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Santé · Praticiens médicaux

Maïeuticien / sage-femme

Le ou la sage-femme suit la grossesse, fait naître les bébés et accompagne les jeunes parents avant et après l'accouchement.

En bref

Niveau d'études
bac + 6
Salaire du débutant
27 200 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
55 300 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 287 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu suis des femmes pendant leur grossesse, tu réalises des consultations, tu les prépares à l'accouchement et tu fais naître les bébés. Tu surveilles aussi la santé de la mère et du nouveau-né ensuite. Tu travailles à l'hôpital, en clinique ou en cabinet, avec des médecins et des auxiliaires de puériculture. Il faut de l'écoute, de l'empathie, du sang-froid dans les urgences et une bonne organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Assurer le suivi de grossesse jusqu'à l'accouchement

Le maïeuticien ou la sage-femme assure le suivi médical de la future mère et du fœtus, prépare le couple à l'accouchement et à la parentalité, fait appel, si besoin, à des médecins, des psychologues ou des travailleurs sociaux ou travailleuses sociales. À l'hôpital, il ou elle pratique 70 % des accouchements en autonomie (intervention d'un médecin en cas de césarienne ou de risque pour l'enfant) et contrôle la bonne santé et les réflexes du bébé avec un puériculteur ou une puéricultrice. En centre de PMI (protection maternelle et infantile) ou de planification familiale, son rôle est toujours informatif et préventif.

Assurer le suivi postnatal

Durant le mois après la naissance, le maïeuticien ou la sage-femme réalise un suivi complet : examens médicaux, repérage de vulnérabilités (vécu post-partum, lien mère-enfant, conduites à risques), allaitement, conseils d'hygiène et d'éducation à la santé, prescription et pratique de vaccinations, rééducation périnéo-sphinctérienne.

Assurer le suivi gynécologique

Le maïeuticien ou la sage-femme peut aussi suivre les jeunes filles et les femmes en bonne santé sur le plan gynécologique (frottis, contraception, avortement médicamenteux, dépistage de cancers ou d'infections, traitements...) et les oriente vers des médecins spécialistes en cas de pathologies.

Conditions de travail

L'activité libérale en progression

De plus en plus de maïeuticiens ou de sages-femmes adoptent le statut libéral ou cumulent une autre activité. L'exercice salarié en établissement de santé demeure le mode d'exercice majoritaire, mais, en proportion, il est de moins en moins fréquent car l'activité libérale se développe très rapidement, y compris chez les jeunes de la profession de moins de 30 ans.

En collaboration avec les médecins

En général, la journée (ou la nuit) comprend entre 8 et 12 heures de garde, le plus souvent avec un rythme intense en raison de l'affluence de patientes. Le travail se fait en étroite collaboration avec les gynécologues-obstétriciens ou obstétriciennes, les pédiatres et/ou les réanimateurs ou réanimatrices en cas de complication, de césarienne, de péridurale ou d'anesthésie générale.

Vers plus de responsabilités

Pour soulager les cabinets débordés des médecins gynécologues, le champ d'activité de la profession s'est élargi avec désormais un vrai rôle de diagnostic, de prévention et de prescription. Avec la généralisation de la péridurale, les maïeuticiens ou les sages-femmes participent au maniement de certains outils ou au dosage de médicaments (antalgiques, coagulants...).

Statuts
salarié, libéral, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Informer, accompagner un patient
    • Informer et conseiller des femmes en situation d'accouchement sous X
    • Informer et conseiller des femmes en situation d'interruption médicale de grossesse (IMG)
    • Informer et conseiller des femmes en situation d'interruption Volontaire de Grossesse (IVG)
    • Informer et conseiller des femmes en situation de procréation médicalement assistée
  • Procéder à des examens médicaux
    • Réaliser des échographies obstétricales
    • Réaliser des prélèvements biologiques (prise de sang, frottis, ...)
  • Prodiguer des soins médicaux
    • Procéder à un accouchement ou assister le médecin obstétricien
    • Réaliser les soins du post-partum et l'examen de naissance du nouveau-né
  • Assurer le suivi médical d'un patient
    • Identifier la demande du patient et rechercher les informations complémentaires dans le dossier médical
    • Pratiquer un suivi de grossesse
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Encourager la patiente à exprimer ses attentes et ses inquiétudes
  • Surveiller l'état de santé d'une personne
    • Préparer la parturiente pour l'accouchement et surveiller le rythme cardiaque foetal, la dilatation du col, l'état clinique...
  • Prodiguer des soins paramédicaux
    • Accompagner la patiente durant le travail de l'accouchement
  • Accompagner le développement de l'enfant
    • Conseiller la mère et le père sur les premiers gestes maternels ou paternels, les soins spécifiques et préconiser d'autres suivis médicaux ou psychologiques

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
Ce qu'en dit l'Onisep

Des savoirs et des savoir-faire étendus

Les maïeuticiens ou les sages-femmes disposent de connaissances et de compétences diverses : fondamentaux médicaux (anatomie, biologie, embryologie, pharmacologie, infectiologie...), savoirs en gynécologie, obstétrique, pédiatrie, santé publique et sciences humaines appliquées à la maternité et à la parentalité, soins généraux des adultes et des enfants, techniques de réanimation, surveillance et prise en charge (partielle en cas de pathologies) des femmes enceintes. En libéral ou à domicile, les interventions se déroulent sans équipe médicale et exige une solide expérience.

Sens du relationnel et grande stabilité émotionnelle

Les moments partagés avec les patientes et les futurs parents sont forts. Pédagogie et disponibilité sont des qualités nécessaires pour nouer une relation de confiance. Face à des situations difficiles (handicap à annoncer, complications de grossesse, décès...), il faut aussi savoir rassurer, prendre du recul et répondre avec pertinence aux interrogations et aux inquiétudes des parents.

Endurance

Une grande résistance physique et nerveuse est attendue, notamment à cause des horaires variables (gardes, travail de nuit et le week-end). Il faut pouvoir enchaîner les accouchements malgré la fatigue. Les responsabilités sont lourdes et le stress jamais loin.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : maïeuticien / sage-femme.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1104.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir maïeuticien ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 6. Sur Parcoursup, on y va notamment par : PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Sage-femme (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme maïeuticien ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2264 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet des « Infirmiers et sages-femmes » gagnent plus de 2 400 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Sages-femmes » gagnaient 4 219 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 675 €.

Le métier de maïeuticien recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 36 770 recrutements de « Infirmiers et sages-femmes », dont 60 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 85 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1104. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de maïeuticien a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Infirmiers et sages-femmes » entre 2019 et 2030 : en hausse (+18 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de maïeuticien est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.