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Industrie · Mécanique, travail des métaux et outillage

Affûteur / affûteuse

Il ou elle aiguise et entretient les lames et outils de coupe d'une scierie.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
Par un métier proche

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu contrôles l'état des scies, tu les affûtes sur des machines, tu les règles et tu les remplaces quand c'est nécessaire. Tu travailles dans un atelier de scierie, avec les scieurs et les mécaniciens, en respectant des règles de sécurité strictes. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Entretenir les outils

Scies circulaires, à ruban, alternatives, couteaux pour broyeurs, rabots... l'affûteur ou l'affûteuse entretient et répare toutes les lames de l'atelier. Pour cela, il ou elle prend en compte les caractéristiques des bois à scier. Les lames sont préparées différemment en fonction du type de bois et de sa dureté ; les profils de denture varient selon que l'on débite des résineux ou des feuillus. C'est un travail minutieux. Les lames doivent être réaffûtées régulièrement à quelques heures d'intervalle.

Prévenir les incidents

L'affûteur ou l'affûteuse commence par regarder la lame pour repérer une éventuelle bosse ou une dent abîmée. Il ou elle réalise ensuite diverses opérations : le planage (martelage de la lame), le tensionnage (pour rendre rigide une lame), le dressage (pour maintenir le dos d'une lame droit), l'avoyage (l'inclinaison de la denture) et l'affûtage.

Maîtriser les technologies

L'affûteur ou l'affûteuse traque les signes de faiblesse des outils de coupe, de plus en plus automatisés, optimise le réglage des machines et intervient avant que les lames ne s'abîment en utilisant différentes machines comme l'affûteuse circulaire sous arrosage d'huile pour empêcher la lame de chauffer. En plus de ses compétences en mécanique, il ou elle doit savoir utiliser l'outil informatique qui assiste les machines.

Conditions de travail

Autonome dans un atelier

À l'écart de l'atelier général de coupe et de production, l'affûteur ou l'affûteuse dispose en général de son propre atelier. Dans les grandes structures, il ou elle se consacre uniquement à sa tâche d'affûteur ou l'affûteuse. Si le parc de machines est important, il ou elle peut travailler en équipe.

Un flux de travail

Les lames doivent être affûtées plusieurs fois par jour. Selon le cas, le travail sur une lame peut prendre de 20 à 60 minutes. Dans une scierie importante, si l'affûteur ou l'affûteuse peut voir passer 20 à 30 scies circulaires dans la journée, son travail est rarement répétitif car il ou elle utilise différents outils, différents types de lames et met en oeuvre différentes réparations, etc.

Dans une atmosphère bruyante

L'atelier de l'affûteur ou de l'affûteuse est situé généralement à quelques mètres des machines, qui génèrent un haut niveau sonore. Aussi a-t-il et a-t-elle à sa disposition un équipement adapté : casque antibruit, bouchons d'oreilles, lunettes de protection, gants anticoupures et chaussures de sécurité. Le respect de la sécurité étant une priorité pour lui ou elle et son équipe.

Statuts
salarié
Secteurs
Filière bois

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Déterminer le processus de fabrication mécanique retenu (enlèvement, déformation, …)
    • Proposer des solutions techniques adaptées
  • Réaliser la finition d'un produit, d'un article, d'un ouvrage
    • Réaliser une opération de brochage
    • Réaliser une opération de rectification, ébavurage, rodage
  • Respecter des règles, des consignes, normes et procédures opérationnelles
    • Respecter des procédures, modes opératoires et instructions
    • Respecter les normes qualité
  • Comprendre, interpréter des données et documents techniques
    • Lire et interpréter des données et documents techniques, au besoin en anglais
  • Créer un dessin technique, un plan, ou une carte
    • Réaliser des dessins, des gabarits et des cotations de pièces, outils
  • Renseigner, mettre à jour une documentation technique
    • Renseigner les supports qualité et de suivi de production
  • Concevoir, améliorer un équipement, une machine, une installation
    • Adapter des outillages de maintien, de serrage et de porte-pièces
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Préparer la zone de travail et les moyens nécessaires à l'activité

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Une grande réactivité

En cas de panne, l'affûteur ou l'affûteuse intervient rapidement et efficacement pour empêcher l'interruption totale de la chaîne de production. Son attention est en permanence sollicitée. Concentration, précision et sang-froid sont donc des qualités essentielles pour l'exercice de cette profession.

De multiples connaissances

En plus des connaissances propres à sa technique, l'affûteur ou l'affûteuse doit connaître les différents types de bois travaillés car ils ne réagissent pas de la même façon à la coupe. Il ou elle maîtrise également les différents types de coupes et tous les outils utilisés dans la scierie. Sa curiosité des nouvelles techniques lui permet de se former lorsqu'une nouvelle machine arrive.

En route vers l'autonomie

Avec l'expérience, ce technicien ou cette technicienne développe ses compétences et approfondit sa connaissance du fonctionnement des machines, ce qui lui permet de devenir progressivement totalement autonome. Capable d'évaluer les réparations à réaliser sur une machine et la durée de son intervention, il ou elle occupe un poste important au sein d'une scierie. Plusieurs contre-indications médicales limitent l'accès au métier : une déficience auditive, le diabète et l'asthme.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H2903.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir affûteur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Décolletage : opérateur régleur en décolletage (niveau CAP), Bac pro Technicien modeleur (niveau bac) et Titre professionnel Fraiseur d'outillages en usinage conventionnel et numérique (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme affûteur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois, mais souvent, le salaire est supérieur, compte tenu du faible nombre de candidats pour un poste et du faible nombre de jeunes se formant à ce métier. La moitié des salariés à temps complet des « Ouvriers qualifiés en conduite d'équipement d'usinage » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers non qualifiés métallerie, serrurerie, montage », « Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal », « Monteurs, ajusteurs et autres ouvriers qualifiés de la mécanique », « Ouvriers qualifiés travaillant par enlèvement de métal ») gagnaient de 2 288 € à 2 730 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 115 € à 2 432 €.

Le métier d'affûteur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 5 450 recrutements de « Ouvriers qualifiés en conduite d'équipement d'usinage », dont 80 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 4 991 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H2903. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'affûteur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés travaillant par enlèvement de métal » entre 2019 et 2030 : en baisse (-11 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (38 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'affûteur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.