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Commerce, Vente et Grande distribution · Commerce alimentaire et métiers de bouche

Charcutier-traiteur / charcutière-traiteuse

Il ou elle prépare et vend des charcuteries et des plats cuisinés à emporter.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 45 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares des pâtés, des saucissons, des jambons et des plats du jour, tu décores les plateaux pour les fêtes, tu conseilles les clients et tu tiens ton magasin. Tu travailles en boutique et en laboratoire, en équipe, debout, avec des règles d'hygiène strictes. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de l'autonomie.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Le porc d'abord

Rillettes du Mans, andouille de Vire, jambon de Bayonne… le charcutier-traiteur ou la charcutière-traiteuse perpétue une tradition culinaire ancienne. Sa spécialité : les préparations à base de viande de porc. Mais il ou elle utilise aussi d'autres viandes (bœuf, volaille, gibier), des poissons, des légumes ou des fruits pour concocter une grande variété de hors-d’œuvre, de plats cuisinés et parfois même de desserts à emporter, chauds ou froids. Dans son laboratoire, il lui faut découper les carcasses avant de s'occuper de la cuisson, du salage ou du fumage à l'aide d'équipements spécifiques : chambre froide, étuve, éplucheuse… Ses préoccupations permanentes : hygiène et sécurité.

Le sens du commerce

En plus de surveiller la qualité de ses produits, de soigner leur présentation et d'imaginer de nouvelles recettes, il ou elle doit aider ses clients dans le choix d'un menu ou la composition d'un buffet. Il lui faut aussi parfois livrer les commandes ou prendre en charge l'organisation complète de réceptions, du décor jusqu'au service. Le métier nécessite des qualités de gestionnaire pour établir des devis, tenir la comptabilité, planifier les achats et commandes…

Conditions de travail

De l'artisanat à l'industrie

Le charcutier-traiteur ou la charcutière-traiteuse peut exercer dans un commerce de quartier, dans une grande surface, dans le laboratoire d'une entreprise de l'agroalimentaire ou sur les marchés. Dans l'artisanat, il ou elle fabrique toutes sortes de produits frais sans compter ses heures. Dans les entreprises de charcuterie industrielle, sa mission consiste à fabriquer un ou deux produits de charcuterie et ses horaires sont fixes, tout comme dans la grande distribution.

Un métier exigeant

Dans une charcuterie artisanale, l'activité peut être très soutenue, y compris le week-end, surtout pour l'activité traiteur ou la vente sur les marchés. Certaines périodes sont particulièrement chargées et il faut les anticiper : fêtes de fin d'année, saison printemps-été durant lesquels mariages et réceptions se multiplient.

Hygiène et sécurité

Ces professionnels exercent debout dans un laboratoire, exposés à la chaleur des fours ou au froid des chambres de réfrigération. Ils sont tenus de respecter des règles d'hygiène strictes (désinfection des plans de travail et matériels, entretien des locaux) et de rester vigilant en manipulant des outils tranchants (couteaux, broyeur, mélangeur…). Pour cela, un équipement spécifique est nécessaire : gants, tablier, calot pour la tête…

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Commerce et distribution, Industrie alimentaire

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Préparer des plats culinaires
    • Réaliser des préparations culinaires simples
    • Réaliser une garniture alimentaire
    • Transformer un produit frais (cuire, couper, préparer un plateau...)
  • Gérer les stocks
    • Assurer le suivi des commandes et la gestion des stocks
    • Assurer le suivi des stocks en temps réel
    • Définir des besoins en approvisionnement
  • Transformer des matières premières d'origine animale
    • Réaliser la salaison d'une viande
    • Réaliser le fumage d'une viande
  • Elaborer et planifier un programme de production, d'exploitation
    • Planifier les opérations de production selon les commandes
  • Découper, tailler des matières premières
    • Découper, désosser, parer de la viande
  • Utiliser un outil, une machine, un équipement, une installation
    • Manipuler des équipements de cuisine
  • Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local
    • Maintenir la propreté des équipements et de l'espace de travail
  • Superviser des opérations, des actions
    • Superviser la préparation de produits charcutiers

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

De la découpe au plat

Le charcutier-traiteur ou la charcutière-traiteuse maîtrise de nombreuses techniques. En plus d'être en mesure d'évaluer la qualité des morceaux d'une viande, il lui faut savoir la découper, la préparer et gérer la cuisson, le fumage, la salaison et la conservation. Certaines préparations à base de pâte demandent également le tour de main du pâtissier. Sans oublier une certaine force pour transporter les carcasses et utiliser de lourdes machines (fumoir, étuve…).

Gastronome et créatif

La curiosité est fondamentale pour progresser dans le métier. Il faut sans cesse chercher à améliorer ses préparations et offrir des nouveautés à ses clients en innovant (nouvelles recettes, produits bio, desserts, commande sur internet, etc.). La présentation des produits est également importante.

Commerçant et gestionnaire

Possédant un tempérament commercial, ces professionnels doivent aimer le contact. Ils sont capables d'établir des devis pour leur activité traiteur et de s'adapter aux désirs de leurs clients en allant jusqu'à se charger de la décoration d'un buffet. Ils doivent aussi posséder des connaissances en gestion et être très organisés.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 6 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche D1103.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir charcutier-traiteur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Charcuterie-traiteur (niveau CAP), BP Charcutier - traiteur (niveau bac) et Certificat de spécialisation Fabrication traiteur (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme charcutier-traiteur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Charcutiers, traiteurs » gagnent plus de 1 834 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Aides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration », « Charcutiers, traiteurs », « Apprentis et ouvriers non qualifiés de l'alimentation (hors industries agro-alimentaires) ») gagnaient de 1 965 € à 2 482 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 1 949 € à 2 324 €.

Le métier de charcutier-traiteur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 830 recrutements de « Charcutiers, traiteurs », dont 60 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 482 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME D1103. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de charcutier-traiteur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Bouchers, charcutiers, boulangers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+4 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (25 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de charcutier-traiteur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.