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Services à la personne et à la collectivité · Droit

Collaborateur de commissaire de justice / collaboratrice de commissaire de justice

Le collaborateur de commissaire de justice ou la collaboratrice de commissaire de justice prépare les dossiers de signification, de recouvrement de créances et d'exécution des décisions de justice.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
24 600 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 45 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 14 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu rédiges des actes, tu suis les procédures, tu prends contact avec les clients et les débiteurs, et tu vérifies les documents juridiques. Tu travailles dans une étude, sous la responsabilité du commissaire de justice. Le métier demande de connaître les lois, de garder son calme dans des situations parfois tendues. Il faut de la rigueur, de la discrétion, de l'écoute, de la diplomatie et du sens de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Suivre les dossiers

Lorsqu'une personne (ou une entreprise) ne parvient pas à se faire payer (ou à se faire rembourser une dette), le ou la commissaire de justice peut l'aider. Au sein de l'office, c'est le collaborateur ou la collaboratrice de commissaire de justice qui suit les dossiers, de la mise en demeure à la négociation pour arrangement à l'amiable. Le temps compte : passé un certain délai, plus aucun recours n'est possible. Le collaborateur ou la collaboratrice rédige les actes et assure le suivi financier.

Remettre les actes

Le collaborateur significateur ou la collaboratrice significatrice remet les actes et décisions de justice (appelés significations) aux personnes concernées. Lorsque ces dernières sont introuvables, il ou elle enquête auprès du voisinage, de la mairie... pour les retrouver. En effet, il ou elle doit leur remettre le document en mains propres et leur expliquer la procédure. Il ou elle effectue aussi des recherches sur les débiteurs pour connaître leurs coordonnées et leur solvabilité.

Choisir les procédures

Le collaborateur ou la collaboratrice gestionnaire est responsable du choix des procédures, de la production des actes (rédaction des assignations, des ordonnances...) et du suivi des dossiers les plus compliqués : baux, relations de voisinage, sommations, cessions de créance, hypothèques, procédures immobilières, contrefaçons, etc.

Conditions de travail

Mobile ou sédentaire

Le collaborateur ou la collaboratrice travaille sous l'autorité du ou de la commissaire de justice, qu'il ou qu'elle assiste dans l'exécution de ses missions. Les collaborateurs significateurs sont constamment en déplacement pour remettre en mains propres les courriers à leurs destinataires. Quant aux collaborateurs gestionnaires, ils ne quittent que rarement l'office... ce qui ne les empêche pas d'entretenir des contacts avec les débiteurs et les créanciers auprès desquels ils jouent aussi un rôle de conseil.

Généraliste ou spécialiste

Dans les petites études, le collaborateur ou la collaboratrice de commissaire de justice est un/e généraliste qui suit tous les dossiers. Dans les études plus importantes, il ou elle seconde les collaborateurs gestionnaires. Ces derniers peuvent se spécialiser dans le recouvrement d'impayés (loyers, pensions alimentaires, charges sociales...), dans les affaires prud'homales, etc.

En toute confidentialité

Le collaborateur ou la collaboratrice de commissaire de justice entretient de nombreuses relations avec des professionnels extérieurs à l'étude et les protagonistes des affaires traitées (police, gardiens d'immeuble, déménageurs, serruriers, etc.). Il ou elle doit toujours veiller à travailler dans la plus grande discrétion.

Statuts
salarié
Secteurs
Droit et justice

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Rédiger un acte juridique ou règlementaire
    • Evaluer la conformité des documents légaux avec la législation en vigueur
    • Réaliser les formalités
    • Rédiger des actes et procédures juridiques
  • Réaliser une veille documentaire
    • Assurer une veille juridique et réglementaire
    • Réaliser une recherche documentaire
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Encadrer et coordonner une équipe
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former les nouveaux employés sur les procédures et les pratiques du cabinet
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels spécifiques au domaine notarial pour la gestion des dossiers
  • Mettre à jour un dossier, une base de données
    • Maintenir à jour les dossiers clients et les archives
  • Participer à un inventaire
    • Inventorier des documents et pièces de référence
  • Accomplir des formalités administratives et réglementaires
    • Constituer les dossiers et analyser les pièces

Dans le ROME, ce métier compte 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Organisation et rigueur

Avec parfois d'importantes sommes d'argent en jeu (dont la récupération est vitale pour un particulier ou une entreprise), le collaborateur ou la collaboratrice de commissaire de justice n'a pas droit à l'erreur. Avec de solides connaissances en droit, il ou elle classe et suit avec soin les dossiers et respecte rigoureusement les procédures et les délais.

Une autonomie relative

Quel que soit son niveau de responsabilité au sein de l'étude, il ou elle doit s'organiser de manière autonome. Les collaborateurs significateurs organisent leurs tournées comme ils l'entendent, communiquant avec l'étude par portable. Responsables de l'avancement des dossiers, les collaborateurs gestionnaires ne sollicitent les commissaires de justice qu'en cas de difficulté.

Diplomatie et disponibilité

Les interventions étant souvent délicates, le collaborateur ou la collaboratrice doit se montrer particulièrement diplomate avec ses interlocuteurs (débiteurs, créanciers, banques, avocats, police, etc.). Savoir écouter et, le cas échéant, gérer sereinement les conflits est aussi indispensable. Travaillant directement avec les commissaires de justice, les collaborateurs gestionnaires font preuve de disponibilité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 1 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Numérique, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1902.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir collaborateur de commissaire de justice ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Carrières juridiques. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Collaborateur juriste notarial (bac + 2), Licence pro Métiers du notariat (bac + 3 ou 4) et Licence pro Activités juridiques : métiers du droit privé (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BUT Carrières juridiques) a un taux d'accès médian de 38 %.

Combien gagne-t-on comme collaborateur de commissaire de justice ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2047 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Professionnels du droit » gagnent plus de 2 222 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Professionnels du droit » gagnaient 5 873 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 996 €.

Le métier de collaborateur de commissaire de justice recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 340 recrutements de « Professionnels du droit », dont 52 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 134 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1902. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de collaborateur de commissaire de justice a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels du droit (hors juristes en entreprise) » entre 2019 et 2030 : en hausse (+19 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (16 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de collaborateur de commissaire de justice est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 9 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.