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Santé · Professionnels médico-techniques

Technicien d'analyses biomédicales / technicienne d'analyses biomédicales

Le technicien d'analyses biomédicales ou la technicienne d'analyses biomédicales réalise en laboratoire les examens sur le sang ou d'autres prélèvements, que les médecins utilisent pour poser leur diagnostic.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
22 700 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
36 600 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
7 types, 220 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois les prélèvements, tu les prépares, tu les analyses avec des appareils, tu contrôles les résultats et tu suis des règles d'hygiène strictes. Tu travailles en blouse, avec les biologistes et les infirmiers. Côté qualités, tu as besoin de de l'écoute et de l'empathie, le sens de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Prélever et analyser

Les analyses médicales permettent au ou à la médecin de confirmer un diagnostic ou de déceler une maladie. C'est le technicien ou la technicienne d'analyses biomédicales qui se charge de les réaliser. Il ou elle procède aux divers examens en se basant sur l'ordonnance : prélèvement de sang ou de tissus chez le patient ou la patiente, recherche de germes ou d'anomalies (cellules défectueuses, anticorps, sucre, cholestérol...).

Entretenir et vérifier

Ce professionnel ou cette professionnelle prépare les instruments et les substances à utiliser, et donne les consignes au patient ou à la patiente avant l'examen. Il ou elle transmet les résultats au ou à la responsable du laboratoire, qui se charge de les interpréter. L'entretien et la vérification du matériel (manuel ou automatisé, selon le type d'analyses) lui incombent aussi.

Suivi thérapeutique

Au sein des labos privés, la polyvalence est de mise : surveillance des préparations, prélèvements, relevé des résultats, et même secrétariat (accueil des patients ou des patientes, prise de rendez-vous...). De leur côté, les hôpitaux publics permettent parfois à ces professionnels ou professionnelles de la santé d'assurer un suivi thérapeutique en relation avec le ou la malade et l'équipe soignante, et d'intervenir sur des recherches ou des examens très spécialisés.

Conditions de travail

Déplacements possibles

Le technicien ou la technicienne en analyses biomédicales travaille en équipe, sous le contrôle d'un ou d'une médecin, d'un ou d'une biologiste, d'un pharmacien ou d'une pharmacienne ou encore d'un chercheur ou d'une chercheuse. En laboratoire privé, ses horaires sont réguliers ; il ou elle peut parfois se déplacer chez un patient ou une patiente pour réaliser les prélèvements. Au sein d'un service hospitalier, il ou elle doit effectuer des gardes la nuit, le dimanche et les jours fériés.

Priorité à l'hygiène

La profession requiert des connaissances techniques, notamment en informatique, afin d'utiliser un matériel automatisé de plus en plus sophistiqué. Par ailleurs, le technicien ou la technicienne doit respecter des règles d'hygiène et de sécurité (matériels stériles, port de vêtements adaptés comme la blouse et les gants...). Enfin, il ou elle passe la plus grande partie de son temps de travail debout, à la « paillasse ».

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Recherche, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Effectuer des analyses biologiques (parasitologie, bactériologie, virologie, etc.)
    • Procéder au traitement de l'échantillon par centrifugation, dilution, chauffage, surveiller le déroulement de l'analyse et consigner les données
    • Réaliser un prélèvement biologique
  • Respecter les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Maintenir un environnement de travail propre et organisé
    • Respecter les normes de sécurité et d'hygiène en laboratoire
  • Procéder à des examens médicaux
    • Vérifier les conditions de faisabilité d'un prélèvement biologique et informer le patient sur son déroulement
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Préparer les analyseurs, les réactifs et l'échantillon biologique (fractionnement, répartition, etc.) selon le type d'analyse
  • Entretenir, nettoyer un produit ou du matériel
    • Désinfecter et décontaminer un équipement
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Vérifier le fonctionnement des analyseurs
  • Assurer la maintenance, gérer une structure
    • Maintenir les équipements en bon état de fonctionnement
  • Elaborer des actions ou des règles de prévention
    • Contrôler la stérilisation des outils et équipements

Dans le ROME, ce métier compte 3 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur indispensable

Les principales qualités pour être un bon professionnel ou une bonne professionnelle sont les suivantes : habileté manuelle, minutie et précision, sens de l'initiative et de l'organisation. En effet, pour chaque tâche (prélèvement, mise en culture, report des données...), le laborantin ou la laborantine doit suivre un protocole très strict, établi par le ou la responsable du laboratoire. De même, chaque expérience fait l'objet d'un rapport très précis, consigné dans un cahier de laboratoire. Une excellente hygiène est également exigée.

Science et conscience

De solides connaissances en biologie sont nécessaires mais insuffisantes. Il faut aussi s'intéresser aux évolutions technologiques et à la technique en général pour s'adapter aux nouveaux appareillages d'optique, de micro-informatique ou de robotique. Par ailleurs, le travail en équipe requiert une certaine ouverture d'esprit. Enfin, les échanges quotidiens avec les malades nécessitent une bonne capacité d'écoute, de la patience et le sens du service.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1302.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien d'analyses biomédicales ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Génie biologique, BTS Bioanalyses en laboratoire de contrôle et BTS Biologie médicale. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Biologie médicale (bac + 2), Technicien de laboratoire médical (bac + 3 ou 4) et BTSA Analyses biologiques, biotechnologiques, agricoles et environnementales (ANABIOTEC) (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (DEUST Analyse des milieux biologiques) a un taux d'accès médian de 83 %.

Combien gagne-t-on comme technicien d'analyses biomédicales ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1890 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens médicaux et préparateurs » gagnent plus de 2 100 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Techniciens médicaux et préparateurs » gagnaient 2 862 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 542 €.

Le métier de technicien d'analyses biomédicales recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 7 470 recrutements de « Techniciens médicaux et préparateurs », dont 60 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 430 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1302. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien d'analyses biomédicales a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professions paramédicales (hors infirmiers) » entre 2019 et 2030 : en hausse (+9 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (21 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien d'analyses biomédicales est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.