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Services à la personne et à la collectivité · Défense, sécurité publique et secours

Pisteur secouriste / pisteuse secouriste

Le pisteur secouriste ou la pisteuse secouriste surveille les pistes d'une station de ski, sécurise les zones dangereuses et porte secours aux skieurs blessés.

En bref

Niveau d'études
autre formation
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
42 600 € brut par an
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu surveilles les pistes de ski, tu balises les zones dangereuses, tu prépares les pistes le matin et tu portes secours aux skieurs blessés. Tu donnes les premiers soins et tu organises l'évacuation. Tu peux aussi aider à déclencher des avalanches de manière contrôlée. Tu travailles en équipe, dehors dans le froid. Il faut de l'esprit d'équipe et de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Sécurité et prévention

Au sein du service des pistes de la station, le pisteur ou la pisteuse secouriste a en charge la sécurité sur les pistes et les secours sur tout le domaine skiable. Le matin, il ou elle parcourt les pistes de ski, vérifie ou remet en place les filets et les matelas de protection, les balises, et plante les panneaux pour signaler un danger. S'occuper de la prévention, c'est aussi vérifier le damage ou déclencher des avalanches préventives pour sécuriser le domaine. Lorsque la sécurité est garantie, le domaine est ouvert. Le soir, le pisteur ou la pisteuse ferme alors les pistes. Le pisteur ou la pisteuse secouriste option nordique est en charge de la prévention, de la sécurité, du balisage, de l'aménagement et du damage des pistes de fond et biathlon.

Conseils et secours

Le pisteur et la pisteuse secouriste accueillent, informent et conseillent les skieurs pour les orienter et éviter les accidents. Quand une personne se blesse, ils interviennent rapidement avec un traîneau ou une barquette. Tout en rassurant le blessé, il leur faut assurer les premiers secours, poser une attelle, procéder à l'évacuation ou participer à une évacuation téléportée. Parfois il leur faut rechercher une personne disparue sous une avalanche ou égarée sur le domaine skiable après la fermeture des pistes : des responsabilités importantes, quelles que soient les conditions météo.

Conditions de travail

La forme !

Le pisteur ou la pisteuse secouriste est en communion avec la montagne, ce qui n'est pas toujours facile. Les grands espaces, le soleil, le plaisir de la glisse disparaissent parfois dans le froid, le vent ou le brouillard. La journée d'un pisteur ou d'une pisteuse commence à l'aube avec la préparation des pistes et se termine le soir quand on est certain que tous les skieurs sont rentrés. Les journées de travail durent de 7 à 8 heures par jour, toujours avec le sourire pour aider les skieurs à profiter au mieux de leur séjour.

Disponibilité

Les stations ne fermant ni durant les week-end ni durant les vacances, des permanences doivent être assurées. La vie personnelle ou familiale du pisteur ou de la pisteuse secouriste doit alors s'adapter. Excepté dans les plus petites stations, le travail se fait en équipe. Le métier est saisonnier et les contrats sont souvent des CDD (contrat à durée déterminée). Il n'y a que dans les grandes stations d'altitude ouvertes été comme hiver, que le métier peut se pratiquer toute l'année.

Statuts
saisonnier
Secteurs
Sport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Déterminer les opérations de sécurisation ou de secours lors d'accident, de sinistres après évaluation des situations et des risques
    • Evaluer la situation, les risques et déterminer les actions d'assistance et de secours à personnes
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Identifier et évaluer les risques professionnels dans l'entreprise
  • Mener des opérations de secours
    • Appliquer les protocoles de premiers secours en cas d'urgence vitale
    • Assurer la protection des personnes en situation d'incident ou d'accident
    • Evacuer les personnes, les mettre en sécurité en cas d'accident, d'incendie et guider les secours
    • Evaluer rapidement l'état d'une victime pour déterminer les gestes de secours adaptés
  • Protéger des personnes et des biens
    • Assister et aider les personnes en attendant les secours
    • Identifier une zone d'accident, de sinistre et les modalités d'intervention nécessaires
    • Mettre en oeuvre des moyens de protection des personnes
    • Participer à l'élaboration et à la modification du Plan d'Organisation de la Surveillance et des Secours
  • Prodiguer les gestes de premiers secours en cas d'urgence
    • Assister et secourir des personnes victimes d'accident en milieu immergé ou hyperbare
    • Assurer les premiers secours
    • Organiser des opérations de secours en montagne
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler et utiliser les EPI et EPC
    • Contrôler un équipement ou matériel
    • Contrôler le fonctionnement d'un dispositif de sécurité
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Assurer une communication claire et efficace avec l'équipe
    • Communiquer efficacement avec la centrale de coordination
    • Communiquer efficacement les besoins et les urgences
  • Gérer une situation d'urgence
    • Appliquer des techniques de gestion du stress
    • Gérer le stress et prendre des décisions rapides en situation d'urgence
    • Participer à une action ou mission humanitaire
  • Réaliser une opération de maintenance
    • Effectuer la maintenance de premier niveau des outillages et des équipements
    • Assurer la maintenance du matériel de secours et du matériel de protection des pistes

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de contrôle de soi
  • Avoir le sens du service
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Bon niveau de ski

Les pisteurs et pisteuses secouristes maîtrisent les techniques de ski. Ils ou elles sont titulaires de la flèche ou du géant de vermeil, et ont réussi un test de ski alpin ou de ski nordique. La pratique d'une langue étrangère est un plus dans les stations touristiques.

Forme physique et sang-froid

L'exercice du métier pouvant se faire dans des conditions météo difficiles, une bonne condition physique est indispensable. Faire preuve de sang-froid, avoir un bon relationnel et le sens de la pédagogie pour rassurer des skieurs en difficulté ou secourir des personnes blessées ou en détresse est aussi indispensable.

Activité saisonnière

La plupart des pisteurs et pisteuses secouristes exerce une autre activité l'été, notamment dans le bâtiment, le sport (accompagnateur ou accompagnatrice en montagne, par exemple), l'agriculture, au service des pistes, dans le tourisme et le commerce.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 8 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1705, K1726.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir pisteur secouriste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : autre formation. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Opérateur en dépollution pyrotechnique (niveau bac), Titre professionnel Aide opérateur en dépollution pyrotechnique (niveau CAP) et Titre professionnel Responsable de chantier de dépollution pyrotechnique (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme pisteur secouriste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Agents de sécurité et de l'ordre public » gagnent plus de 2 500 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Agents de sécurité et de l'ordre public », « Cadres intermédiaires de la police et de l'armée ») gagnaient de 3 342 € à 3 955 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 733 € à 2 841 €.

Le métier de pisteur secouriste recrute-t-il ?

Le 2 octobre 2026, 193 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K1705, K1726.

Le métier de pisteur secouriste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Militaires, policiers, pompiers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+1 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de pisteur secouriste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.