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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Production

Aquaculteur / aquacultrice

Il ou elle élève des poissons, des coquillages ou des crustacés dans des bassins ou en mer.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Accès
Ouvert, concours possible
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 9 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu nourris les animaux, tu contrôles la qualité de l'eau, tu observes leur croissance, tu fais des soins et tu prépares les récoltes. Tu travailles dehors et en bassin, en équipe, avec des règles d'hygiène et de protection de l'environnement. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la souplesse face aux imprévus.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Petit poisson deviendra grand

Quelle que soit sa spécialité, l'aquaculteur ou l'aquacultrice commence par se fournir en « œufs ». Il ou elle capte le naissain (tout petit coquillage) ou l'alevin (bébé poisson) en milieu naturel. Il lui est aussi possible de les acheter dans des fermes aquacoles ou encore de les produire. Leur développement s'accompagne en pilotant diverses opérations (tri, calibrage, choix de l'alimentation).

Un métier technique

Pieds et mains dans l'eau, ce ou cette spécialiste est aussi un technicien ou une technicienne, ayant acquis des connaissances en biologie et maîtrisant la réglementation en vigueur. Une réglementation très stricte. En salmoniculture, par exemple, l'aquaculteur ou l'aquacultrice doit effectuer lui-même la fécondation artificielle des poissons. D'une manière plus générale, il est indispensable de contribuer à la bonne santé de ses petits poissons, crustacés ou coquillages, en soignant la qualité de leur eau et de leur alimentation. Le ou la responsable d'élevage manage ses équipes (formation, organisation et contrôle du travail réalisé).

Arrivées à maturité (parfois au bout de 3 ans), les espèces sont conditionnées et prêtes à être vendues aux poissonneries, restaurants, entreprises de restauration collective etc.

Conditions de travail

En plein air ou à l'abri

Selon sa spécialité, l'aquaculteur ou l'aquacultrice travaille en extérieur (avec des aléas climatiques) ou en intérieur (dans une ferme aquacole ou dans une écloserie). Lorsque le bassin se situe en pleine mer, les conditions de travail se rapprochent de celles des pêcheurs. Il faut parfois être titulaire d'un certificat de plongée professionnelle.

Il ou elle peut travailler dans une entreprise aquacole de taille modeste (familiale ou individuelle) ou dans une ferme dépendant de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).

Des pics d'activité

L'aquaculteur ou l'aquacultrice travaille en toute autonomie. Pour surveiller certains élevages et intervenir rapidement en cas de problème, le personnel se relaie 24 heures sur 24 autour des bassins. Quant aux horaires, ils sont parfois calés sur ceux des marées. Repas de fêtes oblige, le travail s'intensifie à l'approche de la fin d'année.

Des outils modernes

Si le métier reste dur physiquement, les nouvelles technologies (grues hydrauliques, navires amphibies, calibrage informatisé) ont amélioré la situation. L'aquaculture répond de plus en plus à des objectifs de gestion durable (pour le traitement des eaux), et des labels sont apparus (bio, Label rouge, etc.).

Statuts
salarié, indépendant
Secteurs
Agriculture

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Collecter des produits, des matériaux, des matières premières
    • Récolter le produit d'un élevage
    • Récolter les produits de la mer
  • Entretenir un élevage animal
    • Planifier les cycles de reproduction
    • Surveiller la croissance des animaux aquatiques
  • Réaliser une opération de maintenance
    • Effectuer la maintenance de premier niveau des outillages et des équipements
    • Maintenir les systèmes de filtration et d'aération en état de fonctionnement
  • Transmettre une technique, un savoir-faire
    • Former le personnel aux techniques aquacoles spécifiques
  • Favoriser une alimentation animale équilibrée
    • Déterminer les rations alimentaires selon les besoins physiques et physiologiques des animaux
  • Procéder à des examens médicaux sur des animaux
    • Réaliser la reproduction artificielle d'une espèce animale
  • Prendre soin d'un animal
    • Surveiller la croissance et la santé des poissons
  • Réaliser des marquages
    • Assurer la traçabilité des produits aquacoles

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Santé et motivation

Ne pas craindre de travailler dans un milieu humide est essentiel. Mais il faut aussi pouvoir compter sur une bonne santé (surtout pour les activités en plein air) et ne pas se décourager facilement. Se montrer habile en bricolage, être à l'aise avec un ordinateur, savoir gérer des comptes peut également aider. Enfin, la patience est indispensable quand on sait qu'il faut 3 ans pour faire grossir une huître !

Un esprit curieux

Le plus confortable : travailler dans une ferme marine ou pour un organisme de recherche et d'assistance technique. Selon les postes, des connaissances scientifiques et biologiques peuvent être exigées pour créer des produits et renouveler les méthodes de travail. Maîtriser les techniques et les circuits de distribution permet de s'adapter aux besoins du marché.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 9 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1404.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir aquaculteur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Aquaculture et DEUST Technicien de la mer et du littoral. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Maritime de Conchyliculture (niveau CAP), Bac pro Conduite de productions aquacoles (niveau bac) et Bac pro Cultures Marines (niveau bac). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Aquaculture) a un taux d'accès médian de 85 %.

Combien gagne-t-on comme aquaculteur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Pêcheurs, aquaculteurs salariés » gagnaient 2 282 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 144 €.

Le métier d'aquaculteur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 5 020 recrutements de « Pêcheurs et aquaculteurs », dont 59 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 88 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME A1404. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'aquaculteur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'aquaculteur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.