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Services à la personne et à la collectivité · Propreté et environnement urbain

Chef de station de traitement des eaux / cheffe de station de traitement des eaux

Le chef de station de traitement des eaux ou la cheffe de station de traitement des eaux dirige l'équipe qui rend l'eau potable ou nettoie les eaux usées avant leur retour dans la nature.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
22 800 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
62 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
6 types, 579 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu surveilles le fonctionnement des bassins, des pompes et des appareils de mesure, tu organises la maintenance et tu contrôles la qualité de l'eau. Tu diriges les techniciens et tu réponds aux exigences de l'administration et de la santé publique. Le travail se fait dehors et au laboratoire. Il faut de la rigueur, du sens pratique, de la responsabilité, de la réactivité et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Coordonner les équipes

Le chef ou la cheffe de station de traitement des eaux organise et assure le bon fonctionnement de son site d'épuration. Une usine d'épuration collecte en moyenne plus de 3 millions de m3 d'eaux usées par an. Un énorme débit qu'il faut gérer, depuis l'arrivée des eaux jusqu'à leur rejet. Pour cela, le chef ou la cheffe de station s'appuie sur des techniciens. Ces derniers effectuent, sous son contrôle, les prélèvements d'eau et de boue à analyser au laboratoire ou s'occupent de la maintenance des équipements.

Contrôler les prélèvements

Tous les matins, le chef ou la cheffe de station contrôle les analyses des prélèvements d'eau en étudiant les courbes éditées sur les dernières 24 heures. En fonction de ses observations, des instructions sont données (modification des réglages). Tous les incidents sont analysés par ce ou cette responsable qui désigne les personnes chargées de résoudre les problèmes de pollution éventuels.

Assurer le suivi commercial

Contacter les fournisseurs de matériel ; négocier les prix et acheter les produits nécessaires à l'exploitation de la station (consommables, fournitures pour les réparations) est aussi de son ressort. Un registre, indiquant la nature et la date des traitements mis en œuvre, les éventuels incidents, les pannes, etc. doit être tenu.

Conditions de travail

Un métier de terrain

Le chef ou la cheffe de station de traitement des eaux partage son temps entre la station d'épuration, les rendez-vous avec les fournisseurs et les visites à ses interlocuteurs institutionnels. Il ou elle garde une large autonomie dans l'organisation de son travail et peut disposer d'un véhicule de service. Les risques liés à ce métier sont limités, mais il convient d'être vacciné contre diverses maladies (tétanos, hépatite...) et de faire attention aux risques de glissade et de chute sur le site d'exploitation.

Des astreintes possibles

Ses horaires peuvent être irréguliers, son emploi du temps s'adaptant aux réunions planifiées avec les mairies, les associations, etc. Une station d'épuration fonctionne en continu. En cas d'incident majeur, peu importe l'heure, le chef ou la cheffe de station est à la manœuvre avec ses équipes et supervise les interventions d'urgence des techniciens.

Différents statuts

Lorsque le métier s'exerce au sein d'une collectivité locale (commune, communauté de communes...), le chef ou la cheffe de station de traitement des eaux a un statut de fonctionnaire. Il est aussi possible d'être salarié/e du secteur privé.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Environnement, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Superviser des opérations, des actions
    • Coordonner des interventions sur le terrain
    • Planifier des interventions de maintenance
    • Planifier la mise en arrêt d'un équipement
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner des interventions de personnels sur des machines
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des échantillons solides, liquides, gazeux (eau, boues, déchets) et consigner les résultats
  • Elaborer un schéma directeur technique, définir des besoins en équipement
    • Prescrire des solutions techniques pour l'exploitation de nouveaux sites, l'amélioration de l'équipement ou des réseaux
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Définir des procédures d'intervention éco industrielle
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Réaliser une intervention nécessitant une habilitation
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Relever la pression, le niveau de nappes ou de puits de captage et vérifier leur état

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de leadership
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Organisation

Le chef ou la cheffe de station de traitement des eaux doit savoir diriger et encadrer son personnel. Il faut veiller à la sécurité des agents et techniciens, prévoir leur formation, organiser leurs astreintes et leurs éventuels déplacements.

Toujours à niveau

Posséder des connaissances en chimie de l'eau est indispensable pour comprendre les procédés complexes utilisant le chlore, l'ozone ou l'azote pour assenir l'eau. Grâce à son savoir technique, le ou la responsable de station veille à la modernisation des équipements, à l'évolution des techniques d'épuration (développement de biotechnologies, possibilités de valorisation des boues résiduelles, etc.), à l'optimisation de l'utilisation de l'énergie électrique et des produits de traitement. La décantation, la biofiltration, la désodorisation n'ont pas de secrets pour ce ou cette spécialiste qui travaille dans le respect des normes environnementales en vigueur.

Qualités relationnelles

La partie relationnelle du métier est importante, avec de nombreux interlocuteurs : élus locaux et techniciens des collectivités, entreprises et administrations en charge de la gestion de l'eau, responsables du réseau d'assainissement, associations de riverains ou de protection de l'environnement, police de l'eau... auxquels il faut rendre compte.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 45 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2316.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chef de station de traitement des eaux ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Chimie et Licence Chimie, Sciences de la vie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Certificat de spécialisation Responsable d'une unité de méthanisation agricole (niveau bac), BTS Métiers de l'eau (bac + 2) et Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Environnement et production (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme chef de station de traitement des eaux ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1897 euros brut par mois, pour un ingénieur de la fonction publique territoriale. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens experts », « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement ») gagnaient de 2 953 € à 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 571 € à 3 741 €.

Le métier de chef de station de traitement des eaux recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 21 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2316. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chef de station de traitement des eaux a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chef de station de traitement des eaux est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 7 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de chef de station de traitement des eaux est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 45 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.