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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Géomètre-topographe

Le géomètre-topographe mesure le terrain avec précision et réalise des plans pour préparer des constructions, des routes ou des aménagements.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 535 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dehors avec du matériel de mesure, comme des stations et des GPS, puis au bureau pour dessiner les plans. Tu collabores avec des architectes, des entreprises de bâtiment et des collectivités. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la précision et de l'esprit d'équipe. Tu travailles par tous les temps.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Relevés topographiques

À l'aide d'appareils spécialisés (théodolite ou bien tachéomètre), le ou la géomètre-topographe relève des mesures permettant de représenter, sur un plan ou sur une carte, les formes et les détails (naturels ou artificiels) d'un terrain, en n'omettant aucun détail : niveaux d'altitude, arbres, poteaux télégraphiques, murs etc. Il ou elle mesure les superficies et note tous les aspects physiques du site, y compris les sous-sols.

Conception de plans

Ces relevés lui permettent d'établir des plans et des cartes d'implantation d'ouvrages sur ordinateur, en utilisant des logiciels de métré ou de DAO (dessin assisté par ordinateur), des SIG (systèmes d'information géographique), des images satellites, etc.

Contrôles

Dans les travaux publics, le ou la géomètre-topographe vérifie la conformité des travaux avec les données techniques prévues au contrat et établit, en fin de chantier, un plan de récolement, qui décrit scrupuleusement les travaux réellement réalisés et les éventuelles modifications.

Fonction juridique

Le géomètre expert ou la géomètre experte a une fonction juridique qui fixe les limites exactes des terrains fonciers ou des propriétés immobilières, en établissant leur superficie lors d'une estimation ou d'une vente. Son intervention est requise en cas de litige, pour préparer un règlement de copropriété ou encore pour aider une commune à établir des plans d'occupation des sols.

Conditions de travail

Dehors et au bureau

La diversité des études et les changements de lieux de travail sont la règle dans ce métier. Au quotidien, le ou la géomètre-topographe partage son temps entre les relevés sur le terrain et la finalisation de son étude au bureau. Il ou elle passe, en moyenne, 3 journées par semaine à l'extérieur pour réaliser des relevés topographiques (en ville ou à la campagne) et 2 jours au bureau pour calculer et interpréter les mesures prises. Dans les travaux publics, le technicien ou la technicienne géomètre, vêtu de l'équipement de protection adapté, se déplace sur le chantier pour planter les piquets de repérage, matérialiser les pentes pour les conducteurs d'engins, contrôler l'altimétrie, un nivellement etc.

Des techniques sophistiquées

Le métier utilise des techniques de pointe : logiciels de métré ou de DAO (dessin assisté par ordinateur), SIG (systèmes d'information géographique). Parmi elles, le LiDAR (light detection and ranging ou laser imaging detection and ranging) (télédétection par laser) est une technologie de télédétection par faisceau de lumière, qui permet de capturer les surfaces d'un objet ou d'un espace en 2D ou en 3D (dimensions), à partir de systèmes mobiles (voitures, avions, drones...) capables de scanner, à travers l'air et la végétation, des zones difficilement accessibles.

Des interlocuteurs variés

Pour mener à bien toutes ses missions, le ou la géomètre-topographe rencontre de nombreux interlocuteurs : représentants de l'État, particuliers, professionnelles de l'immobilier, élues locales, chefs de projet des collectivités territoriales, architectes, urbanistes, paysagistes, notaires, avocates, chefs de chantier etc.

Statuts
salarié, fonctionnaire, libéral
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Énergie, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser des marquages
    • Collecter sur le terrain des données de l'implantation existante ou du site à aménager
    • Contrôler l’acquisition des données
    • Inventorier les servitudes afférentes à un terrain
    • Matérialiser le repérage en garantissant la précision requise, stipulée dans le cahier des charges
  • Collecter et analyser des données, des informations
    • Analyser les caractéristiques du projet, les contraintes du chantier et de l’environnement
    • Choisir la méthodologie d’acquisition des données
    • Définir la nature et la précision des données à acquérir
    • Lire et exploiter les plans du dossier technique : plan de masse, plan de situation, plan d’implantation de l’ouvrage
  • Créer une documentation technique
    • Constituer le document topographique à différentes échelles : dessins, cartes et plans (de masse, de division, de corps, cadastraux, d'exécution et de récolement pour les travaux)
    • Rédiger le dossier des ouvrages exécutés (conformité des implantations) et les rapports techniques
  • Créer un dessin technique, un plan, ou une carte
    • Cartographier des routes, quartiers d'habitation, rivières, plans d'eau
    • Tracer des cartes topographiques et hydrographiques
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Analyser les données afin de contrôler la conformité de l’implantation des ouvrages et de surveiller l’environnement du chantier
    • Identifier les anomalies dans les données recueillies
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Effectuer et enregistrer les relevés métriques des éléments topographiques (nivellement du terrain, distances, reliefs naturels, implantations)
    • Réaliser un relevé d'intérieur et de façade d'un ouvrage existant et déterminer le périmètre et la surface
  • Animer, coordonner une équipe
    • Encadrer une équipe de techniciens géomètres topographes
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Inventorier les contraintes de construction (réglementaires, techniques, environnementales)

Dans le ROME, ce métier compte 3 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur et observation

Le ou la géomètre-topographe doit avoir l'œil pour établir ses relevés sur le terrain, rien ne doit lui échapper : surfaces, reliefs, volumes, altitude, etc. Il faut le sens de l'espace, en particulier pour appréhender les reliefs. Certains relevés nécessitant une précision au millimètre, posséder une excellente vision est un atout. Faire preuve de minutie, de précision et apporter beaucoup de soin à son travail est important. Les résultats délivrés doivent être détaillés, car la moindre erreur peut engendrer des coûts supplémentaires.

Polyvalence et méthode

De retour au bureau, il est temps de calculer et interpréter les mesures prises sur le terrain et de dessiner les plans et les cartes sur ordinateur. Maîtriser le dessin en 3D (dimensions) et être à l'aise avec le traitement des données par informatique est nécessaire. Disposer de connaissances en topographie et en droit foncier permet de tirer des conclusions en synthétisant de nombreux documents et des données variées. Il faut ensuite transmettre ces informations en s'assurant qu'elles sont compréhensibles par tous : clients ou clientes, fournisseurs des travaux publics, etc.

Adaptation et résistance

S'adapter à des environnements de travail très différents, par tous les temps, est nécessaire. Les déplacements sont nombreux et les chantiers variés : un lotissement de ville, un pont ou encore une route en construction.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 6 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : géomètre-topographe.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1107.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géomètre-topographe ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, BTS Métiers du géomètre-topographe et de la modélisation numérique et Licence Génie civil. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Géomètre (niveau bac), Titre professionnel Géomètre topographe d'entreprise du bâtiment et des travaux publics (bac + 2) et Titre professionnel Technicien géomètre en cabinet (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme géomètre-topographe ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois, pour un assistant géomètre de niveau technicien. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Géomètres » gagnent plus de 2 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Géomètres » gagnaient 2 880 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 598 €.

Le métier de géomètre-topographe recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 540 recrutements de « Géomètres », dont 83 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 234 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME F1107. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géomètre-topographe a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et agents de maîtrise du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+9 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géomètre-topographe est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.