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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Technicien biologiste / technicienne biologiste

Le technicien biologiste ou la technicienne biologiste réalise des analyses et des expériences en laboratoire pour suivre des échantillons vivants, en santé, en agroalimentaire ou en recherche.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 221 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares les échantillons, tu manipules des appareils, tu respectes des protocoles stricts, tu notes tes résultats et tu les transmets aux ingénieurs ou aux médecins. Tu travailles en blouse, avec rigueur. Pour t'y sentir bien, il te faut l'esprit d'équipe, des idées à proposer et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Prélèvements et cultures

Le technicien ou la technicienne biologiste effectue toutes sortes d'analyses sur des organismes vivants, suivant des techniques particulières de culture, de biochimie, d'immunologie… Selon le lieu d'exerce, son activité varie.

Observation, surveillance et contrôle

Dans un laboratoire de recherche, il ou elle observe in vitro l'effet d'un gène sur des cellules cancéreuses afin de trouver de nouvelles « cibles thérapeutiques ». Dans une station d'épuration, il s'agit de surveiller les paramètres de la qualité de l'eau grâce à la mise en culture d'échantillons. Sur un site de fabrication de médicaments, il advient de contrôler la qualité du produit, depuis l'arrivée des matières premières jusqu'au conditionnement des comprimés.

Des responsabilités croissantes

Quelle que soit sa fonction, le technicien ou la technicienne biologiste doit, pour chaque tâche, suivre un protocole établi par le responsable du laboratoire. De même, chaque expérience fait l'objet d'un rapport très précis.

Loin d'être simple exécutant ou exécutante, le technicien ou la technicienne s'mplique dans les projets et voit ses responsabilités s'accroître : par exemple en vérifiant les conditions de fiabilité et l'innocuité de l'analyse scientifique.

Conditions de travail

Pratique réglementée

Vêtus d'une blouse blanche, les mains gantées, les techniciens biologistes passent une grande partie de leur temps à travailler avec des flacons, des éprouvettes, des pipettes… Ils manipulent des produits chimiques plus ou moins dangereux, ou des organismes constituant des sources potentielles de contamination. Ils travaillent généralement dans un univers stérile pour ne pas fausser les résultats des expériences. Aussi sont-ils soumis à une réglementation stricte, notamment en termes d'hygiène et de sécurité.

Travail d'équipe

Les techniciens biologistes sont autonomes, mais ne travaillent jamais seuls. Au sein d'une équipe de recherche, ils collaborent avec différents intervenants : thésards, post-doctorants, ingénieurs et chercheurs, qui ont la responsabilité des résultats.

Différents secteurs d'activité

Le technicien ou la technicienne biologiste peut exercer dans un laboratoire de recherche public (Inra — Institut national de la recherche agronomique, Inserm — Institut national de la santé et de la recherche médicale, CNRS — Centre national de la recherche scientifique, CEA — Commissariat à l'énergie atomique…), mais également dans un secteur industriel (pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire, environnement), au sein d'une équipe de recherche-développement ou sur un site de production en contrôle qualité. À chaque situation, des conditions de travail particulières.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Environnement, Fonction publique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des échantillons de matières ou de produits
    • Collecter des échantillons pour analyse
    • Analyser des échantillons solides, liquides, gazeux (eau, boues, déchets) et consigner les résultats
    • Réaliser des échantillons de nouveaux produits, relever des réactions et modifier des compositions
  • Rédiger un rapport, un compte rendu d'activité
    • Documenter les résultats d’expérimentations et les procédures techniques
    • Réaliser le reporting de son activité
    • Rédiger des rapports détaillés sur l'avancement des projets
    • Rédiger des rapports d'analyse détaillés
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Contribuer aux prototypages et aux développements
    • Réaliser des prototypes
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Concevoir ou améliorer des tests et des essais relatifs aux procédés de fabrication
    • Tester des matériaux, composants ou procédés en laboratoire
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Réaliser les mesures et les analyses, identifier des non-conformités et réaliser des ajustements techniques
    • Relever les données et les consigner dans les cahiers de laboratoire, les bases de données, les registres, les comptes rendus
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler la conformité d'un équipement de laboratoire
    • Assurer la conformité aux normes industrielles
  • Gérer une base documentaire
    • Gérer la documentation technique et réglementaire
    • Maintenir une documentation précise des études
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Concevoir des protocoles d'analyses
    • Optimiser un processus industriel

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 4 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
Ce qu'en dit l'Onisep

Habileté et organisation

Le technicien ou la technicienne de laboratoire possède avant tout de solides connaissances en biologie. Habile de ses mains, il ou elle fait preuve d'une grande minutie et de précision. De même, le sens de l'initiative et l'organisation sont des qualités requises pour l'exercice de son métier.

Maîtrise de l'informatique et de l'anglais

Les techniciens biologistes doivent posséder des connaissances en informatique et en électronique pour pouvoir s'adapter aux différents appareillages qu'ils utilisent (optique, micro-informatique, robotique…). Par ailleurs, ils doivent être capables d'assurer la maintenance courante de ces appareils et logiciels. La maîtrise, ou du moins, une très bonne compréhension de l'anglais est indispensable à la consultation et l'étude de documentations scientifiques et techniques.

Maîtrise des risques

Ces professionnels sont exposés quotidiennement à différents risques (chimiques, biologiques…) liés aux produits, matériels et techniques utilisés. Ils doivent donc connaître les réglementations de sécurité qui y sont associées et savoir les appliquer.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 12 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : technicien biologiste / technicienne biologiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1210, H1503.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien biologiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Génie biologique, BTS Bioanalyses en laboratoire de contrôle et BTS Biologie médicale. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Laboratoire contrôle qualité (niveau bac), BTS Bioanalyses en laboratoire de contrôle (bac + 2) et BTS Bioqualité (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (DEUST Analyse des milieux biologiques) a un taux d'accès médian de 83 %.

Combien gagne-t-on comme technicien biologiste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : variable selon le secteur d'activité et l'employeur. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens d'étude, recherche et développement » gagnent plus de 2 100 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Agents qualifiés de laboratoire », « Techniciens des industries de process », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », « Ingénieurs et cadres de fabrication et de la production ») gagnaient de 2 512 € à 5 760 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 305 € à 4 200 €.

Le métier de technicien biologiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 610 recrutements de « Techniciens d'étude, recherche et développement », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 026 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME H1210, H1503. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien biologiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien biologiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 15 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.