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Services à la personne et à la collectivité · Défense, sécurité publique et secours

Surveillant de centre pénitentiaire / surveillante de centre pénitentiaire

Le surveillant de centre pénitentiaire ou la surveillante de centre pénitentiaire assure la sécurité dans une prison, surveille les personnes détenues et les accompagne dans leur quotidien.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
de 22 200 à 22 500 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 23 700 à 25 000 € brut par an
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 233 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu fais des rondes, tu contrôles les accès, tu encadres les activités, tu écoutes les détenus et tu veilles à un climat calme. Tu travailles en équipe, avec des horaires décalés, et tu gardes ton sang-froid en cas de tension. Côté qualités, tu as besoin de l'esprit d'équipe, le sens des responsabilités et du sang-froid.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Surveiller les prisonniers

Assurer la sécurité des personnes détenues est la première mission du surveillant ou de la surveillante de centre pénitentiaire. Il ou elle passe dans les couloirs, ouvre et ferme les portes, apporte les repas, distribue le courrier après l'avoir lu, surveille les activités en extérieur, vérifie l'état des cellules et la solidité des barreaux aux fenêtres, procède systématiquement à des fouilles lors des différentes visites, gère les conflits, etc.

Contribuer à la réinsertion

Moins connu, mais primordial, est le rôle social que joue le surveillant ou la surveillante auprès des détenus ou des détenues. Tout en veillant à garder ses distances, il faut rester à leur écoute, les aider dans leurs démarches administratives, les inciter à participer à des activités culturelles ou sportives, signaler des difficultés particulières à sa hiérarchie. En entretenant cette relation, le surveillant ou la surveillante de centre pénitentiaire de prison soulage les tensions qui peuvent parfois être très vives entre les personnes détenues en milieu carcéral, et contribue à accompagner la réinsertion des personnes incarcérées.

Participer à l'animation

Ce professionnel ou cette professionnelle peut se spécialiser, par exemple, dans la surveillance des secteurs médicalisés de la prison, le transport des prisonniers sur la voie publique etc. D'autres orientations sont possibles, comme l'animation d'activités culturelles (en tant que responsable d'atelier) ou sportives (comme moniteur ou monitrice de sport).

Conditions de travail

Dans divers milieux carcéraux

Le quotidien se déroule en prison, en uniforme. Les couloirs, la cour, les ateliers culturels, les installations sportives, le parloir, l'accueil, les miradors constituent l'environnement de travail du surveillant ou de la surveillante de centre pénitentiaire. L'ambiance et le fonctionnement diffèrent selon la direction et le type d'établissement. Ainsi, dans les maisons d'arrêt, les personnes détenues vivent en cellules fermées et sortent à heures fixes. Dans les centres de rétention, les portes des cellules sont ouvertes et les prisonniers ou prisonnières sont plus libres de leurs mouvements. Enfin, dans les centres de détention, on accueille les personnes les plus dangereuses pour la société.

De jour comme de nuit

Les contraintes horaires du métier sont importantes. Les personnes détenues doivent être surveillées jour et nuit, 7 jours sur 7, toute l'année, ce qui implique des roulements d'équipes de surveillants et de surveillantes.

Au service de l'État

Les surveillants et surveillantes pénitentiaires sont des fonctionnaires qui dépendent du ministère de la Justice. Leur emploi est garanti et leur salaire fixé selon une grille indiciaire. Comme tous les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, ils ou elles acceptent une forte mobilité et changent de poste fréquemment. Le travail s'effectue en équipe.

Statuts
fonctionnaire
Secteurs
Droit et justice, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Mener une enquête judiciaire
    • Constater les crimes et les délits
    • Lutter contre la criminalité
    • Rechercher des auteurs de crimes ou de délits
  • Mener des opérations de maintien de l'ordre et de sécurité
    • Contrôler ou appréhender une personne
    • Réaliser les interventions de lutte contre les troubles à la tranquillité et à l'ordre public (maintien de l'ordre, lutte contre la délinquance, la criminalité, ...)
    • Rechercher et interpeller les contrevenants à la loi, les auteurs d'actes délictueux et les suspects
  • Surveiller un espace, un local, un lieu, une installation
    • Réceptionner les alertes (appels téléphoniques, alarmes) et déclencher des interventions de secours et d'assistance adaptés
    • Surveiller des zones à risque
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Evaluer les risques de sécurité dans différentes situations
    • Planifier et coordonner des opérations de sécurité
  • Protéger des personnes et des biens
    • Appliquer des techniques de défense personnelle
    • Assurer la sécurité des personnes et des biens
  • Mener des opérations de secours
    • Réaliser des interventions de recherche de personnes disparues
    • Renseigner le public (plainte, information) et assister ou secourir les victimes d'accidents, d'agressions, de sinistres
  • Collecter et analyser des données, des informations
    • Rechercher du renseignement
    • Traiter des informations sensibles
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Utiliser des équipements de communication

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de contrôle de soi
  • Avoir le sens du service
Ce qu'en dit l'Onisep

Une bonne condition physique

Des conditions d'âge, d'acuité visuelle, de taille, de bonne santé physique et psychologique sont exigées pour s'inscrire au concours. Au quotidien, le surveillant ou la surveillante entretient sa forme en pratiquant des activités sportives.

Autorité et maîtrise de soi

Pour exercer ce métier, il faut savoir user de son autorité, faire respecter les règles et les interdits. Pour cela, il est important d'être stable, de résister à la provocation, au stress, et de garder son sang-froid en toutes circonstances.

Écoute et diplomatie

L'autorité ne suffit pas. L'écoute, la capacité à s'adapter aux différentes personnalités, la vigilance pour repérer les évolutions de comportement, la patience et la disponibilité participent à maintenir la sécurité dans un climat de confiance. L'esprit d'équipe entre collègues est aussi très important.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : surveillant pénitentiaire / surveillante pénitentiaire.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1706.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir surveillant de centre pénitentiaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Droit, BUT Carrières juridiques et Licence Droit français. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Métiers de la sécurité (niveau bac), BUT Carrières juridiques : Administration et justice (bac + 3 ou 4) et Licence Droit (bac + 3 ou 4).

Combien gagne-t-on comme surveillant de centre pénitentiaire ?

Selon la grille officielle, hors primes : Surveillant et surveillant brigadier pénitentiaire (0 à 2 ans) : de 22 200 à 22 500 € brut par an ; Surveillant et surveillant brigadier pénitentiaire (6 à 10 ans) : de 23 700 à 25 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2190 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Agents de sécurité et de l'ordre public » gagnent plus de 2 500 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Agents de sécurité et de l'ordre public », « Cadres intermédiaires de la police et de l'armée ») gagnaient de 3 342 € à 3 955 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 733 € à 2 841 €.

Le métier de surveillant de centre pénitentiaire recrute-t-il ?

Le 2 octobre 2026, 40 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1706.

Le métier de surveillant de centre pénitentiaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Militaires, policiers, pompiers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+1 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de surveillant de centre pénitentiaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.