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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Soins aux animaux

Vétérinaire

Le ou la vétérinaire soigne les animaux de compagnie, d'élevage ou sauvages : il ou elle les examine, pose un diagnostic, traite, opère et conseille les propriétaires.

En bref

Niveau d'études
bac + 6
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
27 600 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
58 200 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois les animaux en consultation, tu les examines, tu fais des examens, tu prescris ou tu opères et tu te déplaces parfois en élevage. Tu travailles avec des assistants, des éleveurs et des propriétaires, avec empathie et calme. Côté qualités, tu as besoin de de l'écoute et de l'empathie, l'esprit d'équipe et du sang-froid.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Soigner les animaux de compagnie

Le ou la vétérinaire « canin » soigne, opère et stérilise surtout les chiens et les chats. Il ou elle s'occupe aussi de petits mammifères, de reptiles et d'oiseaux. Son travail s'exerce le plus souvent en cabinet; en clinique (pour hospitaliser les animaux) ou bien dans des CHV (centres hospitaliers vétérinaires) qui sont en plus dotés de vétérinaires spécialistes dans différents domaines : médecine interne, chirurgie, dermatologie, imagerie médicale, etc.

Soigner les animaux de production

À la campagne, le ou la vétérinaire « mixte » partage son temps entre les animaux de compagnie et les interventions en élevage. Ce ou cette vétérinaire de la ruralité donne à l'éleveur des conseils techniques et diététiques. Il ou elle effectue également des contrôles sanitaires, réalise des soins et des interventions chirurgicales sur les animaux de l'élevage. Sa mission garantit ainsi le bien-être animal et la qualité sanitaire « de la fourche à la fourchette » : sa présence est requise depuis l'insémination artificielle d'une vache jusqu'à la naissance de son veau et au contrôle de son lait, et jusqu'à son départ pour l'abattoir.

Soigner les chevaux

À la ville ou à la campagne, le ou la vétérinaire s'occupe également de la médecine et de la chirurgie équines. Il s'agit alors d'un ou d'une vétérinaire travaillant auprès de divers animaux, ou au contraire d'une personne exerçant son activité uniquement auprès des équidés. Les haras de grande taille emploient parfois un ou une vétérinaire.

Soigner les animaux sauvages

Qu'ils soient en captivité ou en liberté, les animaux sauvages ont, eux aussi, besoin des soins du ou de la vétérinaire. C'est même une obligation légale dans les zoos. Le nombre d'emplois concernés reste toutefois très faible.

Garantir la santé publique

Le ou la vétérinaire d'exercice privé sous contrat avec l'État ou fonctionnaire (inspecteur ou inspectrice de la santé publique vétérinaire, fonctionnaire du ministère de l'Agriculture,) participe au contrôle de l'hygiène et de la sécurité sanitaire dans les abattoirs, les industries agroalimentaires et tous les lieux de restauration. Il ou elle intervient en cas d'épizootie (maladie animale contagieuse) et surtout en cas de zoonose (maladie animale transmissible à l'homme) et participe ainsi largement à la santé publique. C'est le garant ou la garante du respect des lois et règlements en vigueur en matière de santé animale, de santé publique et de bien-être animal.

Participer à la recherche

Dans l'industrie, le ou la vétérinaire participe à la mise au point, à la production et à la commercialisation de médicaments et d'aliments pour animaux, de produits agroalimentaires. Il lui est aussi possible de s'orienter vers la recherche universitaire ou les laboratoires d'analyses.

Conditions de travail

Exercice libéral ou salarié

En ville, les vétérinaires peuvent se déplacer à domicile pour des urgences. Le plus souvent, ils ou elles consultent à leur cabinet, dans une clinique vétérinaire ou dans un CHV (centre hospitalier vétérinaire), à leur compte ou sous statut salarié. À la campagne, où les animaux sont d'un autre gabarit, les vétérinaires doivent faire preuve d'une grande disponibilité et s'attendre à de nombreux déplacements. Leur véhicule est aménagé pour transporter les médicaments et le matériel, en sillonnant la campagne jusqu'aux exploitations agricoles.

Fonctionnaire ou militaire

Les directions départementales de la protection des populations emploient des vétérinaires fonctionnaires. Ils contrôlent le bon état sanitaire des élevages et la qualité de l'alimentation. L'armée emploie des officiers et officières vétérinaires pour soigner ses animaux (chiens, chevaux). Enfin, les enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses des ENV (écoles nationales vétérinaires) sont majoritairement des vétérinaires.

