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Santé · Rééducation et appareillage

Diététicien / diététicienne

Le diététicien ou la diététicienne conseille sur l'alimentation pour préserver la santé ou accompagner des patients, en adaptant les repas à chaque situation.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
39 900 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 121 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois des patients, tu analyses leurs habitudes alimentaires, tu proposes des menus et tu les suis dans le temps. Tu travailles à l'hôpital, en cabinet, en cantine ou en entreprise. Tu peux aussi animer des ateliers de prévention. Il faut de l'écoute, de la pédagogie, de l'empathie, de la rigueur scientifique et de la patience.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Apprendre l'hygiène alimentaire

Spécialiste de la nutrition, le diététicien ou la diététicienne joue un rôle important dans l'apprentissage et le respect de l'hygiène alimentaire. Son rôle : inciter à la consommation de plats équilibrés (sans graisses et sucres superflus, par exemple), tout en préservant le plaisir de manger.

Élaborer des menus sur mesure

En fonction du mode de vie et des attentes d'une personne, et, éventuellement, d'une prescription médicale, le diététicien ou la diététicienne calcule, dose et organise des régimes classiques (pour maigrir ou grossir) ou particuliers (allergie à certains aliments). Sa mission : mettre au point des menus variés prenant en compte les besoins vitaux en vitamines, minéraux, protéines, glucides, lipides...

Respecter les réglementations

Dans l'industrie et la restauration collective, le diététicien ou la diététicienne peut surveiller les préparations culinaires. Sa présence tout au long la chaîne alimentaire lui permet d'appliquer la législation en matière d'alimentation. En particulier, pour prévenir les erreurs et les risques d'intoxication. Son rôle peut s'étendre à l'information, à l'éducation et à la formation du personnel soignant ou hôtelier.

Conditions de travail

Statut plutôt salarié

Près de la moitié des diététiciens ou des diététiciennes sont salariés ou salariées en établissement de santé et de soin public. Environ un tiers sont installés en cabinet libéral. Les autres travaillent dans des établissements de soin privés, dans la restauration collective ou dans l'industrie agroalimentaire. Dans ce dernier cas, ils ou elles exercent leurs compétences en production, recherche et développement, communication ou marketing commercial. Au sein de ces entreprises, ils ou elles participent à l'élaboration de produits diététiques ou de nouvelles préparations culinaires. Certains ou certaines peuvent aussi devenir responsables du service consommateurs.

En libéral aussi

En cabinet libéral, le diététicien ou la diététicienne reçoit des patients ou des patientes qui viennent spontanément ou de la part de leur médecin généraliste. Il ou elle établit des stratégies de soins nutritionnels pour des personnes dont la maladie nécessite des pratiques alimentaires spécifiques : diabète, maladies cardio-vasculaires, hépatiques, métaboliques, rénales. Il ou elle soigne également les troubles du comportement alimentaire (obésité, anorexie ou autres) et élabore des programmes d'alimentation pour des publics plus spécifiques tels que les sportifs ou les sportives.

Statuts
libéral, salarié, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Industrie alimentaire, Santé, Services à la personne, Sport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir des recettes et menus
    • Adapter des menus selon les besoins d'une structure, les impératifs budgétaires et des spécificités du public
    • Concevoir un menu selon une prescription médicale
    • Préparer des repas équilibrés en respectant les régimes spécifiques
    • Proposer des plans alimentaires personnalisés
  • Surveiller l'état de santé d'une personne
    • Planifier des bilans de santé
    • Suivre l'évolution de l'état de santé des patients
  • Prodiguer des soins paramédicaux
    • Mettre en place une démarche de soins
    • Réaliser des soins diététiques
  • Informer, accompagner un patient
    • Offrir des conseils personnalisés sur la nutrition, l'exercice physique, la gestion du stress
    • Sensibiliser aux bonnes pratiques d'hygiène et de santé
  • Favoriser l'entente, la collaboration
    • Collaborer avec d'autres professionnels de santé
    • Etablir une relation de confiance et faciliter la communication avec la personne accompagnée
  • Sensibiliser un public
    • Concevoir et mettre en place des actions d'éducation nutritionnelle (ateliers d'initiation au goût, semaine à thème)
    • Promouvoir des pratiques alimentaires saines
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Accompagner des personnes dans la mise en oeuvre du programme nutritionnel
  • Aider la personne
    • Aider à la préparation des repas équilibrés

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve d'autonomie
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Patience et du tact

Pas facile de faire accepter à une personne d'adopter un régime en rupture avec ses habitudes alimentaires... L'art du diététicien ou de la diététicienne consiste alors à mettre en confiance cette personne, à faire preuve de patience et de psychologie pour l'encourager à parler de ses troubles alimentaires. Le succès de l'accompagnement thérapeutique dépend en grande partie de sa capacité d'écoute, de sa pédagogie, de son sens du tact et de la diplomatie.

Biologiste économe

Les compétences techniques et scientifiques de ce métier s'appuient sur la biologie et l'économie. Le diététicien ou la diététicienne passe beaucoup de temps à faire des calculs. Mais il ne s'agit pas seulement de doser des quantités d'aliments appropriées à un régime. La plupart du temps, il faut élaborer des menus variés et équilibrés avec un budget précis, pas toujours facile à gérer.

Bonne communication

Le diététicien ou la diététicienne est, enfin, un ou une gestionnaire capable d'organiser, voire d'animer des structures qui dépendent de collectivités publiques et privées, comme, par exemple, les municipalités, les centres sportifs, etc.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 1 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : diététicien / diététicienne.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1402.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir diététicien ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Génie biologique et BTS Diététique et nutrition. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Diététique et nutrition (bac + 2) et BUT Génie biologique : Diététique et nutrition (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BUT Génie biologique) a un taux d'accès médian de 60 %.

Combien gagne-t-on comme diététicien ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Autres professionnels para-médicaux » gagnent plus de 2 116 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Autres professionnels para-médicaux » gagnaient 3 010 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 726 €.

Le métier de diététicien recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 6 550 recrutements de « Autres professionnels para-médicaux », dont 69 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 131 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1402. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de diététicien a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professions paramédicales (hors infirmiers) » entre 2019 et 2030 : en hausse (+9 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (21 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de diététicien est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 13 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.