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Installation et Maintenance · Equipements de production, équipements collectifs

Technicien de maintenance industrielle / technicienne de maintenance industrielle

Le technicien de maintenance industrielle ou la technicienne de maintenance industrielle entretient et dépanne les machines d'une usine pour éviter les arrêts de production.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
24 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 578 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu fais des contrôles préventifs, tu diagnostiques les pannes, tu remplaces des pièces mécaniques, électriques ou automatisées et tu notes tes interventions. Tu travailles en équipe avec la production, en respectant les règles de sécurité. Tu y seras à l'aise si tu as l'esprit d'équipe, des idées à proposer et le sens de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

« Prévenir plutôt que guérir »

Éviter la panne et l'interruption d'une machine, d'un robot, d'un grappin (grosse pince hydraulique) dans la fosse à déchets d'un centre de tri et de valorisation des matériaux (ferrailles, ordures, déchets industriels, déchets d'usinage...), c'est l'objectif prioritaire du technicien ou de la technicienne de maintenance industrielle qui mise sur le contrôle, la surveillance et l'entretien régulier des équipements. Fonctionnant en continu, ces derniers doivent cependant subir des arrêts programmés à intervalles réguliers, pour assurer des travaux de maintenance préventive et de révision.

Agir au plus vite

Si, malgré tout, une panne survient, le technicien ou la technicienne de maintenance industrielle fait intervenir au plus vite ses équipes, n'hésitant pas à mettre également la main à la pâte. À l'aide de tests et de mesures, il ou elle établit un diagnostic et dirige les opérations qui s'imposent, comme le remplacement d'une pièce défectueuse, par exemple. Modifier des réglages, corriger certaines données du programme informatique qui commande les équipements et effectuer la remise en service sont également de son ressort.

Optimiser l'outil de production

Quand il ou elle n'est pas à l'affût des évolutions technologiques, il ou elle rédige des cahiers des charges ou des spécifications techniques pour optimiser la sûreté et les performances techniques des différents matériels et machines employés. Il ou elle prépare également les budgets, négocie les contrats, réceptionne les travaux de maintenance réalisés en interne ou par des prestataires extérieurs.

Conditions de travail

Au sein d'une usine ou d'un centre de tri

Les techniciens de maintenance industrielle travaillent essentiellement sur des installations de production, au sein d'une usine de fabrication (produits industriels) ou d'un centre de traitement et de valorisation des déchets. Toujours en équipe, ils sont en liaison permanente avec les services internes de l'entreprise et les partenaires extérieurs.

Disponibilité et flexibilité

En cas d'urgence, les techniciens de maintenance sont disponibles et prêts à intervenir. Leurs horaires de travail peuvent donc être irréguliers et soumis à des astreintes. En général, des équipes fonctionnent en 3x8 (3 équipes se remplacent toutes les 8 heures) pour assurer une continuité de service des matériels et des équipements, 24 heures/24, 7 jours/7.

Avec des technologies performantes

L'automatisation renforcée dans les métiers de la maintenance industrielle a un impact significatif sur plusieurs aspects des opérations de maintenance (automatisation de la collecte de données améliorant la maintenance prédictive, automatisation de tâches contribuant à un environnement de travail plus sécurisé...). Les capteurs intégrés aux machines collectent des données en temps réel sur les performances, les conditions de fonctionnement, les vibrations, la température permettant une surveillance continue et une détection précoce des problèmes. En fonction des alertes déclenchées par ces capteurs, les techniciens de maintenance industrielle interviennent sur des équipements automatisés, en suivant les instructions d'une procédure rédigée point par point. Diagnostic par système expert interposé, gestion de la documentation ou des pièces de rechange... ces experts en GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur) bénéficient d'outils informatiques spécialisés (logiciels dédiés élaborés par le fournisseur du matériel) pour mener à bien leur travail.

Statuts
salarié
Secteurs
Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Électronique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Maintenance, Mécanique, Mode et luxe, Papiers Cartons

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser un diagnostic technique
    • Détecter l'origine d'une panne (sur place ou à distance)
    • Réaliser un premier diagnostic de dysfonctionnement et appliquer les mesures correctives
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Analyser les signaux électroniques pour garantir la fiabilité des systèmes
    • Utiliser des appareils de tests (pression, débit, vibration, ...) et de mesure électrique
  • Accompagner l'appropriation d'un outil par ses utilisateurs
    • Former les utilisateurs aux procédures de maintenance de base
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille technologique continue
  • Analyser, résoudre un problème courant ou complexe
    • Résoudre les problèmes techniques de niveau avancé
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des données de maintenance
  • Comprendre, interpréter des données et documents techniques
    • Lire et interpréter des données et documents techniques, au besoin en anglais
  • Concevoir, améliorer un équipement, une machine, une installation
    • Identifier les solutions techniques d'amélioration des équipements et installations

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Compétences techniques et humaines

Les entreprises recherchent des profils techniques (en automatismes, mécanique, hydraulique, pneumatique, électricité industrielle, électronique et électrotechnique...), organisés, curieux des évolutions technologiques, sachant préparer, organiser et conduire des recrutements, définir les besoins en compétences du service, former les collaborateurs, négocier les contrats et vérifier le respect des clauses contractuelles.

Bon sens de la communication

En maintenance, être un as de la technique ne suffit pas. Être capable d'écouter, de dialoguer et de convaincre est un atout précieux pour les futurs techniciens de maintenance industrielle, amenés à travailler en équipe, pour résoudre des problèmes complexes, tout en possédant le charisme d'un ou d'une leader (chef /cheffe d'équipe).

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 4 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : technicien en maintenance microélectronique / technicienne en maintenance microélectronique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1304.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien de maintenance industrielle ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Electrotechnique, BTS Maintenance des systèmes et BTS Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Technicien en transport et distribution des gaz (niveau bac), Bac pro Maintenance des Systèmes de Production Connectés (niveau bac) et BTS Contrôle industriel et régulation automatique (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques) a un taux d'accès médian de 73 %.

Combien gagne-t-on comme technicien de maintenance industrielle ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2000 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance générale et mécanique industrielle » gagnent plus de 2 450 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 3 272 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 848 €.

Le métier de technicien de maintenance industrielle recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 900 recrutements de « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance générale et mécanique industrielle », dont 74 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 5 525 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1304. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien de maintenance industrielle a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en hausse (+10 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien de maintenance industrielle est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.