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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Ingénieur métallurgiste / ingénieure métallurgiste

L'ingénieur métallurgiste étudie et améliore les métaux et les alliages, leur fabrication et leurs traitements, pour les rendre plus résistants et plus légers.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 570 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une usine, un laboratoire ou un bureau d'études. Tu conçois des essais, tu analyses la structure des métaux, tu résous les défauts de fabrication, tu proposes des améliorations et tu suis la production. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu alternes atelier, laboratoire et bureau.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Des applications très variées

Canettes de soda, outils de bricolage, moteurs de voitures, turbines d'avions... l'industrie métallurgique recouvre la production et le travail des métaux ferreux, non ferreux et leurs alliages, ainsi que les métaux précieux. L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste a pour mission de choisir ou de mettre au point des matériaux performants, adaptés à chaque production ou problème technique. Son travail est donc très tourné vers la recherche dont il ou elle définit le contenu et le coût.

De la recherche appliquée

En relation avec les chefs ou les cheffes de projet, l'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste réalise des audits techniques et économiques pour optimiser les process de fabrication, résoudre des problèmes de production ou améliorer la performance des alliages afin qu'ils soient plus résistants à l'usure ou à la corrosion.

Au top de l'innovation

On compte près de 3 000 compositions d'acier. L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste a donc pour mission de trouver les bons dosages en fonction d'une demande précise qui lui aura été faite. Pour cela, il ou elle doit constituer une documentation, consulter des bases de données, effectuer des calculs et des essais en laboratoire industriel, par exemple pour mesurer la dureté ou la résistance d'un matériau. C'est un travail passionnant qui nécessite une veille constante.

Conditions de travail

Un travail en équipe

L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste ne travaille pas de manière isolée mais collabore avec différents spécialistes en gérant des techniciens ou des techniciennes de laboratoire. Il ou elle est en outre en lien avec les chefs ou les cheffes de projet, la production et la direction, qu'il ou elle doit convaincre pour obtenir le budget nécessaire à ses recherches. Il ou elle participe aussi à de nombreuses réunions.

Du matériel de pointe...

L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste travaille généralement au sein d'un laboratoire industriel. Il ou elle passe du microscope aux rayons X (pour mesurer la densité ou la conductibilité électrique d'un matériau, par exemple) en passant par la microsonde, le laser, etc. Des appareils très perfectionnés et en perpétuel évolution qu'il ou elle doit maîtriser.

... mais aussi traditionnel

Si les procédés de fabrication font de plus en plus souvent appel aux dernières technologies (découpe au jet d'eau ou au plasma, soudage robotisé, etc.), l'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste peut malgré tout être exposé ou exposée aux bruits de la soudure ou de la découpe des métaux. Un équipement spécifique est souvent nécessaire.

Statuts
salarié
Secteurs
Mécanique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des projets de recherche
    • Concevoir, conduire et vérifier des travaux d'analyse en laboratoire dans le respect des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL)
    • Participer à des projets de recherche appliquée
    • Planifier et suivre les projets de R&D en respectant les délais et les budgets
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Réaliser le dossier de prototype et de définition
    • Superviser la production de prototypes pour tests et validation
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser des logiciels spécialisés pour l'analyse des données
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations avec les autres départements
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Traduire les demandes de l'entreprise en solutions techniques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser une étude de brevetabilité
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Déterminer des axes d'évolution technologiques

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 8 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

La technique avant tout

Avant tout, l'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste doit maîtriser les propriétés physiques, chimiques et mécaniques des métaux, ainsi que les caractéristiques des produits fabriqués et les techniques utilisées dans l'entreprise.

Ouverture d'esprit

L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste doit travailler avec rigueur et méthode pour mener à bien ses expérimentations, mais également faire preuve d'ouverture d'esprit et d'imagination pour faire évoluer les matériaux comme les techniques.

Bonne communication

L'ingénieur ou l'ingénieure métallurgiste sait travailler en équipe. Esprit de synthèse et sens rédactionnel font partie de ses atouts, notamment pour rédiger des rapports. Il ou elle doit également avoir un certain pouvoir de conviction pour faire accepter ses recherches, aussi bien auprès de la direction que des opérationnels ou opérationnelles. Une bonne connaissance de l'anglais technique est indispensable.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : ingénieur métallurgiste / ingénieure métallurgiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur métallurgiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Chimie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace de l’Université de Mulhouse, spécialité Textile et Fibres (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité mathématiques appliquées et mécanique (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité électronique (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur métallurgiste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2800 et 2750 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 4 747 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 3 741 € à 3 907 €.

Le métier d'ingénieur métallurgiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 588 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur métallurgiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur métallurgiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.