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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Botaniste

Il ou elle étudie, décrit et classe les plantes pour mieux les connaître et les protéger.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Salaire du débutant
28 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
51 700 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu récoltes des plantes sur le terrain, tu les identifies, tu les compares, tu les conserves dans un herbier et tu publies tes résultats. Tu travailles dehors, en laboratoire et dans les musées ou jardins botaniques, en équipe avec des chercheurs. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

L'étude des plantes

Le ou la botaniste est spécialiste des plantes : observer, répertorier, trier et classer la flore, tel est son rôle. Pour étudier les plantes, dans ou hors leur milieu naturel, il lui faut utiliser divers procédés scientifiques tels que des analyses morphologiques (formes), anatomiques (structures internes et externes), phytochimiques (réactions chimiques). Sa mission est d'analyser le développement, la reproduction et la biodégradabilité des végétaux, c'est-à-dire leur décomposition par les micro-organismes.

Des recherches utiles

À quoi servent les recherches effectuées par le ou la botaniste ? Elles portent sur l'utilisation des plantes dans l'industrie alimentaire, en pharmacologie (étude des médicaments et de leur emploi), en cosmétologie (étude des soins du corps), en parfumerie, etc. Il ou elle peut mesurer les effets de la pollution industrielle ou du déboisement sur les milieux naturels, afin de mieux les maîtriser, mais peut également faire avancer la recherche médicale en exploitant les vertus naturellement thérapeutiques d'une plante. Il ou elle peut aussi associer tel pigment d'écorce à une peinture pour fabriquer une couleur à la mode, ou encore utiliser le goût sucré d'une plante comme édulcorant pour des produits diététiques.

Conditions de travail

Sur le terrain et en laboratoire

Le ou la botaniste partage son temps entre des activités de terrain et des analyses en laboratoire. Dans la savane africaine, près d'une rivière canadienne ou au bord d'un chemin de la campagne française, il ou elle se rend là où les plantes réclament son attention. Ces fonctions exigent un travail préparatoire avant de se rendre sur le terrain, de même qu'un travail d'exploitation en aval dans un laboratoire, accompagné d'une minutie de tous les instants. L'activité du ou de la botaniste en laboratoire est au coeur des mutations technologiques, notamment via l'ordinateur qui lui permet de recourir à des technologies sophistiquées.

Un travail de recherche

Ce chercheur ou cette chercheuse est autonome. Vérifier, décrire, classer, rédiger, constituer des réserves, des herbiers, des collections, procéder à des mises en serre ou à des mises en jardin constitue l'essentiel de sa mission. Le métier de botaniste s'exerce exclusivement à travers le poste de chercheur ou de chercheuse ou encore d'enseignant-chercheur ou d'enseignante-chercheuse au sein d'organismes de recherche, de musées d'histoire naturelle, de conservatoires botaniques nationaux, de laboratoires d'universités et d'écoles spécialisées, ou de bureaux d'études. Le ou la botaniste doit lire, alimenter régulièrement ses publications et présenter ses résultats dans des colloques et des congrès.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Enseignement, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
    • Organiser son travail au sein d'une équipe pluriprofessionnelle
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Analyser l'écosystème pour identifier les espèces en danger
    • Identifier les contributions positives d'un produit ou service sur la biodiversité : préservation, restauration
  • Sensibiliser un public
    • Informer et sensibiliser le public aux impacts du changement climatique
    • Sensibiliser à l'importance de la transition écologique
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques

Dans le ROME, ce métier compte 20 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Etre force de proposition
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissances scientifiques et minutie

Le ou la botaniste possède des connaissances approfondies en floristique (science des fleurs) et en systématique (détermination et classification des espèces végétales). Toutes ses analyses et conclusions sont réalisées à partir de prélèvements sur le terrain. Sens de l'observation, patience et sens de l'adaptation sont indispensables pour exercer son activité aussi bien sur le terrain que dans son laboratoire. La minutie, lors de manipulations extrêmement délicates, est également recommandée.

Curiosité scientifique

Comme tout chercheur ou toute chercheuse, le botaniste s'informe en lisant la presse spécialisée et présente les résultats de ses travaux lors de colloques ou de congrès. Il ou elle rédige également des rapports et des études pour les publier et les diffuser dans la communauté scientifique.

Rigueur et autonomie

Le ou la botaniste partage son temps entre son laboratoire et le terrain. Pour préparer ses sorties, exploiter les données récupérées sur le terrain, faire des expériences en laboratoire, rédiger un rapport statistique, prendre connaissance de la presse spécialisée internationale, il faut faire preuve d'organisation et de rigueur.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 32 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : botaniste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, K2419.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir botaniste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme botaniste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2333 euros brut par mois, pour un maître de conférence. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture ») gagnaient de 2 994 € à 3 918 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 3 164 €.

Le métier de botaniste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 166 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, K2419. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de botaniste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de botaniste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de botaniste est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 32 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.