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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Physicien médical / physicienne médicale

Le physicien médical ou la physicienne médicale veille à ce que les appareils de radiothérapie et d'imagerie fonctionnent bien et que les doses de rayons soient adaptées à chaque patient.

En bref

Niveau d'études
bac + 7
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
49 200 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
70 200 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 641 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles à l'hôpital avec des médecins et des manipulateurs. Tu calcules et contrôles les doses de rayons utilisées pour soigner les patients, tu vérifies le bon fonctionnement des appareils et tu veilles à la sécurité de tous. Tu mêles physique et médecine. Il faut de l'esprit d'équipe, de bonnes idées et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

En amont des traitements

Ni radiologue ou médecin, ni manipulateur ou manipulatrice, le physicien médical ou la physicienne médicale intervient sur les machines en amont d'un examen ou d'un traitement à base de rayons radioactifs (petscan, radio, IRM, scintigraphie, mammographie, rayons). Il ou elle programme les machines, calcule et vérifie les dosages des produits pour obtenir la meilleure image possible avec le moins de risques pour le patient ou la patiente.

Responsable de la sécurité

Spécialiste de machines sophistiquées et potentiellement dangereuses, le physicien médical ou la physicienne médicale garantit la sécurité des patients ou des patientes comme des personnels. Il ou elle informe et forme les membres de l'équipe notamment sur les risques potentiels, répond à leurs questions, veille à ce qu'ils ou elles utilisent correctement les équipements et respectent les règles de sécurité.

Tout vérifier

Le physicien ou la physicienne va souvent se spécialiser sur un ou deux types de machines : radiothérapie, radiologie ou médecine nucléaire. En radiothérapie, pour les traitements des cancers, la préparation peut durer plusieurs semaines pour vérifier la prescription et la dose par rapport au patient ou à la patiente, vérifier les calculs et ce que délivre la machine, etc. Rien n'est laissé au hasard et chaque soin est personnalisé. Toutes les machines doivent être régulièrement contrôlées en suivant un protocole précis.

Conditions de travail

Horaires fixes

Même si il ou elle travaille dans le milieu hospitalier, le physicien ou la physicienne médicale travaille avec des horaires fixes, correspondant à ceux des examens programmés. L'amplitude horaire est généralement plus importante dans le privé que dans le public. Si le physicien ou la physicienne n'a pas de contact avec le patient ou la patiente, légalement, sa présence est obligatoire dans le service au moment des examens.

Travail d'équipe

Selon le cas, le physicien ou la physicienne médicale est sous la responsabilité hiérarchique de la direction de l'établissement ou du ou de la médecin chef ou cheffe de service. Il ou elle participe à de nombreuses réunions concernant la prise en charge de la patientèle, les procédures, l'organisation des services et des soins, le management de la qualité, etc. Partie intégrante du personnel soignant, il ou elle fait partie d'une équipe pluridisciplinaire comprenant notamment : médecins, radiologues, manipulateurs ou manipulatrices radio, mais aussi assistants ou assistantes et secrétaires, ingénieurs biomédicaux ou ingénieures biomédicales, etc.

Déplacements possibles

Dans un grand hôpital, on peut compter une dizaine de physiciens médicaux ou de physiciennes médicales pour s'occuper d'un parc de machines de 100 à 150 appareils variés : IRM, appareils de mammographie ou de radiographie, petscan, etc. Les techniques évoluant rapidement, le physicien ou la physicienne se forme régulièrement, participe à des congrès internationaux, etc.

Statuts
salarié
Secteurs
Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des projets de recherche
    • Concevoir, conduire et vérifier des travaux d'analyse en laboratoire dans le respect des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL)
    • Participer à des projets de recherche appliquée
    • Planifier et suivre les projets de R&D en respectant les délais et les budgets
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Réaliser le dossier de prototype et de définition
    • Superviser la production de prototypes pour tests et validation
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser des logiciels spécialisés pour l'analyse des données
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations avec les autres départements
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Traduire les demandes de l'entreprise en solutions techniques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser une étude de brevetabilité
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Déterminer des axes d'évolution technologiques

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 8 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

La sécurité avant tout

Le physicien médical ou la physicienne médicale est avant tout un ou une scientifique. Même si il ou elle n'est pas médecin et ne rencontre a priori jamais le patient ou la patiente, il ou elle fait partie du personnel de santé qui participe à son traitement et à sa sécurité. Il ou elle a une lourde responsabilité car les machines qu'il ou elle règle peuvent être fatales si elles sont mal utilisées, ou si la dose de rayons dispensée n'est pas la bonne. Il ou elle doit donc être d'une extrême rigueur et d'une grande vigilance.

Bonne communication

Le travail en équipe et la bonne communication entre les différents intervenants ou intervenantes sont primordiaux. Le physicien médical ou la physicienne médicale doit s'assurer que tout le monde comprend bien les risques encourus et comment les éviter. Il ou elle participe aux réunions de l'équipe soignante et doit être capable d'adapter son discours à chaque personne, qu'il s'agisse de ou de la secrétaire ou encore du ou de la médecin chef ou cheffe de service.

Anglais nécessaire

Avec son esprit scientifique, le physicien médical ou la physicienne médicale recherche les informations dont il ou elle a besoin pour mettre ses connaissances à jour. Il ou elle maîtrise l'anglais écrit et oral pour communiquer avec les entreprises fabricantes de machines et participer à des congrès internationaux.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir physicien médical médicale ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 7. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, BUT Mesures physiques et BUT Chimie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace de l’Université de Mulhouse, spécialité Textile et Fibres (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité mathématiques appliquées et mécanique (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l’école nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux de l’institut polytechnique de Bordeaux, spécialité électronique (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme physicien médical médicale ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 4100 euros brut par mois, dans le privé. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 4 747 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 3 741 € à 3 907 €.

Le métier de physicien médical médicale recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 588 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de physicien médical médicale a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de physicien médical médicale est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 10 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.