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Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels

Technicien radioprotection / technicienne radioprotection

Le technicien radioprotection ou la technicienne radioprotection mesure et contrôle les rayonnements pour protéger les personnes qui travaillent avec des sources radioactives.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
24 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
41 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 70 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu fais des mesures dans les zones de travail, tu contrôles les équipements, tu rédiges des consignes, tu formes les équipes et tu veilles à l'application des règles, à l'hôpital, en centrale ou en laboratoire. Ce métier demande l'esprit d'équipe, le sens de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Analyser et faire respecter les réglementations

Sur les sites (industries et centrales nucléaires, entreprises sous-traitantes du nucléaire, services de médecine nucléaire des hôpitaux...) présentant des risques d'exposition aux radiations, le technicien ou la technicienne en radioprotection analyse chaque environnement et situation et vérifie l'application des règles et procédures de radioprotection sur les matériels et les personnes.

Mesurer et contrôler

Il ou elle effectue différents types de mesures radiologiques, vérifie l'étalonnage (différences entre grandeurs d'entrée et de sortie par rapport à des mesures prédéfinies) des appareils de mesure, assure leur suivi et leurs contrôles réglementaires. Évaluation des risques, surveillance des rejets (liquides et gazeux) des installations et révision de la signalisation au sein des sites font également partie des missions de ce professionnel comme de cette professionnelle, afin de préserver les salariés.

Sécuriser et prévenir

Veillant à la sécurité des personnes intervenant sur sites potentiellement dangereux, les techniciens en radioprotection mettent en place des mesures de prévention adaptées à chaque environnement. Grâce à des instruments de mesure spécifiques (dosimètres), ils s'assurent que les doses radioactives, règlementairement admises, auxquelles s'exposent les personnels ne sont pas dépassées. Conseillers en matière de sécurité, ils informent et peuvent former les intervenants sur sites.

Conditions de travail

Des déplacements

Très mobile, le technicien ou la technicienne en radioprotection intervient dans les centrales et leur périphérie, sur les chantiers de traitement et de stockage des déchets nucléaires, et dans certains hôpitaux possédant un service de médecine nucléaire. Il ou elle peut aussi travailler sur des chantiers de démantèlement.

Se protéger pour protéger les autres

Son activité l'exposant à des rayons ionisants (émission d'énergie et/ou de faisceau de particules), le technicien ou la technicienne en radioprotection doit porter un équipement adapté : combinaison, masque, casque, gants, bottes, lunettes... avant de se rendre sur un site radioactif. Il est également nécessaire qu'il ou elle applique des procédures de décontamination en passant dans des sas spécifiques.

Avec des horaires d'astreinte

Les techniciens radioprotection doivent être disponibles pour réagir en cas d'anomalie ou d'incident. Une astreinte est organisée dans les centrales nucléaires pour assurer une présence à tout moment, la nuit et les week-end compris.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Analyser et prévenir les risques
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Mettre en oeuvre les procédures d'alerte des secours et les autres mesures prédéfinies en cas d'incident
    • Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
  • Définir et mettre en oeuvre des protocoles de sécurité
    • Collaborer avec les équipes pour renforcer la culture de sécurité
    • Proposer des solutions pour améliorer la sécurité au travail
    • Mettre en place des protocoles de sécurité
  • Elaborer des actions ou des règles de prévention
    • Optimiser les processus pour réduire les risques environnementaux
    • Elaborer des stratégies de réduction des expositions
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler des zones à risque radiologique
    • Surveiller et réguler des équipements de production d'énergie nécessitant une habilitation pour la conduite de centrale nucléaire (SN2, SN3, etc.)
  • Concevoir des supports de formation
    • Organiser des formations sur les équipements de sécurité
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Réaliser des relevés, mesures, prélèvements, identifier des écarts (taux, seuil, ...) et préconiser des mesures correctives

Dans le ROME, ce métier compte 6 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur et veille technologique

Toujours en évolution, le secteur nucléaire exige une mise à jour régulière des connaissances technologiques, notamment concernant les procédés, les normes de sécurité, les installations et les risques radiologiques.

Sens des responsabilités

Le sens des responsabilités est primordial pour ce métier qui garantit la sécurité des personnes. Goût pour le travail en autonomie ou en équipe, bonne résistance au stress... sont nécessaires pour exercer.

Bon relationnel

Pédagogue, le technicien ou la technicienne en radioprotection l'est aussi pour échanger avec ses collègues et les personnels sur sites, ou encore pour les sensibiliser et les former aux consignes de sécurité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1303, H1309.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien radioprotection ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Mesures physiques, BUT Métiers de la Transition et de l'Efficacité Énergétiques et BUT Hygiène Sécurité Environnement. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Métiers de l'eau (bac + 2), DEUST Technicien en environnement et déchets (bac + 2) et Titre professionnel Technicien de traitement des eaux (niveau bac). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BUT Mesures physiques) a un taux d'accès médian de 88 %.

Combien gagne-t-on comme technicien radioprotection ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2000 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Techniciens et agents de maîtrise en intervention technique en Hygiène Sécurité Environnement -HSE industriel et protection du patrimoine naturel » gagnent plus de 2 201 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement », « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement ») gagnaient de 3 272 € à 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 848 € à 3 741 €.

Le métier de technicien radioprotection recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 2 880 recrutements de « Techniciens et agents de maîtrise en intervention technique en Hygiène Sécurité Environnement -HSE industriel et protection du patrimoine naturel », dont 41 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 277 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME H1303, H1309. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien radioprotection a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en hausse (+10 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien radioprotection est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de technicien radioprotection est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.