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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Chercheur en biologie / chercheuse en biologie

Le chercheur en biologie ou la chercheuse en biologie étudie le vivant, des cellules aux êtres vivants complets, pour mieux comprendre son fonctionnement.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
23 300 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu poses des questions, tu réalises des expériences, tu analyses des résultats et tu rédiges des articles. Tu travailles en laboratoire, avec des collègues, des étudiants et parfois des médecins. Les découvertes demandent du temps et beaucoup d'essais. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de la patience, de l'esprit critique et de la persévérance.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Étudier le vivant

Le chercheur ou la chercheuse en biologie est un ou une scientifique de haut niveau qui étudie le vivant. Sa spécialisation varie (embryologie, zoologie, botanique, génomique…), et il ou elle s'intéresse à une thématique spécifique afin de produire de nouveaux savoirs qui contribueront aux progrès de la science. Dans le domaine de la génomique, par exemple, les travaux de recherche peuvent permettre aux médecins d'envisager de nouveaux traitements contre le cancer et à l'industrie pharmaceutique d'élaborer des biomédicaments.

Créer son champ d'investigation

Quel que soit le type de recherche (fondamentale ou appliquée), la démarche du biologiste est toujours la même : définir son champ d'investigation, effectuer des expérimentations, dépouiller les résultats obtenus et en faire une analyse critique qui débouche généralement sur de nouvelles interrogations et de nouvelles recherches !

Échanger pour avancer

Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans l'activité du chercheur ou de la chercheuse qui participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux lui permettant de partager ses connaissances et de les étoffer. Il ou elle consacre également beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques et à la rédaction d'articles ayant pour but de faire connaître ses travaux. En effet, publier est primordial, car la recherche est un secteur particulièrement compétitif. Enfin, le ou la biologiste peut aussi enseigner à l'université.

Conditions de travail

Un travail d'équipe

Le chercheur ou la chercheuse en biologie est autonome, mais ne travaille jamais seul ou seule. Une équipe de chercheurs ou de chercheuses, de doctorants ou de doctorantes, d'ingénieurs ou d'ingénieures et de techniciens ou de techniciennes l'aide dans ses travaux. En étroite collaboration, tous contribuent à l'avancée de la science.

De la paillasse à l'ordinateur

Le ou la biologiste partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Quand il ou elle n'est pas dans son laboratoire à réaliser des expérimentations et à observer l'effet de ses manipulations, on le trouve de longues heures devant son ordinateur pour constituer des bases de données expérimentales, retranscrire ses résultats, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité…

Secteur public ou privé

Les compétences du chercheur ou de la chercheuse lui permettent d'exercer dans le public comme dans le privé. Parmi les entreprises du secteur public, qui effectue la majorité des recrutements, se trouvent les hôpitaux, les universités, les instituts de recherche, etc. Pour y entrer, les candidats et les candidates doivent passer un concours très sélectif. Dans le secteur privé, les chercheur et les chercheuses travaillent au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Enseignement, Environnement, Fonction publique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Recherche, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Scientifique de haut vol

La recherche en biologie est une activité qui exige une très haute qualification. Bien que spécialiste d'un domaine, le chercheur ou la chercheuse doit maîtriser de vastes connaissances, y compris dans d'autres disciplines, comme les mathématiques. Autonome, il ou elle sait monter des travaux et les mener à bien. Bref, les méthodes et les techniques d'expérimentation n'ont pas de secret pour ce ou cette scientifique.

Curiosité et persévérance

Le ou la biologiste a un goût exacerbé pour la quête et la découverte et sait faire preuve de patience et de persévérance, car ses travaux peuvent s'étendre sur une longue durée. Il ou elle fait preuve d'une grande ouverture d'esprit en acceptant d'être remis ou remise en question et porte un regard critique sur son travail et celui de ses collègues.

Anglais et informatique indispensables

La maîtrise de l'anglais, langue de communication internationale, est essentielle, notamment pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un excellent niveau en informatique est également requis, l'utilisation de l'ordinateur étant quotidienne pour faire de la veille scientifique, de la gestion de bases de données ou de la retranscription de travaux de recherche.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chercheur en biologie ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme chercheur en biologie ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1944 euros brut par mois, pour un ingénieur d'études. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier de chercheur en biologie recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 156 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2402. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chercheur en biologie a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chercheur en biologie est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.