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Industrie · Qualité et analyses industrielles

Ingénieur analyste de l'air / ingénieure analyste de l'air

L'ingénieur analyste de l'air mesure la qualité de l'air, repère les polluants et propose des solutions pour protéger la santé et l'environnement.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
6 types, 579 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un laboratoire, une association de surveillance de l'air ou un bureau d'études. Tu prélèves des échantillons, tu analyses, tu interprètes les données et tu rédiges des rapports. Tu travailles avec des élus, des entreprises et des chercheurs. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Surveillance et alerte

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air surveille l'air et informe la population. Il ou elle utilise les données relevées sur les stations de captage (différents appareils de mesure y enregistrent la présence de polluants) pour définir la qualité de l'air à un instant T. Particules fines issues du diesel, monoxyde de carbone, ozone, dioxines... les pollutions sont diverses et peuvent s'avérer dangereuses passé certains seuils de concentration. En cas de forte pollution atmosphérique, l'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air rédige un rapport (sur le niveau d'émission, l'origine des polluants...) et alerte les autorités compétentes. En tant que spécialiste, il ou elle préconise des solutions afin de réduire la pollution.

Modélisation

Il ou elle travaille aussi sur le long terme, en mettant en place des modélisations informatiques. Son objectif est alors la prévention des risques. Par exemple, dans 20 ans, quel impact aura le trafic aérien pour la région Ile-de-France Pour le savoir, il lui faut utiliser des ordinateurs pour croiser une masse importante de données (simulation de trafic, normes environnementales en vigueur, causes identifiées de pollution dans la région...). L'analyste de l'air envisage plusieurs scénarios et propose aux autorités des solutions pour diminuer cet impact.

Conditions de travail

Travail en équipe

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air supervise une équipe de techniciens spécialisés en mesure de la qualité de l'air. Il ou elle exerce un rôle d'encadrement et coordonne le travail depuis la commande d'une étude jusqu'à la publication des résultats. Souvent dans un bureau, il ou elle se déplace parfois sur le terrain et dans les airs : des relevés du taux de carbone dans l'atmosphère sont effectués en avion.

Dans le public et dans le privé

Lorsque l'analyste de l'air travaille au sein d'un organisme de recherche public, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), c'est comme fonctionnaire (catégorie A). Il est aussi possible d'être salarié/e du secteur privé, au sein d'une association agréée par l'État pour la surveillance de l'air. Il en existe une vingtaine en France, comme Airparif, chargée de contrôler les taux de particules fines, de dioxyde de soufre, de dioxyde d'azote et d'ozone en Ile-de-France. D'autres associations surveillent la radioactivité et le radon. Enfin, il existe des emplois salariés dans l'industrie et en bureaux d'études.

En laboratoire

Dans le cadre de ses activités, l'analyste de l'air est amené à intervenir en laboratoire. Dans l'industrie chimique par exemple, il ou elle travaille parfois en zone à atmosphère contrôlée. Le port d'équipements de protection est alors nécessaire.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Automobile, Environnement, Fonction publique, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des résultats de mesures
    • Analyser des résultats de tests et essais
    • Planifier et interpréter la réalisation des mesures, analyses et des résultats
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Gérer les équipes sur le terrain
    • Superviser et encadrer l'équipe de techniciens
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des échantillons biologiques
    • Analyser des échantillons de matières ou de produits
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Concevoir des protocoles d'analyses
    • Optimiser des protocoles de laboratoire
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler l'utilisation des équipements de protection individuelle
    • Contrôler la conformité d'un équipement de laboratoire
  • Contrôler et faire appliquer le respect de dispositions légales et réglementaires
    • Assurer la conformité des pratiques avec les réglementations en vigueur
    • Rédiger des rapports de conformité réglementaire
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Communiquer avec l'équipe de maintenance
    • Communiquer efficacement avec l'équipe de laboratoire
  • Enseigner, développer des compétences
    • Assurer la formation continue du personnel du laboratoire

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de leadership
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissances scientifiques et techniques

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air a des connaissances pointues en chimie atmosphérique, en météorologie mais aussi en électronique et en informatique. Pour analyser les échantillons d'air prélevés, il ou elle se sert d'un matériel spécialisé, comme le spectromètre qui sépare les isotopes selon leur masse. Des bio-indicateurs sont aussi employés pour mesurer certains types de pollution. Dans la recherche, il peut être nécessaire d'utiliser l'anglais comme langue de travail. Il faut faire preuve de rigueur scientifique dans l'analyse des données et savoir rédiger des rapports (analyses, statistiques, recommandations).

Qualités relationnelles

Travaillant dans le secteur de l'environnement, l'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air connaît les normes en vigueur mises en place pour la protection des populations. Dans une démarche qualité, il ou elle cherche à anticiper les pollutions en informant le public. Il lui faut faire preuve de qualités relationnelles et être pédagogue lors de l'animation de réunions d'information, par exemple.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 10 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1501.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur analyste de l'air ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Chimie et Licence Chimie, Sciences de la vie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Chimie et sciences du vivant (bac + 5), Master Chimie physique et analytique (bac + 5) et Master Sciences du médicament et des produits santé (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur analyste de l'air ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2298 euros brut par mois, pour un chargé de recherche. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs des méthodes de production, du contrôle qualité » gagnent plus de 3 140 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Ingénieurs des méthodes de production, du contrôle qualité » gagnaient 4 904 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 885 €.

Le métier d'ingénieur analyste de l'air recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 2 530 recrutements de « Ingénieurs des méthodes de production, du contrôle qualité », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 24 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1501. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur analyste de l'air a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur analyste de l'air est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 6 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.