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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Linguiste

Le linguiste ou la linguiste étudie les langues, leur fonctionnement, leur évolution et leur usage, pour comprendre comment on parle et on communique.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire du débutant
25 200 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 52 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une université, un centre de recherche ou une entreprise du numérique. Tu observes des textes ou des enregistrements, tu compares des langues, tu construis des théories et tu rédiges des articles. Tu peux aussi travailler avec des ordinateurs pour traiter le langage. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de l'esprit d'équipe et de l'organisation. Les études sont longues.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Comprendre le langage humain

Le ou la linguiste étudie les mécanismes du langage. Pour cela, il lui faut effectuer une analyse détaillée des langues, de leurs sons, des mots et des relations qu'ils entretiennent dans la phrase, des modes de signification des mots et des textes. Son objectif : comprendre le phénomène du langage humain, malgré la grande diversité des langues. Il ou elle aide ainsi à mieux comprendre les civilisations, une langue étant le mode d'expression d'un peuple.

De la linguistique théorique à la linguistique contextuelle

Essentiellement descriptive, la linguistique est surtout théorique : elle se décompose alors en plusieurs domaines de recherche (phonétique, morphologie, sémantique, stylistique, etc.). L'étude du langage confronte également le ou la linguiste à d'autres disciplines, liées au fonctionnement de l'esprit humain : psychologie, neurosciences, sociologie, philosophie, etc.

Observer, analyser, diffuser et appliquer

Le ou la linguiste observe, étudie et interprète les données issues de ses recherches, et les diffuse auprès de la communauté scientifique en publiant rapports, études et articles dans des revues spécialisées. Mais il ou elle peut également aller plus loin et appliquer ses résultats dans des domaines comme la didactique des langues, la dictionnairique, l'ingénierie linguistique.

Conditions de travail

D'abord de la recherche...

Le ou la linguiste est un chercheur ou une chercheuse qui travaille dans un organisme de recherche ou à l'université comme enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse. Il ou elle peut également être salarié ou salariée d'une société d'édition ou d'informatique (spécialisée dans les logiciels de recherche d'informations, de traduction, de dictionnaire, d'apprentissage, etc.).

... puis une éventuelle spécialisation

Ethnolinguiste, il ou elle part recueillir des données dans des pays lointains. Lexicographe ou terminologue, il ou elle collabore à la création de dictionnaires. Linguiste informaticien ou informaticienne, il ou elle devient chef ou cheffe de projet pour des éditeurs de logiciels. Il ou elle peut aussi être psycholinguiste, sociolinguiste ou se consacrer à l'un des aspects de la linguistique théorique en devenant phonologue, sémanticien ou sémanticienne, syntacticien ou syntacticienne. L'acquisition de compétences complémentaires lui ouvre des débouchés parfois insolites : l'analyse de textes, de voix, la recherche de criminels ou de criminelles ou encore la détection des mensonges.

Une discipline aux multiples ressources

Pour améliorer leur pratique, orthophonistes, professeurs ou professeures de français langue étrangère, concepteurs ou conceptrices de manuels de langues, traducteurs ou traductrices-interprètes se forment à la linguistique. Le ou la linguiste entretient donc de nombreuses relations avec ces professionnels ou ces professionnelles.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Enseignement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des institutions académiques
    • Comprendre des documents de recherche (croquis, dessin, description...) et des modes opératoires, y compris en anglais
    • Développer des méthodes de recherche innovantes
    • Diriger des travaux de recherche (thèse, mémoire d'études...)
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des données de recherche en sciences humaines
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Maîtriser les techniques de recherche d'informations dans des bases de données, et à travers des sources publiques et privées
    • Analyser des structures linguistiques
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Contribuer à des publications scientifiques
    • Rédiger des articles pour des revues spécialisées
    • Rédiger une publication scientifique
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Collaborer avec des équipes multidisciplinaires
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
  • Parler une ou plusieurs langues étrangères
    • Utiliser l'anglais dans un contexte professionnel
    • Encourager l'utilisation de la langue dans des contextes variés
  • Prendre la parole en public
    • Participer à des conférences scientifiques
    • Présenter des résultats de recherche à des audiences variées
  • Contribuer au développement de compétences dans un cadre informel
    • Expliquer des concepts linguistiques et culturels de manière claire et accessible
    • Faciliter des discussions et des débats en langue étrangère pour encourager une utilisation pratique et contextuelle des compétences linguistiques
  • Réaliser une traduction, transposer un texte
    • Maîtriser les conventions et nuances propres à chaque langue
    • Traduire des documents techniques

Dans le ROME, ce métier compte 4 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
  • Etre force de proposition
Ce qu'en dit l'Onisep

Une passion pour le langage

Points communs des linguistes : leur goût pour la langue française et les langues étrangères, l'envie de comprendre leur fonctionnement, et la conviction que le langage est au cœur de la société. Le ou la linguiste n'est pas forcément polyglotte, mais la maîtrise d'au moins une langue étrangère est nécessaire.

Patience et curiosité

Un travail de recherche peut prendre plusieurs années. Le ou la linguiste doit faire preuve de patience et de persévérance pour mener à bien ses travaux. La curiosité est également l'un de ses points forts : une langue fait partie d'une culture à part entière. Le ou la linguiste doit donc avoir des connaissances en histoire et en art, en plus de ses connaissances de la langue. Il ou elle a également le sens de l'organisation, de l'autonomie et une grande capacité d'analyse.

À l'aise à l'écrit comme à l'oral

En fonction de sa spécialité, le ou la linguiste travaille sur des projets très novateurs au sein d'équipes pluridisciplinaires. Sa créativité et sa réactivité peuvent l'amener à diriger une équipe, résoudre des problèmes, dialoguer avec des professionnels ou des professionnelles dans des domaines d'activité différents. Il ou elle est également pédagogue et capable de transmettre ses connaissances à ses élèves ou lors de colloques et de conférences scientifiques. Des capacités rédactionnelles lui sont indispensables pour publier ses résultats.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : linguiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2401, K2416.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir linguiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Sciences du langage. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Psychanalyse (bac + 5), Master Sciences cognitives (bac + 5) et Master Psychologie : psychopathologie clinique psychanalytique (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme linguiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2102 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier de linguiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 44 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2401, K2416. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de linguiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de linguiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.