En équipe

Aujourd'hui, les vétérinaires travaillent souvent en équipe. En ville, les cliniques et les CHV (centres hospitaliers vétérinaires) rassemblent de 2 à parfois plus de 20 vétérinaires, aidés par des auxiliaires spécialisés vétérinaires. Dans les universités ou dans l'industrie, c'est entouré d'hommes et femmes médecins et pharmaciens qu'ils ou elles réfléchissent à la mise au point de nouveaux médicaments, sans forcément être au contact des animaux.

Statuts
libéral, salarié
Secteurs
Agriculture, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Prendre soin d'un animal
    • Administrer des produits vétérinaires
    • Gérer les urgences vétérinaires
    • Manipuler des animaux
    • Mettre en place un programme de soins et d'accompagnement pour favoriser la performance d'un animal
  • Prodiguer des soins sur les animaux
    • Dispenser les soins préventifs ou curatifs aux animaux
    • Identifier le motif de consultation, le degré d'urgence et informer le propriétaire de l'animal sur les modalités de prise en charge
    • Prescrire des traitements adaptés aux animaux
  • Procéder à des examens médicaux sur des animaux
    • Assurer le suivi de gestation d'un animal
    • Evaluer le comportement et l'état de santé d'un animal
  • Réaliser une intervention chirurgicale sur un animal
    • Effectuer la surveillance post-opératoire d'un animal
    • Procéder à l'anesthésie ou à l'euthanasie d'un animal
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Conseiller le propriétaire sur l'alimentation, l'exercice, l'environnement, pour maintenir la santé et le bien-être de l'animal
  • Prescrire des soins ou des médicaments
    • Informer le responsable de l'animal sur la prise en charge thérapeutique (traitement, risques, coût, durée, ...) ou l'orienter vers un service spécialisé (centre hospitalier vétérinaire, ...)
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Effectuer des analyses biologiques (parasitologie, bactériologie, virologie, etc.)
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Maintenir une veille scientifique sur les évolutions techniques et les protocoles de soins vétérinaires

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de contrôle de soi
Ce qu'en dit l'Onisep

Le geste précis

Le ou la vétérinaire sait observer et analyser le comportement des animaux pour établir le bon diagnostic. Il lui faut une grande habileté lors des interventions chirurgicales. La profession exige, bien sûr, une aisance particulière avec les animaux.

Des connaissances larges et un raisonnement systémique

Le nombre d'espèces concernées et les différentes facettes des métiers de vétérinaire imposent d'avoir une base de connaissances larges et évolutives. Ce professionnel ou cette professionnelle doit surtout être capable de les intégrer dans un mode de raisonnement dit « systémique », c'est-à-dire prenant en compte divers paramètres et contraintes très variées, intégrant l'animal, le troupeau ou le groupe d'animaux le cas échéant, le propriétaire, le contexte économique et social, etc. Le ou la vétérinaire doit souvent prendre des décisions rapidement et en situation d'incertitude.

Un bon contact

Le ou la vétérinaire sait aussi conseiller, en particulier pour rassurer les particuliers ou les éleveurs, parfois stressés par la maladie de leur animal ou par les risques d'épidémie menaçant leur bétail.

Très disponible

Le métier de vétérinaire, notamment en libéral, nécessite une très grande disponibilité. Les professionnels et professionnelles peuvent être soumis à des gardes. Une bonne résistance physique est également importante, surtout lorsqu'il faut immobiliser des animaux aux gabarits impressionnants (taureaux, chevaux.).

Un bon gestionnaire

En libéral, le praticien ou la praticienne est souvent à la tête d'une entreprise, avec parfois des salariés sous sa responsabilité. Des connaissances en gestion et de la rigueur sont indispensables pour faire vivre son cabinet.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : vétérinaire.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1504.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir vétérinaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 6. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Technicien dentaire équin (niveau bac), Ostéopathe animalier (bac + 3 ou 4) et Auxiliaire spécialisé vétérinaire (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme vétérinaire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2300 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Vétérinaires » gagnent plus de 4 305 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Vétérinaires » gagnaient 4 406 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 077 €.

Le métier de vétérinaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 600 recrutements de « Vétérinaires », dont 74 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 92 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME A1504. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de vétérinaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Médecins et assimilés » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de vétérinaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.