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Santé · Rééducation et appareillage

Masseur-kinésithérapeute

Le ou la kinésithérapeute aide des patients à retrouver mobilité et autonomie après une blessure, une maladie ou une opération.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire du débutant
24 500 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
39 900 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu accueilles des patients qui ont mal ou qui ont du mal à bouger. Tu fais un bilan, tu proposes des exercices et des massages, et tu suis leurs progrès. Tu travailles en cabinet, à l'hôpital ou en centre de rééducation. Il faut de l'écoute, de l'empathie, de l'organisation, de la rigueur et de la patience pour accompagner chaque patient.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Repérer la pathologie

Le ou la masseur-kinésithérapeute intervient après étude du dossier médical (radiographies, ordonnances du médecin référent...) du patient et pratique un examen clinique pour définir les méthodes et les moyens à mettre en œuvre. Il ou elle intervient parfois, sans prescription médicale, dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation, massage...) ou esthétique (exercices de relaxation pour le visage, par exemple).

Des techniques variées

Le ou la kiné fait ensuite appel à des techniques variées : masso-kinésithérapie, étirements, contentions, relaxation neuromusculaire, applications de courants électriques, cryothérapie, balnéothérapie, pressothérapie... Ces techniques doivent être adaptées à chaque patient, pour mobiliser ou stimuler les tissus ou muscles endommagés ou altérés, pour effectuer une rééducation neuromusculaire, corrective ou compensatrice.

Conditions de travail

Surtout en libéral

Il y a environ 88 000 kinésithérapeutes. La grande majorité d'entre eux sont à leur propre compte, en exerçant en cabinet libéral. Les autres (environ 20%) sont salariés et exercent à l’hôpital,en clinique, en cabinet, en centre de rééducation, en maison de retraite, en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou dans des établissements thermaux.

Avec les soignants

Le ou la masseur-kinésithérapeute rééduque le plus souvent sur prescription médicale, et tient informé le médecin prescripteur des résultats obtenus. Mais le travail d'équipe ne s'arrête pas là. Qu'il ou qu'elle exerce en libéral ou dans le secteur hospitalier, il ou elle reste toujours en étroite collaboration avec les soignants. À l'hôpital ou en clinique, en centre de rééducation, il ou elle fait partie d'une équipe inter-professionnelle constituée autour du patient.

En coordination

Les soins sont coordonnés entre les médecins et les autres professionnels paramédicaux (ergothérapeutes, psychomotriciens) ou autres (éducateurs). Selon les cas, il ou elle communique avec les services sociaux pour l'orientation des patients, des neuropsychologues pour avis, des fournisseurs d'orthopédie médicale, des orthoprothésistes pour la réalisation d'appareillages.

Statuts
libéral, fonctionnaire, salarié
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Prodiguer des soins paramédicaux
    • Appliquer des techniques de mobilisation manuelle
    • Faire preuve de dextérité et précision dans la manipulation des muscles et des articulations des patients
    • Utiliser des équipements de kinésithérapie comme les ultrasons, les électrostimulateurs et autres dispositifs
  • Prodiguer des soins médicaux
    • Maîtriser les techniques de massage thérapeutique et de mobilisation articulaire
    • Maîtriser les techniques de rééducation fonctionnelle, de réadaptation, et des mouvements correctifs
    • Poser un appareillage médical
  • Concevoir des protocoles de soins
    • Concevoir un projet thérapeutique
    • Modifier les traitements en fonction de l'évolution des besoins du patient
    • Organiser la séance de kinésithérapie et l'adapter
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Proposer des conseils en matière de bien-être et d'hygiène de vie
  • Coacher une personne
    • Contribuer à optimiser les séances de préparation physique avant, pendant et après la compétition
  • Réaliser un diagnostic ou un bilan paramédical
    • Réaliser le diagnostic masso kinésithérapique à partir de tests de force musculaire et de posture
  • Informer, accompagner un patient
    • Maîtriser des techniques de gestion de la douleur et des méthodes de soulagement
  • Réaliser un diagnostic médical
    • Evaluer l’état physique et identifier les dysfonctionnements du patient

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
  • Faire preuve de persévérance
Ce qu'en dit l'Onisep

Bonne résistance physique

Une bonne résistance physique est requise pour manipuler les patients, répéter des exercices de rééducation, réaliser des gestes et des massages.

Écoute et observation

Du nourrisson au sportif de haut-niveau en passant par le cadre fatigué ou la personne âgée... les patients sont tous différents. Aux kinésithérapeutes de tenir compte de leur état physique et de leurs besoins. Ils doivent leur donner confiance, les encourager à persévérer dans leurs efforts, les remotiver et les stimuler dans leur parcours de soins. L'observation de l'évolution du patient est indispensable pour travailler efficacement.

Bon mental

Un bon équilibre émotionnel, une implication réelle dans la recherche de solutions adaptées à chaque situation et un accompagnement souple (selon l'évolution des patients) sont indispensables pour travailler avec des personnes parfois en grande difficulté (polytraumatisés, malades chroniques, handicapés...).

Curiosité scientifique

Pour rester au meilleur niveau et s'ouvrir des nouvelles possibilités d'intervention, les kinésithérapeutes s'informent et se forment tout au long de leur vie professionnelle.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : physiothérapeute.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1404, J1413.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir masseur-kinésithérapeute ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Masseur-kinésithérapeute (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme masseur-kinésithérapeute ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2040 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Autres professionnels para-médicaux » gagnent plus de 2 116 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Autres professionnels para-médicaux » gagnaient 3 010 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 726 €.

Le métier de masseur-kinésithérapeute recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 6 550 recrutements de « Autres professionnels para-médicaux », dont 69 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 521 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME J1404, J1413. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de masseur-kinésithérapeute a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professions paramédicales (hors infirmiers) » entre 2019 et 2030 : en hausse (+9 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (21 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de masseur-kinésithérapeute est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.