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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Biologiste en environnement

Il ou elle étudie les êtres vivants et leurs milieux pour comprendre et protéger la nature.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Salaire médian après 35 ans
51 700 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu observes des espèces sur le terrain, tu prélèves des échantillons, tu analyses des données, tu rédiges des rapports et tu conseilles des collectivités ou des entreprises. Tu travailles dehors, en laboratoire et au bureau, en équipe. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Recherches ciblées

Spécialiste du vivant sous toutes ses formes, le ou la biologiste en environnement effectue des recherches spécialisées en écologie. Son but est de préserver et protéger les ressources naturelles et les milieux naturels afin de maintenir un environnement sain. Ses recherches peuvent être appliquées aux secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'habitat, de l'industrie...

Diverses spécialités

Il existe des spécialités pour les biologistes en environnement : hydrobiologie (spécialistes de la qualité des rivières, mers, étangs... et de leurs occupants, espèces animales et végétales), écotoxicologie (spécialistes des effets du bruit, des fumées chimiques, des colorants alimentaires, des organismes génétiquement modifiés sur la santé de l'homme et l'environnement).

Préserver et protéger

Le développement durable fait partie des préoccupations de ces scientifiques de haut niveau. Objectif Laisser un monde " propre " aux générations futures. Cela signifie : anticiper les pollutions et les risques industriels, trouver des parades pour les éviter ou y remédier, aménager les cadres de vie... Cela passe par des heures de travail pour analyser des échantillons, interpréter des résultats avant d'émettre des hypothèses et proposer des solutions.

Conditions de travail

Dedans ou dehors

Dans leur labo ou derrière son bureau, les biologistes en environnement ne chôment pas. Tantôt ils procèdent à des expérimentations, tantôt ils rédigent des rapports et des études destinés à des décideurs (élus locaux, chefs d'entreprise, industriels, ministères, associations écologiques...). Ils peuvent aussi se déplacer sur le terrain (au bord des rivières, dans les champs et les bois, en mer...) pour procéder à des prélèvements, surveiller des habitats naturels, réaliser des inventaires...

Public ou le privé

Selon leur spécialisation, les biologistes en environnement peuvent avoir des employeurs variés. Par exemple, le Conseil supérieur de la pêche, les directions départementales de l'agriculture ou de l'équipement, le Cemagref (Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et forêts), EDF, les collectivités locales ou territoriales, les entreprises privées éco-industrielles, les SSCE (sociétés de services et de conseil en environnement), les établissements publics de recherche (CNRS, Inserm, Inrae, Institut Pasteur, universités...).

En collaboration

Ce chercheur ou cette chercheuse travaille généralement en équipe pluridisciplinaire, parfois même internationale. Il ou elle peut être amené/e à voyager pour présenter les résultats de ses recherches ou participer à des congrès.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Agriculture, Environnement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
    • Accompagner les porteurs de projet vers un respect des réglementations environnementales
    • Conseiller et proposer des solutions d’évitement, de réduction, de compensation pour la biodiversité
    • Conseiller et proposer des solutions pour la restauration et la conservation des écosystèmes ou des espaces protégés
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Analyser l'écosystème pour identifier les espèces en danger
    • Evaluer l'impact des activités humaines sur le climat
    • Réaliser des audits de conformité environnementale
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Concevoir et gérer un projet
    • Gérer des projets environnementaux, de la conception à la mise en œuvre
    • Organiser des réunions de suivi de projets
    • Piloter un projet (phases et équipe)
    • Planifier et suivre les échéances de projet
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
    • Analyser les données environnementales
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des projets écologiques
  • Réaliser une veille documentaire
    • Maintenir une veille scientifique et réglementaire
    • Assurer une veille technologique et réglementaire
    • Suivre les évolutions réglementaires

Dans le ROME, ce métier compte 17 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de leadership
Ce qu'en dit l'Onisep

Le sens de l'adaptation

Les biologistes en environnement exercent un métier à la frontière de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée, de la production et du contrôle qualité. En plus de leur expertise scientifique, ils possèdent de fortes capacités d'adaptation pour passer d'un domaine d'études à un autre. Autonomes, ils savent aussi travailler en équipe.

De la pédagogie

Les biologistes en environnement lisent et rédigent beaucoup pour retranscrire leurs expériences, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports et des articles pour la communauté scientifique, les décideurs ou le grand public. La maîtrise de l'anglais est indispensable pour échanger et communiquer avec leurs collègues internationaux.

Rigueur et observation

Les biologistes en environnement font preuve de rigueur dans leurs méthodes de travail et dans la restitution de leurs résultats. Observation, sens de l'écoute, patience et capacité à remettre en question leurs travaux leur sont des qualités indispensables, entre autres.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 13 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : biologiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, A1319.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir biologiste en environnement ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme biologiste en environnement ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable selon le type d'entreprise ou le secteur d'activités, public ou privé. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture ») gagnaient de 2 994 € à 3 918 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 3 164 €.

Le métier de biologiste en environnement recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 166 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, A1319. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de biologiste en environnement a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de biologiste en environnement est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 25 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.