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Services à la personne et à la collectivité · Formation initiale et continue

Généalogiste

Le généalogiste ou la généalogiste retrouve l'histoire d'une famille à travers des documents, des archives et des témoignages.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles en cabinet, en indépendant ou pour des notaires. Tu cherches dans les registres, tu consultes les archives, tu croises les sources, tu rencontres des familles et tu rédiges des arbres et des dossiers. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de la patience et de l'organisation. Tu passes du temps dans les archives et devant ton ordinateur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Plonger dans l'histoire familiale

Le généalogiste familial ou la généalogiste familiale fait une recherche à la demande d'une personne ou d'une famille pour reconstituer l'histoire d'une propriété, constituer l'arbre généalogique de la famille, découvrir des cousins ou des cousines en terre étrangère, retrouver des documents anciens, retracer le parcours d'une maladie génétique, etc. Dans tous les cas, il ou elle s'adapte à la demande et fait signer un contrat qui définit l'étendue des recherches souhaitées, sa rémunération, etc.

Garantir les droits des héritiers ou des héritières

Le généalogiste successoral ou la généalogiste successorale travaille à partir d'un mandat de professionnel (souvent un ou une notaire) pour retrouver un héritier ou une héritière, dans le cadre d'une succession. Il ou elle peut également faire des recherches pour confirmer un lien de parenté entre des personnes, retrouver le ou la propriétaire d'une maison abandonnée, rechercher des documents de propriété, etc. Il ou elle peut aller jusqu'à représenter les droits de l'héritier ou de l'héritière.

Fournir un dossier

Dans tous les cas, le ou la généalogiste consulte différents types d'archives, interroge des personnes, étudie des documents anciens, etc. Il ou elle ne doit pas se contenter des sites de généalogie en ligne mais remonter à la source pour retrouver les documents originaux. Il ou elle fournit à son client ou sa cliente un dossier complet qui détaille le déroulement de son enquête et ses sources.

Conditions de travail

En autonomie ou en équipe

Selon sa spécialité, le ou la généalogiste peut travailler à son compte, au sein d'une étude de notaire ou dans un cabinet spécialisé comptant plusieurs personnes spécialisées dans la recherche ou la représentation des héritiers ou des héritières, par exemple. Si le généalogiste familial ou la généalogiste familiale intervient essentiellement pour les personnes individuelles, les spécialistes successoraux ou successorales sont généralement mandatés ou mandatées par un ou une notaire, une copropriété pour une recherche d'héritiers ou d'héritières, une société d'assurance pour localiser le ou la bénéficiaire d'une assurance vie, une banque pour un compte inactif, une mairie pour une maison abandonnée...

Du long cours

Une recherche généalogique peut durer quelques semaines ou plusieurs années. Elle nécessite des déplacements pour aller consulter des archives particulières (militaires, scolaires, hospitalières, municipales...) et peuvent s'étendre à l'étranger. Le ou la généalogiste peut également interroger des proches, prendre des photos d'un lieu, d'une personne, etc.

Parfois risqué

Le ou la généalogiste est autonome dans ses recherches. En successoral, sa rémunération n'intervient qu'à la clôture de la succession et à la condition que l'héritier retrouvé ou l'héritière retrouvée accepte de signer le contrat " de révélation " qui mentionne, notamment, sa rémunération. Il faut également prendre en compte le risque de ne pas voir sa recherche aboutir.

Statuts
libéral
Secteurs
Droit et justice

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des musées, des réalisateurs de films, des auteurs de manuels scolaires, et des journalistes afin de s'assurer de l'exactitude historique dans leurs travaux
    • Collecter, analyser et croiser des sources primaires et secondaires
    • Conduire des recherches sur l'histoire de certaines œuvres
    • Diriger des travaux de recherche (thèse, mémoire d'études...)
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes multidisciplinaires
    • Collaborer avec des historiens pour contextualiser des documents
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger des articles pour des revues spécialisées
    • Rédiger une publication scientifique
  • Administrer une enquête, un sondage
    • Collecter différentes sources historiques (écrits, images, témoignages, vestiges, œuvres d'art, etc.)
    • Trier, analyser, critiquer et comparer ses différentes sources pour émettre une hypothèse
  • Respecter les règles d'éthique et de déontologie
    • Maintenir une neutralité et objectivité constantes
    • Respecter les normes éthiques dans la conduite des recherches
  • Préparer et animer une réunion, un groupe de travail, un atelier
    • Animer des ateliers pédagogiques sur l'histoire
    • Animer des séminaires universitaires
  • Contribuer au développement de compétences dans un cadre informel
    • Encadrer les étudiants dans la rédaction de leurs projets
  • Evaluer des acquis d'apprentissage, de formation ou d'expérience
    • Présider ou participer à un jury d'examen

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur et organisation

Pour mener son enquête, le ou la généalogiste doit procéder par étape et ne négliger aucune piste. Organisation, méthode et patience font partie de ses qualités et il ou elle sait mener des recherches au long cours en connaissant bien les différentes archives, qu'elles soient nationales ou locales.

Des connaissances variées

Selon le cas, le ou la généalogiste peut avoir à lire dans une langue étrangère et parfois même en latin pour des documents très anciens. Il ou elle aura donc des notions de paléographie (déchiffrage des écritures anciennes), d'héraldique (étude des armoiries et des blasons) et d'anthroponymie (étude des noms propres). Les historiens ou les historiennes sont recherchés ou recherchées pour leurs connaissances dans ces disciplines importantes pour les recherches généalogiques. Des études en droit sont en revanche appréciées pour la généalogie successorale.

Passion et discrétion

La plupart des généalogistes sont des passionnés ou des passionnées d'histoire notamment. Ils ou elles savent rédiger des rapports d'enquêtes détaillés et ont le goût des contacts humains. Ils ou elles doivent cependant faire preuve de discrétion pour respecter le secret professionnel lié à leurs découvertes.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : généalogiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2140.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir généalogiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Psychanalyse (bac + 5), Master Sciences cognitives (bac + 5) et Master Psychologie : psychopathologie clinique psychanalytique (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme généalogiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction de son statut et de son activité. Il travaille au forfait ou à l'heure en généalogie familiale, perçoit un pourcentage de l'héritage perçu par l'héritier qu'il aura retrouvé pour les affaires de successions. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier de généalogiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 offre d'emploi était publiée sur France Travail pour la fiche ROME K2140. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de généalogiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de généalogiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.