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Industrie · Conception, recherche, études et développement

Technicien chimiste / technicienne chimiste

Le technicien chimiste ou la technicienne chimiste réalise des analyses, des essais et des préparations de produits chimiques en laboratoire ou en usine, en suivant des protocoles précis.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 187 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares les produits, tu manipules des appareils, tu respectes les règles de sécurité, tu notes tes mesures et tu signales les anomalies. Tu travailles avec des ingénieurs, des techniciens et des équipes de production. Côté qualités, tu as besoin de l'esprit d'équipe, des idées à proposer et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

À tous les stades de la conception

Le technicien ou la technicienne chimiste procède à des analyses, des expériences ou des synthèses courantes, sous l'autorité d'un ingénieur ou d'une ingénieure chimiste, d'un ou d'une manager, d'un ou une biologiste, d'un chercheur ou d'une chercheuse. Il ou elle peut intervenir à tous les stades de la conception d'un produit, d'un composant, d'une molécule. Il ou elle peut ainsi être technicien/ne en recherche et développement, en production, au contrôle qualité ou à la maintenance.

De l'analyse à la transmission des résultats

En recherche et développement, le technicien ou la technicienne chimiste réalise des dosages, des réactions chimiques, effectue des analyses et des essais en laboratoire, monte des appareils sophistiqués. Dans un atelier de production industrielle, il ou elle surveille le déroulement du process et s'assure de la bonne marche des appareils. Au contrôle qualité, il s'agit de vérifier la qualité du produit obtenu. Spécialiste des procédés et des automatismes, il ou elle peut déclencher l'intervention de la maintenance, proposer des idées d'amélioration, participer à l'installation de nouveaux équipements, ou être amené à réaliser des formulations.

Une grande partie de son travail consiste enfin à transmettre les résultats obtenus : il ou elle rédige des rapports d'intervention, renseigne les supports de suivi, les logiciels de gestion, etc.

Conditions de travail

Une fonction multisectorielle

Le technicien ou la technicienne chimiste peut exercer dans l'industrie chimique, mais aussi dans les secteurs de l'énergie, de l'aéronautique, de l'agroalimentaire, de la pharmacie, etc. En chimie, on le/la retrouve dans la branche chimie lourde (ou de base) qui fabrique des produits de gros tonnage (sel, pétrole, calcaire), la chimie fine qui élabore des molécules complexes comme les principes actifs des médicaments, ou la parachimie (peintures, laques, résines). Il ou elle peut également devenir technicien ou technicienne de laboratoire dans la police scientifique ou exercer dans les laboratoires des universités.

Des conditions variables

En recherche et développement, le technicien ou la technicienne a souvent des horaires réguliers. En atelier, le travail peut se faire de jour comme de nuit; les industries entièrement automatisées fonctionnant 24 heures sur 24. Ce ou cette spécialiste peut être appelé à tout moment en cas de problème. De même, ses tâches et son niveau de responsabilité dépendent de la structure et de la taille de l'entreprise.

Un équipement adapté

À la paillasse, le technicien ou la technicienne chimiste doit respecter des règles de sécurité strictes et porter des EPI (équipements de protection individuelle) : blouse, gants, lunettes de protection... Il ou elle est en effet fréquemment exposé à des nuisances : hautes températures, dégagements chimiques, projections.

Statuts
salarié
Secteurs
Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Énergie, Environnement, Fonction publique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Mode et luxe, Papiers Cartons, Recherche, Sécurité, Verre, béton, céramique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des échantillons de matières ou de produits
    • Collecter des échantillons pour analyse
    • Analyser des échantillons solides, liquides, gazeux (eau, boues, déchets) et consigner les résultats
    • Réaliser des échantillons de nouveaux produits, relever des réactions et modifier des compositions
  • Rédiger un rapport, un compte rendu d'activité
    • Documenter les résultats d’expérimentations et les procédures techniques
    • Réaliser le reporting de son activité
    • Rédiger des rapports détaillés sur l'avancement des projets
    • Rédiger des rapports d'analyse détaillés
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Contribuer aux prototypages et aux développements
    • Réaliser des prototypes
    • Utiliser la fabrication additive pour prototyper et façonner des produits
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Concevoir ou améliorer des tests et des essais relatifs aux procédés de fabrication
    • Tester des matériaux, composants ou procédés en laboratoire
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Réaliser les mesures et les analyses, identifier des non-conformités et réaliser des ajustements techniques
    • Relever les données et les consigner dans les cahiers de laboratoire, les bases de données, les registres, les comptes rendus
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler la conformité d'un équipement de laboratoire
    • Assurer la conformité aux normes industrielles
  • Gérer une base documentaire
    • Gérer la documentation technique et réglementaire
    • Maintenir une documentation précise des études
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Concevoir des protocoles d'analyses
    • Optimiser un processus industriel

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 4 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
Ce qu'en dit l'Onisep

Esprit scientifique

Le technicien ou la technicienne chimiste connaît les techniques d'analyse physico-chimiques (chromatographie, spectrométrie, etc.). Il ou elle aime les manipulations et maîtrise le fonctionnement de nombreux appareils de mesure utilisés en laboratoire ou en atelier de production.

Rigueur et adaptation

En plus des compétences techniques et scientifiques, rigueur, organisation et méthode sont les principales qualités des techniciens chimistes. Ils devront aussi avoir le sens des relations humaines et le goût du travail en équipe. Face à l'évolution technologique des outils de travail, on exige des techniciens chimistes une qualification de plus en plus élevée et de réelles capacités à s'adapter ainsi qu'à gérer le stress. Il leur faut en outre des connaissances en informatique et maîtriser l'anglais technique.

Vigilance

Le respect des procédures est essentiel pour le technicien ou la technicienne chimiste : il ou elle s'assure ainsi que la sécurité est optimale dans le laboratoire, l'atelier de production ou l'usine tout entière.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 9 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1210, H1503.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien chimiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Chimie, BTS Contrôle industriel et régulation automatique et BTS Analyses biologiques, biotechnologiques, agricoles et environnementales. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Laboratoire contrôle qualité (niveau bac), BTS Bioanalyses en laboratoire de contrôle (bac + 2) et BTS Bioqualité (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Licence Chimie / Informatique / Mathématiques / Physique / Sciences pour l'Ingénieur (Electronique ou Mécanique)) a un taux d'accès médian de 98 %.

Combien gagne-t-on comme technicien chimiste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1930 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens d'étude, recherche et développement » gagnent plus de 2 100 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Agents qualifiés de laboratoire », « Techniciens des industries de process », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », « Ingénieurs et cadres de fabrication et de la production ») gagnaient de 2 512 € à 5 760 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 305 € à 4 200 €.

Le métier de technicien chimiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 610 recrutements de « Techniciens d'étude, recherche et développement », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 026 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME H1210, H1503. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien chimiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien chimiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 14 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.