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Installation et Maintenance · Travaux d'accès difficile

Cordiste

Le ou la cordiste réalise des travaux en hauteur ou en profondeur, à l'aide de cordes, sur des bâtiments, des ponts ou des sites industriels.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
de 23 400 à 24 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
23 500 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu descends ou montes avec un harnais, tu nettoies, tu répares, tu inspectes ou tu peins des surfaces difficiles d'accès. Tu travailles en équipe, avec un matériel très contrôlé et des règles de sécurité strictes. Tu dois être à l'aise en hauteur. Il faut du sang-froid, de la condition physique, de la rigueur, de la confiance dans l'équipe et de la prudence.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

À l'origine, des pro de l'escalade

Les alpinistes, recrutés pour leur aisance en escalade, ont inauguré le métier de cordiste pour effectuer des travaux d'entretien sur les surfaces en verre des buildings et sur les monuments historiques. Désormais, une compétence dans certaines techniques du bâtiment et des travaux publics s'impose.

Entretien de tours et pose de pylônes

Les domaines d'intervention des cordistes sont variés : nettoyage et maintenance d'équipements (vitres, cheminées d'usines, silos...) et d'engins en hauteur (grues) ; restauration de bâtiments, rénovation de toitures, peintures et soudures ; construction et entretien en accès difficile dans les travaux publics (ponts, viaducs, barrages hydrauliques...) ; montage et maintenance de câbles électriques, de structures métalliques, d'antennes, de pylônes et de haubans ; élagage et abattage d'arbres dangereux ; installation de filets de protection le long des falaises ; manipulation d'explosifs...

Un travail en hauteur

Le quotidien des cordistes est fait de défis. Par exemple, participer à la construction du viaduc de Millau (343 m pour la pile la plus haute), installer l'illumination de la tour Eiffel (qui culmine à 324 m) ou encore nettoyer les vitres des tours de bureaux...

Conditions de travail

Des risques maîtrisés

Le ou la cordiste est responsable de sa propre sécurité. Il lui faut anticiper les risques, bien connaître son matériel ainsi que son environnement de travail, respecter les normes réglementaires.

Avec son équipement

Pour atteindre des zones difficiles d'accès à des hauteurs vertigineuses, il est impératif d'avoir l'équipement adéquat : harnais antichute, cordes, baudrier et mousquetons. Sans oublier l'indispensable casque, ainsi que les chaussures et les gants spéciaux. Il ou elle travaille en extérieur.

En équipe

Sur les chantiers de nettoyage de construction ou de travaux publics, le travail s'effectue avec d'autres cordistes, souvent en binôme. Tous sont sous la responsabilité d'un chef ou d'une cheffe d'équipe. Ce ou cette responsable, qui possède de l'expérience, organise le travail de ces ascensionnistes tout en veillant à leur sécurité.

Même à l'étranger

Une longue liste de PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées dans les travaux d'accès difficile fait appel aux compétences d'ouvriers et d'ouvrières cordistes, à la demande des entreprises de construction ou de travaux publics. Leurs prestations jouissent d'une telle réputation que des cordistes français peuvent être envoyés en mission à l'étranger.

Statuts
salarié
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Maintenance

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Installer les moyens d’accès et de positionnement à un poste de travail (lignes de vie, cordes, etc.) en utilisant les dispositifs ancrage identifiés pour cet usage et selon les consignes du superviseur
    • Préparer et utiliser le matériel, les matériaux et les outillages prévus pour la tâche
    • Utiliser des équipements de protection individuelle contre les chutes de hauteur conformément à leur usage préconisé
  • Respecter des règles, des consignes, normes et procédures opérationnelles
    • Appliquer les consignes transmises par son superviseur
    • Respecter des procédures, modes opératoires et instructions
    • Respecter les normes de sécurité lors des interventions
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Déplacer une charge légère vers le haut ou vers le bas au moyen d'EPI
    • Se déplacer sur cordes dans toutes les directions, de manière ergonomique afin de réduire les risques d’usure professionnelle
  • Construire un bâtiment, un ouvrage
    • Réaliser des opérations de réfection d'enveloppe de bâtiment, d'ouvrage d'art en accès difficile
  • Organiser et conduire des travaux, un chantier
    • Réaliser des travaux d'entretien ou de nettoyage de bâtiments, d'infrastructures ou d'équipements
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Effectuer des inspections visuelles de structures en hauteur ou en accès difficile
  • Réaliser une opération de maintenance
    • Réaliser des travaux de maintenance en hauteur ou d'accès difficile
  • Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local
    • Laver des vitres ou d'autres surfaces

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Double compétence bienvenue

Face à la précision et à la technicité nécessaires pour travailler en hauteur, le ou la cordiste doit posséder une double compétence : maîtriser une spécialité du bâtiment et des travaux publics (maçonnerie, peinture, inspection d'ouvrages d'art...), complétée par l'apprentissage des techniques de déplacement sur cordes.

Qualités sportives

Une bonne condition physique est nécessaire pour grimper sur de longues distances et travailler en extérieur dans des positions parfois inconfortables. Les personnes sujettes au vertige sont évidemment exclues de cette activité.

Attention et prudence

Outre ses capacités sportives, le ou la cordiste fait preuve de concentration, qualité indispensable pour prévenir les risques inhérents au métier, et de prudence pour éviter toute chute.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : cordiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1501.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir cordiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CQP Technicien protection risques naturels (niveau bac) et Technicien cordiste - superviseur (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme cordiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 1950 et 2000 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Ouvriers en travaux de façade, d'étanchéité et d'isolation » gagnent plus de 1 900 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Agents d'entretien de locaux » gagnaient 1 945 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 1 906 €.

Le métier de cordiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 5 060 recrutements de « Ouvriers en travaux de façade, d'étanchéité et d'isolation », dont 68 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 223 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1501. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de cordiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés du second œuvre du bâtiment » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+5 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de cordiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.