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Santé · Soins paramédicaux

Infirmier humanitaire / infirmière humanitaire

L'infirmier humanitaire soigne des populations en difficulté, en situation de guerre, de catastrophe ou de pauvreté, au sein d'une organisation non gouvernementale.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Sélectif
Salaire médian après 35 ans
43 500 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 344 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu pars en mission dans des pays éloignés, en équipe internationale. Tu soignes, tu vaccines, tu formes des équipes locales et tu t'adaptes à des conditions difficiles. Il faut de l'empathie, de l'adaptation, du sang-froid et de l'esprit d'équipe. Tu acceptes d'être loin de chez toi, avec des situations parfois dures. Tu dois d'abord devenir infirmier.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Adapter les types de soins

Les missions des infirmiers ou des infirmières humanitaires diffèrent selon l'ONG (organisation non gouvernementale) pour laquelle ils ou elles travaillent, et selon le pays. Il peut s'agir de soins d'urgence à donner à une population venant de subir une catastrophe naturelle ou un conflit armé. Ou encore de participer à des programmes de développement plus longs : campagne de vaccinations, de renutrition ou de prévention, par exemple. Collaborant avec le ou la médecin ou bien un chirurgien ou une chirurgienne, l'infirmier ou l'infirmière assure les soins quotidiens et les vaccinations. Il ou elle gère les stocks de médicaments et de matériels. Si il ou elle est infirmier ou infirmière anesthésiste, il lui faut préparer le patient ou la patiente et participer à sa réanimation.

Former à l'autonomie

L'infirmier ou l'infirmière humanitaire a un rôle important de supervision et de formation. Il ou elle planifie la prise en charge médicale et les soins. Très souvent, il ou elle encadre et forme des personnels locaux. Il ou elle leur délègue une partie des soins tout en transmettant ses pratiques. Il faut parfois enseigner les règles élémentaires d'hygiène et de relation au malade, l'objectif étant de mettre en place un personnel soignant local autonome.

Conditions de travail

Au plus près des populations

Les conditions de travail et de vie quotidienne sont très variables selon les missions. Dans le cadre d'un programme d'urgence ou de développement, l'infirmier ou l'infirmière humanitaire exerce dans un dispensaire, un hôpital, un camp de réfugiés ou de réfugiées ou encore un centre nutritionnel thérapeutique. En urgence, il ou elle peut intervenir lors de conflits armés, de tremblements de terre, d'inondations, d'épidémies. Le plus souvent, il ou elle doit s'adapter à la situation et faire avec des moyens matériels et humains limités.

Avec des équipes locales

Consultations et soins, campagnes de vaccinations, enquêtes épidémiologiques, enquêtes nutritionnelles, réunions d'information et de formation : autant d'actions mises en œuvre pour répondre à tel ou tel programme dans un pays défavorisé. En appui du ou de la médecin, l'infirmier ou l'infirmière encadre souvent une équipe locale qui peut rassembler jusqu'à 50 personnes.

Statuts
contrat de volontariat
Secteurs
Santé, Social

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Surveiller l'état de santé d'une personne
    • Garantir des pratiques de soins inclusives pour les minorités
    • Identifier les signes cliniques d'urgence
    • Rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins et des activités
    • Surveiller l'évolution de l'état de santé des patients
  • Prodiguer des soins médicaux
    • Appliquer un protocole de soin
    • Réaliser des soins infirmiers
  • Concevoir des protocoles de soins
    • Communiquer clairement les consignes de soins aux patients
    • Conduire une démarche d'éducation et de prévention pour la santé
  • Valoriser et partager les bonnes pratiques
    • Intégrer les retours d'expérience dans les pratiques
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Collaborer avec les équipes multidisciplinaires pour le suivi des patients
  • Réaliser un diagnostic ou un bilan paramédical
    • Réaliser un diagnostic infirmier
  • Assurer le suivi médical d'un patient
    • Organiser l'administration des médicaments selon la prescription médicale
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Participer à des programmes de recherche en soins infirmiers

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Résistance et adaptabilité

L'infirmier ou l'infirmière humanitaire peut assurer des gardes, de jour comme de nuit, 7 jours sur 7. Les conditions de vie sont souvent précaires et l'équipement médical rudimentaire. L'infirmier ou l'infirmière doit s'adapter au contexte de la mission, au matériel et au personnel local, parfois peu formé. Même si les conditions sont difficiles, la qualité des soins et la sécurité des patients ou des patientes doivent être assurées. En situation de crise, les conditions sont éprouvantes. Pour éviter une surcharge de stress, les missions sont alors limitées dans le temps.

Autonomie et solidarité

Il ou elle doit faire preuve de beaucoup plus d'autonomie et d'initiative qu'un infirmier ou une infirmière travaillant dans un contexte ordinaire. C'est pourquoi, avant de s'engager, il ou elle doit justifier d'une expérience dans sa profession d'au moins 2 ans. Un passage par l'intérim est perçu comme un gage d'adaptabilité.

Sens de la vie en communauté

Participer à une mission humanitaire implique de vivre en permanence en collectivité. On fréquente donc les mêmes personnes dans la journée et le soir. Travailler en équipe comporte des contraintes mais aussi des avantages. Cela permet d'échanger sur les malades, de décompresser et de ne pas se sentir isolé ou isolée face à la détresse humaine.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1506.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir infirmier humanitaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Diplôme d'État Infirmier. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Infirmier (bac + 3 ou 4), Infirmier en pratique avancée (bac + 5) et Coordinateur du secteur médico-social (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Diplôme d'État Infirmier) a un taux d'accès médian de 41 %.

Combien gagne-t-on comme infirmier humanitaire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : de 100 à 800 euros d'indemnités pour les volontaires de solidarité internationale, hors prise en charge du transport, du logement et de la nourriture, auxquels s'ajoute une indemnité supplémentaire liée à l'affectation à l'étranger, variable selon les pays. La moitié des salariés à temps complet des « Infirmiers et sages-femmes » gagnent plus de 2 400 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Infirmiers » gagnaient 3 369 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 011 €.

Le métier d'infirmier humanitaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 36 770 recrutements de « Infirmiers et sages-femmes », dont 60 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 9 538 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1506. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'infirmier humanitaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Infirmiers et sages-femmes » entre 2019 et 2030 : en hausse (+18 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'infirmier humanitaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.