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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Bio-informaticien / bio-informaticienne

Il ou elle utilise l'informatique pour analyser de grandes quantités de données en biologie et en santé.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu écris des programmes, tu traites des données de séquençage, tu construis des outils pour les chercheurs et tu aides à comprendre des maladies ou des espèces. Tu travailles dans un laboratoire ou une entreprise, sur ordinateur, avec des biologistes et des informaticiens. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, des idées à proposer et de la créativité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Informatiser le vivant

Grâce au bio-informaticien ou la bio-informaticienne et à la puissance de calcul de son ordinateur, les milliards de données produites par l'organisation des gènes peuvent être exploitées, analysées et comparées par les chercheurs ou des chercheuses en biologie. Les enjeux sont importants : découverte de nouveaux traitements, amélioration des espèces, préservation de la biodiversité, contrôle qualité dans l'agro-industrie et l'environnement, etc.

Modéliser les données

Que ce soit pour modéliser des structures de protéines ou annoter des génomes, l'outil informatique est indispensable. C'est le bio-informaticien ou la bio-informaticienne qui se charge de créer les logiciels et les bases de données recueillant les informations issues du vivant.

Programmer et analyser

Des spécialisations du métier émergent. Soit dans le développement d'outils informatiques et statistiques : programmation, création et gestion de bases de données, interfaçage homme-machine. Soit dans l'utilisation de ces outils à des fins d'analyse, par exemple pour identifier la fonction de gènes ou modéliser des processus biologiques.

Conditions de travail

Recherche ou industrie

Cet analyste du vivant exerce, en tant qu'ingénieur ou ingénieure ou comme chercheur ou chercheuse, dans des organismes de recherche (CNRS, Inserm, Inria, Inra, Institut Pasteur...), dans les grands groupes pharmaceutiques et agroalimentaires, dans les sociétés de biotechnologies, sur les plateaux techniques des génopôles, ainsi que dans des sociétés de bio-informatique et de conseil informatique. Les applications sont nombreuses : génomique, protéomique, pharmacologie, épidémiologie, amélioration des espèces végétales et animales, immunologie, neurobiologie, biologie du développement.

Au sein d'une équipe

Le bio-informaticien ou la bio-informaticienne travaille au côté de biologistes ou de médecins, d'informaticiens ou d'informaticiennes et de biostatisticiens ou de biostatisticiennes. Créant des applications dans des domaines très évolutifs, il ou elle entretient un dialogue permanent avec les membres de l'équipe de recherche, ainsi qu'avec des partenaires de la recherche publique et privée.

Les chercheurs ou les chercheuses en bio-informatique publient des articles, au même titre que dans d'autres spécialités.

Statuts
salarié
Secteurs
Industrie alimentaire, Industrie chimique, Informatique et réseaux, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des projets de recherche
    • Concevoir, conduire et vérifier des travaux d'analyse en laboratoire dans le respect des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL)
    • Participer à des projets de recherche appliquée
    • Planifier et suivre les projets de R&D en respectant les délais et les budgets
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Réaliser le dossier de prototype et de définition
    • Superviser la production de prototypes pour tests et validation
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser des logiciels spécialisés pour l'analyse des données
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations avec les autres départements
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Traduire les demandes de l'entreprise en solutions techniques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser une étude de brevetabilité
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Déterminer des axes d'évolution technologiques

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 8 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Polyvalence et rigueur

Le bio-informaticien ou la bio-informaticienne n'est pas un ou une biologiste avec un vernis informatique ou un informaticien ou une informaticienne possédant une teinture en biologie. Véritable spécialiste des deux domaines il ou elle est, le plus souvent, biologiste ou biochimiste avec une seconde compétence en bio-informatique. On rencontre également des informaticiens ou des informaticiennes formés ou formées à la biologie.

Ouverture et réactivité

Parlant le même langage que les chercheurs et les chercheuses en biologie, le bio-informaticien ou la bio-informaticienne sait décrypter leurs attentes et les traduire sur le plan informatique. Il faut suivre le rythme et les orientations des expérimentations, ce qui demande beaucoup d'adaptabilité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 1 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : bioinformaticien / bioinformaticienne.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir bio-informaticien ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace de l’Université de Mulhouse, spécialité Textile et Fibres (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité mathématiques appliquées et mécanique (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité électronique (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme bio-informaticien ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1944 euros brut par mois, pour un ingénieur d'études classe normale au 1er échelon, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 4 747 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 3 741 € à 3 907 €.

Le métier de bio-informaticien recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 588 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de bio-informaticien a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de bio-informaticien est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 36 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.