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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Géologue

Le géologue ou la géologue étudie le sol et le sous-sol, pour comprendre leur formation, trouver des ressources ou évaluer les risques.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 531 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles sur le terrain, avec un marteau, une boussole et des cartes, puis en laboratoire et devant l'ordinateur. Tu prélèves des échantillons, tu analyses, tu rédiges des rapports et tu conseilles des entreprises ou des collectivités. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu es souvent dehors.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Ses missions : étudier et analyser

Mesurer le champ de la pesanteur terrestre, étudier la nature des roches, recenser les zones sujettes aux tremblements de terre ou aux glissements de terrain... Autant de problématiques posées quotidiennement aux géologues. Leur mission ? Étudier et analyser la composition et la structure de l'écorce terrestre et de ses constituants, solides, liquides ou gazeux.

Percer les secrets de la Terre

Sur le terrain, le ou la géologue ramasse des fragments de roches ou des fossiles, prélève du gaz sortant d'une roche volcanique, examine la composition d'un métal, sonde les océans pour trouver un gisement de pétrole. À l'aide de ces différents indices, il ou elle élabore un scénario géologique. De retour au laboratoire, il ou elle analyse ces données, vérifie les hypothèses émises, effectue des recherches et propose des interprétations sur notre planète.

Des spécialités à la pelle

Ce métier comporte de nombreuses spécialités, comme la géophysique (étude de la nature et de la structure interne de la Terre), la minéralogie (étude de la nature des minéraux des roches), la paléontologie (étude et analyse des restes fossilisés), la sédimentologie (étude de la formation des diverses strates de roches), la sismologie (étude des tremblements de terre), l'hydrogéologie (étude des eaux souterraines), la géotechnique (étude de la mécanique des roches et des sols).

Conditions de travail

Sur le terrain et en labo

Le ou la géologue passe beaucoup de temps sur le terrain pour effectuer des prélèvements. Ses déplacements sont nombreux. Il ou elle pratique ensuite des analyses en laboratoire. L'évolution des technologies met à sa disposition des outils perfectionnés : microscopes électroniques, microsondes, capteurs d'images satellites, logiciels spécialisés...

Un travail d'équipe

Le ou la géologue travaille rarement sans collaborateurs. Il ou elle est secondé/e par des techniciens géologues chargés d'effectuer les prélèvements de roches, par exemple. Lors des expéditions d'exploration pétrolière ou minière, le ou la géologue collabore également étroitement avec une équipe de spécialistes (géophysiciens, géochimistes...) et s'appuie sur leurs connaissances.

Fonctionnariat ou salariat

Le ou la géologue est le plus souvent un chercheur ou une chercheuse travaillant pour des organismes de recherche publique. Par exemple, pour le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), des instituts géologiques... Il ou elle peut aussi travailler au sein d'entreprises industrielles, du BTP (bâtiment et travaux publics), de bureaux d'études et d'ingénierie, ou pour le compte de compagnies minières, gazières et pétrolières.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Énergie, Enseignement, Environnement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
    • Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Cartographier des données
    • Etablir des résultats d'analyses et de mesures
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner les activités de l'équipe sur le terrain
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger une publication scientifique
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Evaluer les opportunités de développement de nouveaux sites
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles géologiques théoriques, prédictifs de sols, sous-sols (calcul, simulation, modélisation)
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille réglementaire et scientifique, nationale et internationale

Dans le ROME, ce métier compte 6 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

La tête...

Seul, un solide bagage scientifique n'est pas suffisant pour réussir dans ce métier. La pratique courante de l'anglais, voire d'une autre langue, est nécessaire aux géologues pour analyser des données techniques et les traduire. La rigueur, la précision et le sens des relations sont également importants pour mener à bien les travaux de recherche et entretenir des contacts avec des interlocuteurs variés (experts, scientifiques, décideurs...).

... et les jambes...

Pour se rendre sur les chantiers terrestres ou sous-marins, une bonne condition physique est indispensable. Et ce, aussi, pour supporter des conditions climatiques variées, en France ou à l'étranger, en fonction des sites sur lesquels le ou la géologue est amené/e à travailler.

... et l'informatique

Logiciels de cartographie et de géomatique (systèmes d'information géographique), logiciels de simulation et de modélisation 2D ou 3D : autant d'outils indispensables que le ou la géologue utilise et maîtrise, et qui lui permettent de répertorier, cartographier et modéliser les observations faites sur le terrain.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 5 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : géologue.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géologue ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Sciences de la terre. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme géologue ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2298 euros brut par mois, pour un ingénieur géologue. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier de géologue recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 63 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME F1105. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géologue a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géologue est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 6 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.