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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Géochimiste

Le géochimiste ou la géochimiste étudie la composition chimique de la Terre, des roches, de l'eau et des sols pour comprendre leur histoire et leurs ressources.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 531 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles en laboratoire, avec des appareils d'analyse, et sur le terrain pour prélever des échantillons. Tu interprètes les résultats et tu rédiges des rapports pour la recherche ou les entreprises. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Les études scientifiques sont longues.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Prélever et analyser des échantillons

Le ou la géochimiste est à la fois géologue et chimiste. Spécialiste de l'analyse des roches, de la composition et de la répartition des éléments chimiques contenus dans les sols, l'atmosphère ou l'eau qui nous entourent, il ou elle étudie l'interaction de polluants sur les milieux souterrains et leur évolution. Pour cela, il lui faut faire de nombreux prélèvements qu'il ou elle analyse ensuite en laboratoire. Puis il ou elle interprète les résultats de ses observations et, le cas échéant, répond aux interrogations en rédigeant des rapports.

Enrichir sa discipline

Le ou la géochimiste fait de la recherche fondamentale pour mieux comprendre certains phénomènes dans des domaines variés (volcanisme, océanographie, eaux continentales...). Son travail en bibliothèque ou en laboratoire et sa réflexion personnelle enrichissent les connaissances en géochimie.

Diffuser son savoir

Scientifique avec un domaine d'expertise, le ou la géochimiste répond à des questions précises en se servant de données existantes et/ou d'explorations spécifiques qu'il ou elle conduit sur le terrain, souvent avec d'autres scientifiques de disciplines complémentaires. Il ou elle participe aussi à la diffusion des connaissances en publiant ses travaux et en se rendant à des conférences et des colloques.

Conditions de travail

Sur le terrain et au laboratoire

Le ou la géochimiste va certes sur le terrain, notamment pour les prélèvements et l'observation des milieux qu'il ou elle étudie, mais travaille le plus souvent au laboratoire pour l'analyse des échantillons récoltés, et devant son ordinateur pour le croisement des nombreuses données scientifiques à mettre en perspective. Il lui faut également rédiger des rapports détaillés sur le résultat et l'analyse de ses études.

En association avec d'autres spécialistes

Le ou la géochimiste s'associe souvent à un ou une autre spécialiste lors de ses missions. Par exemple, à un ou une hydrogéologue lorsqu'il s'agit d'étudier des milieux aquatiques, à un ou une pédologue lorsque le travail porte sur les différentes couches du sol. En fonction de son lieu de travail et de la mission assignée, le ou la géochimiste exercera avec plus ou moins de polyvalence et d'autonomie, il ou elle sera plus chimiste ou plus géologue.

Des horaires variables

Les conditions d'exercice du ou de la géochimiste sont très différentes en fonction de la phase d'avancée de ses travaux de recherche. Sur le terrain, les horaires sont beaucoup plus élastiques que lorsque le travail a lieu au bureau. Il faut, en outre, s'attendre à des déplacements réguliers.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Énergie, Enseignement, Environnement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
    • Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Cartographier des données
    • Etablir des résultats d'analyses et de mesures
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner les activités de l'équipe sur le terrain
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger une publication scientifique
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Evaluer les opportunités de développement de nouveaux sites
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles géologiques théoriques, prédictifs de sols, sous-sols (calcul, simulation, modélisation)
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille réglementaire et scientifique, nationale et internationale

Dans le ROME, ce métier compte 6 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur et pédagogie

Le ou la géochimiste pos­sède une grande rigueur et une motivation intellectuelle à toute épreuve. Le sens de la pédagogie est indispensable pour rendre accessibles des connaissances pointues auxquelles on a contribué. Par ailleurs, il faut avoir le goût de la communication et celui des contacts humains. En effet, ce ou cette spécialiste est en relation constante avec différents publics : étudiants ou étudiantes, partenaires scientifiques, entreprises publiques et privées, etc.

Compétences rédactionnelles

Le ou la géochimiste est rédige régulièrement des rapports ou des comptes-rendus de ses études ou de ses missions sur le terrain. Il ou elle peut également être sollicité ou sollicitée pour rédiger des articles scientifiques de haut niveau ou encore des documents d'aide à la décision pour des collectivités. Il faut donc avoir de bonnes qualités rédactionnelles et être capable de se mettre parfois au niveau de non-spécialistes.

Anglais indispensable

La maîtrise de l'anglais technique est indispensable pour toute la littérature scientifique qu'il faut être en mesure de comprendre en profondeur. L'oral est également important dans la mesure où, grâce à son expertise, le ou la géochimiste peut participer à des colloques internationaux dans son secteur.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 17 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : géochimiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géochimiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Sciences de la terre. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme géochimiste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2000 euros brut par mois, Le salaire d'un Ingénieur géochimiste peut varier en fonction du secteur d'activité et de la taille de l'entreprise. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier de géochimiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 63 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME F1105. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géochimiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géochimiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.