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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Conseiller en assurances / conseillère en assurances

Le conseiller en assurances ou la conseillère en assurances aide les particuliers ou les entreprises à choisir des contrats qui les protègent, par exemple pour leur voiture, leur logement ou leur santé.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 817 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu écoutes les besoins de tes clients, tu expliques les protections, tu proposes des contrats et tu les suis lors d'un sinistre. Tu travailles en agence, chez un courtier ou à distance. Tu dois respecter des règles strictes de conseil. Il faut de l'écoute, de la clarté, de l'honnêteté, de la rigueur et du sens du contact.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Conseiller et vendre

Une assurance habitation, automobile, santé ou retraite ? Le conseiller ou la conseillère vend à ses clients des produits d'assurance et d'épargne adaptés à leur situation et à leurs besoins. Pour cela, il faut être à l'écoute, répondre aux questions et faire un bilan de la situation de chacun. Le sens commercial et la conviction sont nécessaires pour réussir à vendre les produits et services de la société qu'il ou elle représente.

Démarcher, prospecter

Afin d'atteindre les objectifs chiffrés fixés par leur employeur, le conseiller ou la conseillère doit développer sa clientèle. Pour cela, il faut faire de la prospection, par téléphone, courriel ou se déplacer chez des clients établis ou prospects (clients potentiels). Selon les activités de leur entreprise, il est possible de se spécialiser sur un type de clientèle (particuliers, professions libérales, artisans) ou sur un type de risques (santé, habitation, véhicule, gestion de patrimoine, etc.).

Fidéliser sa clientèle

C'est un autre objectif du conseiller ou de la conseillère en assurances. Pour cela, il faut établir une relation de confiance avec les clients et clientes, répondre aux questions, aider dans la gestion des sinistres, etc. Nouer une relation privilégiée avec eux permet ainsi de proposer ses services sur le long terme, mais aussi de gagner de nouveaux clients par leur intermédiaire.

Conditions de travail

Terrain et bureau

Certains conseillers et conseillères démarchent leurs clients sur le terrain après avoir pris des rendez-vous. D'autres le font par téléphone ou Internet depuis un centre de relation client, une agence ou un point de vente. Les conditions d'exercice du métier sont donc variables selon les employeurs (sociétés d'assurances, cabinets d'agents généraux, cabinets de courtage en assurances).

Employeurs variés

Ils ou elles exercent leur activité en tant que salariés dans une société d'assurances, pour le compte d'un cabinet d'agents généraux ou dans une cabinet de courtage en assurances. Il leur est aussi possible de travailler pour un établissement bancaire proposant des produits d'assurances.

Beaucoup de concurrence

Dans un contexte de concurrence accrue et de multiplication des produits d'assurance, la mission des conseillers et conseillères n'est pas toujours aisée. Il leur faut gérer la pression pour remplir les objectifs chiffrés fixés par leur employeur. Ils ou elles doivent enchaîner les rendez-vous pour décrocher des contrats, parfois accompagnés d'un inspecteur ou d'une inspectrice qui encadre leur travail. Il faut aussi savoir gérer les situations de refus.

Statuts
salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Enseigner, développer des compétences
    • Former les nouveaux employés sur les produits et services
  • Définir une stratégie de communication
    • Concevoir et déployer des outils de communication
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de gestion de la relation client (CRM)
  • Piloter une démarche qualité, un processus d'amélioration continue
    • Optimiser les processus pour améliorer l'efficacité
  • Accomplir des formalités administratives et réglementaires
    • Rassembler les justificatifs et transmettre la proposition d'assurance pour décision
  • Réaliser des opérations comptables
    • Déclencher des appels à cotisation
  • Evaluer et gérer un sinistre
    • Mettre en oeuvre une procédure d'expertise de sinistre
  • Appliquer un cadre juridique ou réglementaire
    • Déployer les procédures d'indemnisation des assurés, victimes

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Compétences commerciales

Comme tous les commerciaux, les conseillers et conseillères en assurances doivent avoir un goût développé du contact et le sens du service. L'art de la négociation et de la pédagogie, la culture du résultat et la ténacité leur sont aussi indispensables, tout comme la résistance au stress face aux objectifs à réaliser ou aux refus. Leur écoute, leur réactivité et leur excellent relationnel leur permettent souvent de faire la différence.

Rigueur et méthode

Ce travail de relationnel doit être accompagné par une démarche méthodique et rigoureuse (dans l'ouverture et le suivi des dossiers, dans l'analyse de l'évolution du portefeuille clients, etc.). Sens de l'organisation exigé d'autant qu'il faut aussi faire du reporting (rapport) auprès de sa hiérarchie !

Bonne connaissance du secteur

Les conseillers et conseillères en assurances ont une parfaite connaissance de leurs produits et de l'environnement de leurs clients, afin de leur proposer des solutions adéquates et personnalisées (nouveaux contrats ou bien nouvelles garanties) en fonction de leurs profils. De bonnes notions en droit, gestion, fiscalité appliquées aux assurances permettent aussi de répondre aux questions des clients.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conseiller en assurances ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management Commercial Opérationnel, BTS Négociation et digitalisation de la Relation Client et Licence Economie et gestion. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Assurance (bac + 2), Master Gestion de patrimoine (bac + 5) et Titre professionnel Conseiller commercial (niveau bac). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Licence Economie et management) a un taux d'accès médian de 89 %.

Combien gagne-t-on comme conseiller en assurances ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2200 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Employés et techniciens commerciaux des assurances » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Employés de la banque et des assurances », « Techniciens des assurances ») gagnaient de 2 686 € à 3 205 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 437 € à 2 823 €.

Le métier de conseiller en assurances recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 6 960 recrutements de « Employés et techniciens commerciaux des assurances », dont 32 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 547 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1102. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conseiller en assurances a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : en baisse (-22 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conseiller en assurances est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.