les conditions de travail sont très diverses selon la nature des tâches et le lieu où l'ingénieur/e télécoms et réseaux exerce (entreprises de télécoms, entreprises de services numériques, grandes entreprises et administrations possédant un réseau, équipementiers).

Les constructeurs et les opérateurs (Orange, Bouygues, etc.) encouragent la polyvalence et la mobilité fonctionnelle de leurs ingénieurs télécoms. Certains cadres sont ainsi réorientés vers des postes de commerciaux pour améliorer la force de vente de l'entreprise. Dans ce secteur sans frontières, la pratique courante de l'anglais et d'une autre langue est indispensable.

Au sein d'équipes pluridisciplinaires

Autonome, l'ingénieur ou l'ingénieure télécoms exerce de plus en plus au sein d'équipes pluridisciplinaires, avec des chercheurs en mathématiques, physique ou informatique... Avec des ordinateurs très puissants, dans un atelier de fabrication où fourmillent les circuits et les composants, ou chez les clients, il ou elle peut travailler sous pression. Il ne faut pas compter ses heures lorsqu'il s'agit de boucler un projet à temps.

Statuts
salarié
Secteurs
Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Informatique et réseaux

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir l'architecture d'un système, d'un réseau
    • Concevoir le design, les spécifications ou configurations d'un réseau télécoms
    • Construire un plan de développement réseau
  • Réduire l'empreinte environnementale de son activité
    • Evaluer et réduire l’empreinte environnementale des infrastructures et équipements
    • Intégrer les pratiques d’éco-conception et d’optimisation énergétique dans les projets télécoms
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Rédiger des documents d'ingénierie (rédaction des spécifications fonctionnelles et livrables techniques des solutions)
  • Paramétrer un logiciel, un outil, un système numérique
    • Accéder directement en écriture sur des machines et serveurs pour configurer
  • Déployer, intégrer un logiciel, un système d'informations, une application
    • Etablir le plan d'implémentation
  • Réaliser une analyse ou modélisation statistique de données
    • Modéliser et anticiper les usages réseaux
  • Mettre à jour un dossier, une base de données
    • Assurer la qualité et la mise à jour des bases de données techniques
  • Renseigner, mettre à jour une documentation technique
    • Assurer une veille en continu dans les technologies émergentes

Dans le ROME, ce métier compte 5 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Haut niveau de technicité

L'ingénieur ou l'ingénieure télécoms et réseaux possède une solide culture scientifique qu'il faut sans cesse mettre à jour pour s'adapter aux évolutions des technologies. Il ou elle maîtrise les techniques de pointe en microélectronique, informatique, optoélectronique, ainsi que les problématiques d'infrastructure, de câblage, de protocole et de sécurité. Il ou elle a une bonne connaissance des outils de gestion et d'administration ainsi que des systèmes d'exploitation. Les techniques de gestion et d'organisation de l'entreprise sont également nécessaires. Enfin, la pratique courante de l'anglais est indispensable.

Nouvelles compétences et qualités managériales

Aujourd'hui les ingénieurs en télécoms sont aussi formés à la cybersécurité, au big data (mégadonnées), au très haut débit, au numérique au sens large.

S'ils prennent en charge un projet dans son ensemble, des qualités de gestionnaire et de manager leur sont indispensables pour gérer à la fois les aspects techniques et les aspects financiers.

Sens du contact et adaptabilité

Rigoureux/se et méthodique, l'ingénieur/e doit faire preuve de réactivité pour s'adapter aux évolutions technologiques. Il ou elle a également une réelle aptitude à communiquer, pour s'adapter au développement d'équipes pluridisciplinaires (chercheurs, ingénieurs, techniciens, commerciaux, etc.) notamment.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche M1804.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur télécoms et réseaux ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Informatique et Licence Electronique, énergie électrique, automatique. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Chargé d'études de réseaux de télécommunications (bac + 2), Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité télécommunications (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'Ecole polytechnique universitaire de l'Université d'Aix-Marseille, spécialité Systèmes numériques (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur télécoms et réseaux ?

Repères d'études de rémunération publiées : Technicien (0 à 3 ans) : de 25 000 à 45 000 € brut par an ; Expert (7 à 12 ans) : de 42 000 à 85 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2900 et 3300 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique et télécom » gagnent plus de 3 100 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Ingénieurs et cadres des télécommunications » gagnaient 5 311 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 205 €.

Le métier d'ingénieur télécoms et réseaux recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 18 330 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique et télécom », dont 57 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 68 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME M1804. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur télécoms et réseaux a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs de l’informatique » entre 2019 et 2030 : en hausse (+26 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur télécoms et réseaux est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 20 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.