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Transport et Logistique · Personnel de conduite du transport routier

Chauffeur de taxi / chauffeuse de taxi

Il ou elle conduit des clients d'un point à un autre et les accueille avec sérieux.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
25 600 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prends en charge les clients, tu choisis le bon itinéraire, tu les aides avec leurs bagages, tu encaisses et tu respectes le code de la route. Tu travailles en véhicule, en indépendant ou pour une société, avec des horaires variables, parfois la nuit. Pour t'y sentir bien, il te faut de la rigueur, de la réactivité et du sens du service.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Conduire la clientèle

Le chauffeur ou la chauffeuse de taxi doit conduire les passagers et les passagères d'un endroit à un autre dans les meilleures conditions possibles. Pour travailler de façon rentable, il lui faut définir une stratégie : se poster au bon endroit (gare, aéroport, boîte de nuit, musée...), au bon moment, en tenant compte du trafic, et jongler avec les suppléments ou les itinéraires.

Pas question non plus de s'égarer ou de se tromper de tarif. Pour cela, le chauffeur ou la chauffeuse dispose de toute une panoplie d'outils : compteur horo-kilométrique (ou taximètre), terminal de paiement, téléphone mobile, système de communication, d'information trafic et de guidage par satellite. Sa voiture est un véritable bureau ambulant.

Diversifier ses prestations

Face au développement des transports en commun, le chauffeur ou la chauffeuse de taxi fidélise sa clientèle en lui offrant des services variés. Par exemple, en tant que taxi conventionné, il ou elle peut transporter des personnes handicapées ou des malades « assis ». Les sociétés répondant à des exigences techniques très strictes sont autorisées à transporter des produits sanguins et des organes. Autre possibilité : l'assistance et le rapatriement de personnes à la demande de compagnies d'assurances. Le transport rapide de colis est, quant à lui, restreint en termes de chiffre d'affaires, afin de limiter la concurrence aux transporteurs. Certains chauffeurs ou chauffeuses de taxi proposent des circuits touristiques à la découverte d'un site ou d'une ville.

Conditions de travail

Un planning réglementé

La profession est très réglementée : nombre d'heures de travail, tarifs (qui peuvent néanmoins varier suivant les régions et le type de course), autorisation de stationnement rattachée à un secteur géographique, etc.

Disponibilité et stress

L'exercice de la profession est difficile et fatigant. Les plages de travail incluent les dimanches et jours fériés, parfois la nuit... Concurrence, stress, embouteillages et clientèle parfois exigeante constituent le lot quotidien du chauffeur ou de la chauffeuse de taxi.

Un métier, trois statuts

Les conditions d'exercice diffèrent selon le statut choisi : artisan ou artisane, salarié ou salariée ou encore locataire. L'artisan ou l'artisane peut acheter une autorisation de stationnement en mairie (délai d'attente jusqu'à 9 ou 10 ans) ou une licence (très coûteuse) à un chauffeur ou une chauffeuse de taxi. Le salarié ou la salariée reconduit chaque jour le véhicule au garage. Il ou elle perçoit un fixe journalier et un pourcentage de la recette. Le ou la locataire exploite un véhicule qui appartient à une société ayant une autorisation de stationnement. C'est un travailleur indépendant ou une travailleuse indépendante.

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Logistique et transport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des équipements de navigation (GPS professionnel, applications mobiles)
    • Utiliser les aides à la conduite
  • Entretenir un véhicule
    • Assurer la maintenance de premier niveau du véhicule
    • Assurer la propreté intérieure du véhicule
  • Conduire un véhicule routier
    • Analyser les conditions de circulation et adapter la conduite
    • Conduire un véhicule léger
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Communiquer efficacement avec les passagers et/ou leur accompagnateur
    • Maintenir une communication claire et professionnelle
  • Respecter la confidentialité des informations
    • Assurer la confidentialité des échanges et informations
    • Assurer la confidentialité et la discrétion concernant les passagers
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Surveiller et réguler la climatisation et le chauffage à bord
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Effectuer des vérifications de sécurité avant le départ
  • Transporter des passagers
    • Conduire au moyen de minibus ou voiture, des passagers sur une piste aéroportuaire

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
  • Avoir le sens du service
Ce qu'en dit l'Onisep

Calme et patience !

Aimer conduire et rester zen quel que soit l'état de la circulation sont deux conditions essentielles pour exercer ce métier. Un chauffeur ou une chauffeuse de taxi qui double de façon intempestive ou passe ses nerfs sur ses clients ou ses clientes ne travaillera pas longtemps. À éviter également : le coup de frein brutal ou la cigarette au volant. Une tenue de route impeccable va de pair avec un sens aigu du contact.

Priorité à la sécurité

Ponctualité, courtoisie et même psychologie valorisent le service rendu. Parler une langue étrangère peut également se révéler très utile. La recette du succès : un sourire constant, une santé de fer et une attention soutenue. Car la priorité du conducteur ou de la conductrice reste la sécurité.

Sens pratique de rigueur

Ce professionnel ou cette professionnelle de la route s'adapte au trafic, détermine le meilleur itinéraire, anticipe les petits problèmes mécaniques, et sait même prodiguer des soins de premiers secours. Des rudiments en gestion se révèlent nécessaires pour s'y retrouver entre les tarifs de jour et de nuit, les longs trajets et les petites courses, les prises en charge majorées, ou de cinquième passager.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : chauffeur de taxi / chauffeuse de taxi.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Entreprendre, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche N4102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chauffeur de taxi ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Agent d’assistance PMR dans les aéroports (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme chauffeur de taxi ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Conducteurs de véhicules légers » gagnent plus de 1 860 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Conducteurs de véhicules légers » gagnaient 2 121 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 092 €.

Le métier de chauffeur de taxi recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 840 recrutements de « Conducteurs de véhicules légers », dont 53 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 172 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME N4102. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chauffeur de taxi a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Conducteurs de véhicules » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+2 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (34 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chauffeur de taxi est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.