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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Ingénieur biomédical / ingénieure biomédicale

L'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale conçoit, choisit et entretient les appareils médicaux, comme les scanners ou les respirateurs, pour soigner mieux et en sécurité.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un hôpital, une entreprise de matériel médical ou un centre de recherche. Tu collabores avec des médecins, des infirmiers et des techniciens. Tu étudies les besoins, tu choisis ou conçois les appareils, tu les testes et tu formes les utilisateurs. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'écoute et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Concevoir des équipements sûrs

L'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale conçoit des appareils médicaux de nature et de taille très diverses, du scalpel au pacemaker, en passant par le scanner, l'IRM (imagerie par résonance magnétique), les appareils de réanimation, les prothèses... et assure leur bon fonctionnement en vue d'améliorer la qualité et la sécurité des soins apportés aux malades. Il ou elle coordonne le plan d'équipement médical et conseille l'hôpital pour l'achat ou le renouvellement des matériels, dans le respect du budget alloué.

Assurer la maintenance

Il ou elle assure le suivi du matériel en termes de maintenance, de qualité et de réglementation. À la tête d'une équipe de techniciens biomédicaux ou de techniciennes biomédicales, il lui faut planifier l'entretien des équipements, programmer les réparations éventuelles tout en assurant aussi une veille technologique et réglementaire.

Former le personnel

Enfin, l'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale s'assure que le personnel médical ou soignant maîtrise l'utilisation des équipements de l'hôpital. Si nécessaire, il ou elle met en place des séances de formation en ayant toujours en tête les contraintes de sécurité, très fortes dans son métier, car la santé des patients ou des patientes est en jeu.

Conditions de travail

Un travail d'équipe

L'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale dirige une équipe de techniciens ou de techniciennes et d'agents ou d'agentes administratifs pouvant aller jusqu'à une dizaine de personnes dans les grands hôpitaux. Dans un établissement de taille modeste, ses fonctions sont plus polyvalentes et il ou elle contrôle parfois en autonomie la qualité des équipements.

Communication et pédagogie

Il ou elle rencontre au quotidien de nombreuses personnes : les utilisateurs ou les utilisatrices (médecins, personnel soignant), les entreprises qui fournissent les équipements, mais aussi les éventuelles entreprises sous-traitantes assurant une part de maintenance. Il ou elle travaille aussi en étroite collaboration avec la direction de l'établissement de santé, notamment pour l'aider à définir une stratégie globale, en assurant un rôle de conseil technique pour arbitrer le budget entre les différents services d'un hôpital, par exemple.

Surtout à l'hôpital

La très grande majorité des ingénieurs biomédicaux ou des ingénieures biomédicales travaille en milieu hospitalier. Certains ou certaines exercent dans les établissements de soins ou dans les entreprises du dispositif médical. La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) de 2009 a créé des responsables de pôle d'activités médicales, auxquels l'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale apporte une expertise.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Recherche, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des projets de recherche
    • Concevoir, conduire et vérifier des travaux d'analyse en laboratoire dans le respect des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL)
    • Participer à des projets de recherche appliquée
    • Planifier et suivre les projets de R&D en respectant les délais et les budgets
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Réaliser le dossier de prototype et de définition
    • Superviser la production de prototypes pour tests et validation
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser des logiciels spécialisés pour l'analyse des données
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations avec les autres départements
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Traduire les demandes de l'entreprise en solutions techniques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser une étude de brevetabilité
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Déterminer des axes d'évolution technologiques

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 8 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Avoir une double culture

L'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale possède une double culture : dans les domaines technique, scientifique (instrumentation médicale, en électronique et en micro-informatique) et médical. Le métier nécessite aussi de connaître les différents acteurs et actrices du secteur (entreprises de fabrication, de distribution et médecins utilisant ces équipements) ainsi que les contraintes réglementaires qui évoluent dans un contexte en constante innovation.

Savoir communiquer

Outre un bon sens relationnel (car il ou elle est en contact permanent avec l'administration, les différents prestataires, les utilisateurs ou les utilisatrices...), l'ingénieur biomédical ou l'ingénieure biomédicale doit savoir conseiller efficacement, négocier des prestations, des contrats, des accords avec des interlocuteurs ou les interlocutrices internes ou externes à l'hôpital, et concevoir un programme d'investissement. Il ou elle sait aussi animer et motiver une équipe. Enfin, l'industrie du matériel médical étant très internationalisée, la maîtrise de l'anglais technique lui est indispensable.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 1 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : ingénieur biomédical / ingénieure biomédicale.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur biomédical biomédicale ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace de l’Université de Mulhouse, spécialité Textile et Fibres (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité mathématiques appliquées et mécanique (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité électronique (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur biomédical biomédicale ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1920 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 4 747 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 3 741 € à 3 907 €.

Le métier d'ingénieur biomédical biomédicale recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 588 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur biomédical biomédicale a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur biomédical biomédicale est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.