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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Ingénieur en automatisme / ingénieure en automatisme

L'ingénieur en automatisme conçoit et programme les systèmes qui font fonctionner des machines, des robots et des usines sans intervention humaine constante.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 516 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans l'industrie ou un bureau d'études, avec des techniciens et des ingénieurs. Tu choisis les capteurs, tu programmes des automates, tu testes, tu règles et tu dépannes les installations. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu alternes l'atelier et l'ordinateur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Concevoir et développer

L'ingénieur ou l'ingénieure en automatisme définit l'architecture de systèmes automatisés complexes. Il ou elle commence par spécifier le cahier des charges en tenant compte des besoins exprimés par les clients et par les responsables de fabrication, de maintenance et des méthodes. Il ou elle est responsable des choix techniques.

Mettre en œuvre

Assurer la programmation d'automates, définir et suivre les essais ainsi que la mise en route des machines fait partie des fonctions de l'ingénieur ou l'ingénieure en automatismes. En concertation avec les ingénieurs de production, il ou elle prévoit la chronologie et la nature des tâches qui seront exécutées par le système automatisé.

Gérer et négocier

Dans ce métier, il faut savoir mener une négociation technique et financière avec les fournisseurs d'équipements et les sous-traitants, et savoir persuader les instances supérieures de la qualité du matériel à acquérir. Expliquer, justifier, convaincre : une lourde tâche pour ce ou cette spécialiste responsable d'enjeux financiers importants. Conseiller, assister et former les utilisateurs constitue une autre partie de ses activités. Il ou elle gère également le planning des salariés de son équipe, surtout si une formation est nécessaire.

Conditions de travail

Dans tout type d'industrie

Les ingénieurs en automatismes travaillent dans les grandes et moyennes entreprises de type industriel. Une partie d'entre eux exerce dans des sociétés d'ingénierie, qui sous-traitent la réalisation des projets : sociétés de services en ingénierie informatique, sociétés d'assistance technique, constructeurs d'automatismes. Grâce à eux, certaines petites entreprises, notamment les sous-traitantes, ou entreprises de taille intermédiaire peuvent s'automatiser et ainsi pallier le manque de main-d’œuvre qualifiée.

Toujours en contact

L'ingénieur ou l'ingénieure en automatismes passe rarement des journées entières devant son ordinateur. Il ou elle a besoin de l'avis de tous, et travaille en liaison étroite avec le bureau d'études, la recherche-développement (R & D), la production, la maintenance, etc. En externe, il ou elle se déplace souvent auprès des fournisseurs et des usines, parfois même à l'étranger.

À la pointe des technologies

Quand il ou elle se spécialise en mécatronique, l'ingénieur ou l'ingénieure devient le fer de lance de l'innovation. Il ou elle imagine puis réalise des projets de produits intelligents proposant un maximum de fonctions dans un minimum de place. Anticipant souvent la demande, il ou elle met au point des produits toujours nouveaux : robots, véhicules à guidage automatique, caméscopes, etc.

Statuts
salarié
Secteurs
Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Électronique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Maintenance, Mécanique, Mode et luxe

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des projets de recherche
    • Concevoir, conduire et vérifier des travaux d'analyse en laboratoire dans le respect des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL)
    • Participer à des projets de recherche appliquée
    • Planifier et suivre les projets de R&D en respectant les délais et les budgets
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Réaliser le dossier de prototype et de définition
    • Superviser la production de prototypes pour tests et validation
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser des logiciels spécialisés pour l'analyse des données
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations avec les autres départements
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Traduire les demandes de l'entreprise en solutions techniques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser une étude de brevetabilité
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Déterminer des axes d'évolution technologiques

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 8 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Gestion d'équipe...

Pour diriger, animer et motiver ses équipes, l'ingénieur ou l'ingénieure en automatismes doit savoir communiquer et négocier. Il ou elle doit être capable de convaincre de la nécessité d'adopter une nouvelle démarche ou de réorganiser un atelier. Mieux vaut savoir être diplomate et manier l'art de la persuasion.

... et l'œil sur la technique

Une approche pluridisciplinaire lui permet de s'adapter à différentes cultures et méthodes de travail. Travailler sur un robot fait appel à une culture technique, high-tech, et demande des connaissances en informatique temps réel, en électronique, en électrotechnique, en asservissements et en mécanique.

Aucune routine

Souvent en déplacement tant en interne qu'en externe, cet ingénieur / cette ingénieure doit savoir s'organiser pour gérer parfaitement son planning et conduire son projet dans les meilleurs délais. La priorité est donc donnée aux personnalités dynamiques et mobiles, prêtes pour des missions à l'étranger. Maîtriser l'anglais est incontournable.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur en automatisme ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Electronique, énergie électrique, automatique. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace de l’Université de Mulhouse, spécialité Textile et Fibres (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité mathématiques appliquées et mécanique (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité électronique (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur en automatisme ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2917 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 4 747 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 3 741 € à 3 907 €.

Le métier d'ingénieur en automatisme recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 588 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur en automatisme a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur en automatisme est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 10 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.