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Santé · Professionnels médico-techniques

Ambulancier / ambulancière

Il ou elle transporte des patients vers un hôpital ou un lieu de soins en les surveillant et en les rassurant.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
25 600 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu conduis l'ambulance ou le véhicule sanitaire, tu installes le patient, tu lui apportes les premiers gestes de soutien et tu travailles avec les soignants. Tu travailles en équipe, en horaires variables, avec des personnes âgées ou malades. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'écoute et de l'empathie, de la rigueur et de la réactivité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Transporter en toute sécurité

L'ambulancier ou ambulancière emmène des patients, des blessés légers, des personnes handicapées ou âgées... à des rendez-vous dans des cabinets médicaux, des hôpitaux, des cliniques ou des maisons de retraite, et, le cas échéant, les ramène ensuite chez eux. Il ou elle doit veiller à leur sécurité, durant toute la durée du trajet. En amont, il ou elle s'informe sur l'état du patient à transporter, sur le degré d'urgence de la demande, les horaires du rendez-vous, les adresses de départ et d'arrivée...

Au service du malade

Au départ, l'ambulancier ou ambulancière aide le patient à monter dans le véhicule, l'installe en toute sécurité, et charge ses éventuelles affaires personnelles ou équipements spécifiques (fauteuil roulant, déambulateur, béquilles...), ainsi que les perfusions, l'oxygène, etc. Durant le trajet, il ou elle veille à son confort et à son état de santé, et le rassure. Il ou elle peut intervenir, si besoin, pour apporter les premiers secours.

Entretien et administratif

Il ou elle peut également s’occuper de l'entretien du véhicule (état des pneus, niveau d'huile...) et de la stérilisation du matériel à bord (brancard, sangles...). Enfin, le métier peut comprendre des tâches administratives, d’autant lorsqu’on est à son compte : factures, envois auprès de la sécurité sociale, encaissement, par exemple.

Conditions de travail

Toujours par deux

L’équipage d’une ambulance est constitué d’au moins deux personnes : soit deux titulaires du DE (diplôme d'État) d’ambulancier, soit un titulaire du DE et un auxiliaire ambulancier. De même, à bord d’un VSL (véhicule sanitaire léger), il faut au moins un titulaire du DE d’ambulancier ou un auxiliaire ambulancier. Ces différents professionnels assurent aussi bien les premiers soins aux personnes que la conduite de véhicules.

Des horaires irréguliers

Les horaires de travail sont irréguliers, avec des prises en charge qui s'effectuent aussi bien en journée que la nuit, les week-ends et les jours fériés. Dans un service d'urgences, la permanence s'effectue à plusieurs, par roulement, chaque équipe étant relevée toutes les 24 heures.

Station assise prolongée

Le travail d'ambulancier ou d’ambulancière comporte de longues périodes en position assise dans le véhicule. Lorsque les trajets s'effectuent en ville, il faut gérer la fatigue et le stress liés aux conditions de circulation, mais aussi aux intempéries.

Statuts
indépendant, salarié, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Logistique et transport, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Gérer les stocks
    • Assurer le suivi des stocks en temps réel
    • Définir des besoins en approvisionnement
    • Prendre en compte les dates de péremption des fournitures
  • Transporter des passagers
    • Installer le patient dans le véhicule sanitaire
    • Procéder au brancardage d'un patient
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Communiquer avec l'entourage de la personne transportée
    • Etablir une relation professionnelle de confiance et faciliter la communication avec la personne transportée
  • Aider la personne
    • Contribuer au bien-être physique d'une personne
  • Surveiller l'état de santé d'une personne
    • Evaluer rapidement les besoins médicaux des patients, assurer leur surveillance et rapporter les changements et évolutions
  • Informer, accompagner un patient
    • Encourager les patients à exprimer leurs inquiétudes et questions
  • Réaliser un accompagnement psychologique
    • Contribuer au bien-être psychologique d'une personne
  • Prodiguer des soins médicaux
    • Prodiguer les gestes professionnels appropriés ou dictés par le médecin

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Rapide mais avec prudence

L'ambulancier ou ambulancière sait conduire rapidement... toujours dans le respect du code de la route. La sécurité étant la priorité pendant les trajets, il faut rester attentif et vigilant sur la route, de jour comme de nuit. La concentration et les sens des responsabilités s'imposent.

Calme et bienveillance

Quels que soient l'âge et la situation des patients, la bienveillance, le calme et l'écoute sont indispensables pour exercer. Savoir rassurer avec patience les personnes prises en charge en gardant son calme en cas d'imprévu ou d'urgence est essentiel pour exercer.

Une santé à toute épreuve

Impossible d'être ambulancier ou ambulancière sans posséder une solide résistance physique et mentale pour gérer des horaires exigeants, jour et nuit, et porter des charges lourdes. La conduite par tous les temps nécessite également une réelle endurance. Une visite médicale d'aptitude, assurée par un médecin agréé par la préfecture, et renouvelable tous les 5 ans, est donc obligatoire.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : ambulancier urgentiste / ambulancière urgentiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1305.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ambulancier ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ambulancier (niveau CAP) et Brancardier (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme ambulancier ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet des « Conducteurs de véhicules légers » gagnent plus de 1 860 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Conducteurs de véhicules légers » gagnaient 2 121 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 092 €.

Le métier d'ambulancier recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 840 recrutements de « Conducteurs de véhicules légers », dont 53 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 476 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1305. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ambulancier a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Conducteurs de véhicules » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+2 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (34 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ambulancier est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.