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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Courtier / courtière

Le courtier ou la courtière met en relation des clients et des fournisseurs, par exemple en assurance, en crédit ou en matières premières, et négocie les meilleures conditions.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 1 059 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu écoutes les besoins de tes clients, tu compares les offres de plusieurs fournisseurs, tu négocies et tu les conseilles. Tu suis les contrats dans le temps. Tu peux être indépendant ou salarié. Il faut de l'écoute, de la négociation, de la connaissance du marché, de l'honnêteté et de l'autonomie.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Trouver les meilleures offres

Traditionnellement, le courtier ou la courtière a un rôle d'intermédiaire entre l'assuré ou l'assurée et les compagnies d'assurances, afin de leur dénicher le contrat qui correspond le mieux à leurs attentes. Mais le métier s'étend aujourd'hui à de nombreuses autres spécialités : prêt immobilier, travaux ou encore marchandises. Des secteurs d'activité différents pour un même objectif : répondre aux besoins d'un client ou d'une cliente, et lui trouver ce qui lui convient, au meilleur prix.

Aider et conseiller la clientèle

Le courtier ou la courtière commence par analyser les besoins de la personne prospect (client potentiel) et son budget. Ensuite, il faut passer en revue les offres disponibles sur le marché et sélectionner celles qui semblent les plus adaptées, en négociant le tarif bien sûr. Vient ensuite le devis à fournir et les explications pour aider le client ou la cliente à choisir.

Suivre les contrats

Sa mission ne s'arrête pas à la signature du contrat. Il faut aussi accompagner la clientèle et défendre ses intérêts jusqu'au bout, vérifier que les clauses du contrat sont respectées, que les délais de livraison sont conformes, gérer les litiges, etc. Le cas échéant, le courtier ou la courtière aide à constituer une déclaration de sinistre et assiste à l'expertise. Il arrive aussi d'avoir une une équipe à gérer (commerciaux et commerciales, assistants et assistantes, etc.)

Conditions de travail

Statuts divers

Le courtier ou la courtière occupe un emploi salarié au sein de cabinets de courtage ; surtout au sein de petites sociétés, bien qu'il existe aussi de gros cabinets internationaux. Le courtier ou la courtière peut aussi exercer avec un statut d'indépendant, particulièrement dans l'immobilier, les travaux ou les marchandises. Le courtier ou la courtière en assurances a un statut de commerçant et doit s'inscrire au Registre du commerce et des sociétés.

Interlocuteurs et interlocutrices variés

Le courtier ou la courtière peut s'adresser aux particuliers ou aux professionnels. Les chefs et cheffes d'entreprise, par exemple, peuvent faire appel à un ou une spécialiste du courtage en assurances : pour choisir un contrat d'assurances, mais aussi pour obtenir des conseils en matière d'anticipation et de maîtrise des risques auxquels une société est exposée. En dehors de sa clientèle et selon sa spécialité, le courtier ou la courtière entretient des contacts avec les entreprises de son secteur.

Pas si sédentaire

Désormais, il est possible d'exercer de partout, grâce au développement des moyens de communication (Internet, visioconférence). Le courtier ou la courtière doit cependant prévoir des déplacements : pour rencontrer sa clientèle, négocier un contrat auprès d'une société, se rendre sur un site (visite d'une maison, par exemple).

Statuts
indépendant, salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Négocier un contrat
    • Négocier avec les fournisseurs
    • Négocier l'ajustement des conditions du contrat jusqu'à sa souscription
    • Présenter les clauses d'un contrat
  • Convaincre, négocier
    • Faire preuve de diplomatie et de force de conviction
    • Faire preuve de sens commercial et d'aisance relationnelle
    • Négocier une proposition
  • Identifier et sélectionner des fournisseurs, sous-traitants, prestataires
    • Conseiller sur le choix de la banque en fonction des taux et contreparties proposés (taux, assurance, échéance…)
    • Négocier des modalités de collaboration avec des compagnies d'assurances
  • Recueillir et analyser les besoins client
    • Analyser les besoins des membres
    • Analyser les risques d'un client et déterminer son besoin d'assurance
  • Gérer les ressources humaines
    • Assurer la gestion du personnel
  • Rédiger un cahier des charges, des spécifications techniques
    • Elaborer le cahier des charges du risque à couvrir ou de la couverture
  • Concevoir des supports de communication et d'image
    • Concevoir des supports de communication visuelle
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille sur les évolutions du marché assurantiel (acteurs, produits)

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve d'autonomie
Ce qu'en dit l'Onisep

Sens commercial

Il ou elle possède un sens commercial affirmé ainsi que le goût du relationnel, avec les clients et clientes, comme avec les prestataires. Il lui faut connaitre les pratiques commerciales et maîtriser parfaitement le fonctionnement des marchés de son secteur. Assurant une veille permanente, le courtier ou la courtière traque la moindre innovation dans les prestations offertes par ses partenaires, ainsi que l'évolution de la législation.

A l'écoute

Pour aider sa clientèle et lui proposer des produits qui répondent à son attente, il faut faire preuve de méthode, de rigueur, de psychologie. Très à l'écoute, il faut aussi avoir l'esprit de synthèse et un certain sens pédagogique pour guider les choix. Du dynamisme ainsi qu'une grande force de persuasion sont également nécessaires pour déjouer la concurrence.

Expertise reconnue

Disposant d'une expertise dans un domaine, le courtier ou la courtière en connait toutes les facettes. Ainsi, le courtier ou la courtière en assurances ou en prêt immobilier sait mettre en garde ses clients contre les clauses cachées d'un contrat ou les pratiques parfois douteuses d'une société. Pour cela, des connaissances juridiques sont un atout indéniable. Une bonne expression orale comme écrite est aussi nécessaire.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : courtier / courtière.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1103.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir courtier ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management Commercial Opérationnel, Écoles de commerce après le bac et BTS Négociation et digitalisation de la Relation Client. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Conseiller en assurance (bac + 2), Chargé d'indemnisation en assurance (bac + 3 ou 4) et Chargé de clientèles en assurance et banque (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles de commerce après le bac) a un taux d'accès médian de 69 %.

Combien gagne-t-on comme courtier ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2100 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Employés et techniciens commerciaux des assurances » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens des assurances », « Cadres des assurances ») gagnaient de 3 205 € à 4 961 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 823 € à 4 251 €.

Le métier de courtier recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 6 960 recrutements de « Employés et techniciens commerciaux des assurances », dont 32 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 14 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1103. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de courtier a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : en baisse (-22 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de courtier est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 44 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.