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Communication, Média et Multimédia · Edition et communication

Intermédiateur LSF / intermédiatrice LSF

L'intermédiateur LSF facilite la communication entre des personnes sourdes et entendantes, en langue des signes, en adaptant les échanges à chaque situation.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire médian après 35 ans
55 300 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 305 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une association, un établissement de santé, un service public ou une entreprise. Tu accompagnes les personnes sourdes dans leurs démarches, tu expliques le contexte, tu adaptes ton langage, tu aides à comprendre et à se faire comprendre. Il faut de l'écoute, de l'empathie, de la patience et de la discrétion. Il faut maîtriser la langue des signes.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Une aide à la communication

Pendant une conversation entre 2 interlocuteurs, directement en LSF (langue des signes française) ou par le biais d'un ou d'une interprète français/LSF, les intermédiateurs sont des tiers facilitant la communication. Ils interviennent dans l'échange suivant la compréhension de chacun pour reformuler les propos et garantir l'autonomie de tous. Les intermédiateurs peuvent aussi recevoir seuls leurs interlocuteurs, avant ou après un rendez-vous, pour préparer la situation, appréhender les difficultés à venir, rassurer, donner des informations complémentaires de nature culturelle ou linguistique.

Des activités variées

Les intermédiateurs préparent leur intervention en récoltant des informations auprès de leurs collègues, des professionnels, et des interlocuteurs. Ils préparent la stratégie de communication à mettre en place avec l'interprète français/LSF. Pendant l'intervention, ils se présentent, expliquent leur mission et organisent le placement de chacun. Ils proposent des outils de communication supplémentaires si nécessaire, et s'assurent de la bonne compréhension par tous les interlocuteurs. Après l'intervention, ils peuvent être amenés à faire un bilan de la situation de communication avec l'interprète français/LSF. Si besoin, ils peuvent participer à des entretiens avec d'autres professionnels, pour assurer une meilleure compréhension de l'échange passé par l'usager demandeur.

Conditions de travail

Travail d'équipe et adaptation

Les intermédiateurs peuvent travailler en équipe ou seuls, en fonction des situations et des besoins. En binôme, ils travaillent majoritairement avec des interprètes français/LSF. Ils exercent seuls lorsqu'il faut sensibiliser des professionnels, ou expliquer certaines informations aux personnes accompagnées. Ils doivent s'adapter à différents profils d'usagers et de professionnels, sourds ou entendants.

Beaucoup d'autonomie

Les intermédiateurs sont très autonomes. Ils gèrent seuls leurs missions et leurs organisations : gestion du temps d'intervention, du temps de déplacement, de la fatigue, etc. Ils sont responsables de la bonne communication entre tous les intervenants et garantissent la fluidité d'une conversation.

Travailler en tous lieux et à toute heure

Les intermédiateurs travaillent dans un bureau pour préparer les interventions, mais la majorité du travail se fait en extérieur, dans toutes les situations et dans tous les lieux nécessitant une intermédiation. Leurs horaires peuvent parfois se prolonger en soirée ou durant les week-ends si nécessaire.

Statuts
indépendant
Secteurs
Fonction publique, Santé, Social

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser une traduction, transposer un texte
    • Interpréter avec précision les nuances culturelles
    • Maîtriser la traduction de termes techniques dans des domaines spécialisés
    • Maîtriser les conventions et nuances propres à chaque langue
    • Traduire des documents techniques
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des structures linguistiques
    • Mener une recherche et se préparer pour traiter des sujets complexes
    • Utiliser des bases de données de mémoire de traduction (MEM)
  • Contrôler la qualité et la conformité d'un livrable
    • Assurer le respect des délais de livraison des traductions
    • Corriger les erreurs d'orthographe, de grammaire, de syntaxe, de typographie
    • Réviser les traductions pour garantir leur qualité
  • Valoriser et partager les bonnes pratiques
    • Promouvoir les bonnes pratiques de traduction
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger des contenus web optimisés pour le SEO
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de traduction assistée par ordinateur
  • Créer une documentation technique
    • Développer des glossaires spécialisés pour des projets de traduction ou d'interprétariat
  • Gérer une situation de crise
    • Agir rapidement en cas de besoin de modification de contenu

Dans le ROME, ce métier compte 3 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Des compétences variées

Être intermédiateur ou intermédiatrice nécessite de nombreuses compétences dont la connaissance de la culture sourde et entendante, une excellente maîtrise de la LSF (au moins le niveau C1 du CECRL-Cadre européen de référence pour les langues) et du français, l'utilisation variée d'outils de communication... Cela suppose de bonnes capacités de reformulation dans les 2 langues et les 2 cultures.

Gérer des échanges

Lors d'échanges, les intermédiateurs gèrent les situations (stress, conflit...) et les échanges (attitudes, regards, etc.). Ils garantissent la bonne participation des interlocuteurs sans jamais se mettre à leur place. Les intermédiateurs travaillent en étroite collaboration avec les interprètes français/LSF. Tenus au secret professionnel, ils appliquent également les principes de neutralité, d'impartialité et de respect des propos de tous les intervenants.

Qualités relationnelles

Les intermédiateurs sont bienveillants et empathiques. Pendant les échanges, ils savent se montrer disponibles et patients. À l'écoute de leurs interlocuteurs, ils font preuve de diplomatie et de pédagogie pour faciliter la communication.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Créer, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit, Langues.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche E1108.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir intermédiateur LSF ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Langues étrangères appliquées. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Langues et sociétés (bac + 5), Master Sciences du langage (bac + 5) et Master Lettres et langues (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme intermédiateur LSF ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction du lieu et du statut d'exercice. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Interprètes » gagnent plus de 2 400 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Interprètes », « Journalistes et cadres de l'édition ») gagnaient de 2 661 € à 4 115 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 478 € à 3 237 €.

Le métier d'intermédiateur LSF recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 180 recrutements de « Interprètes », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 19 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME E1108. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'intermédiateur LSF a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de la communication et de l’information » entre 2019 et 2030 : en hausse (+16 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (16 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'intermédiateur LSF est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 15 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.