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Banque, Assurance, Immobilier · Banque

Chargé de clientèle banque / chargée de clientèle banque

Il ou elle suit les comptes et les projets des clients d'une banque et leur conseille des produits adaptés.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
8 types, 1 022 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu accueilles tes clients, tu les aides pour leur budget, leurs prêts et leurs placements, tu réponds à leurs questions et tu suis leur situation dans le temps. Tu travailles en agence bancaire, au contact du public, en équipe. Pour t'y sentir bien, il te faut du sens des responsabilités, de l'organisation et du sens du service.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Gérer les dossiers

Au quotidien, le chargé ou la chargée de clientèle suit les comptes de ses clients (100 à 700 personnes, selon la banque), les contacte quand un incident se produit, répond à leurs demandes. Il ou elle réactualise les informations clients, s'informe par exemple sur les changements qui ont pu arriver dans leur vie et qui expliqueraient des difficultés financières. Il faut aussi traiter les éventuels litiges ou réaménagements de contrats, proposer des placements, crédits, etc. Parfois, le gestionnaire de clientèle gère aussi l'accueil au guichet.

Proche de sa clientèle

Possédant une expertise des questions bancaires, le chargé ou la chargée de clientèle aide ses clients et clientes à monter leurs dossiers de demande de crédit, à négocier des autorisations de découvert, etc. Avec la concurrence accrue des banques en ligne, il faut jouer la carte de la proximité et du service pour fidéliser la clientèle ; mais aussi répondre aussi aux demandes en ligne de ceux et celles qui ne se déplacent pas.

Élargir le portefeuille

Avec le sens commercial, le chargé ou la chargée de clientèle prospecte en permanence de nouveaux clients, dans son secteur ou sur le segment de population qui lui a été désigné. Avec persuasion, des argumentaires sont développés. Il faut aussi relancer, mettre en avant les offres promotionnelles.

Conditions de travail

En agence

Le chargé ou la chargée de clientèle exerce son métier dans une agence et dispose généralement d'un bureau, pour plus de confidentialité. Il ou elle gère certaines questions au téléphone ou par courriel, ou accueille la clientèle, le plus souvent sur rendez-vous. Les tâches simples sont désormais traitées par l'intelligence artificielle, lui laissant plus de temps pour le conseil. Les horaires tendent à plus de flexibilité.

En déplacement

Celui ou celle qui prend en charge un portefeuille de professionnels (artisans, artisanes, commerçants, commerçantes, professions libérales ou industriels) se déplace parfois pour les rencontrer, en fonction de leurs disponibilités. Les horaires de travail peuvent alors être irréguliers. En outre, le chargé ou la chargée de clientèle (de particuliers ou de professionnels) doit atteindre des objectifs chiffrés, dont dépendent une partie de ses revenus.

En autonomie

Le chargé ou la chargée de clientèle représente le contact privilégié du client avec sa banque. Il ou elle dispose d'une certaine autonomie. Généralement, il ou elle dépend hiérarchiquement de la direction du marché (des particuliers ou des professionnels) ou directement de la direction de l'agence, dans les petites structures.

Statuts
salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Monter et décisionner un dossier de financement
    • Monter des dossiers de prêt immobilier ou de rachat de crédits
    • Monter un dossier de crédit
  • Elaborer une stratégie commerciale
    • Consulter des fichiers clients en préparation d'entretiens programmés
    • Développer un réseau d'apporteurs d'affaires
  • Définir et mettre en oeuvre des protocoles de sécurité
    • Gérer les risques de cybersécurité
  • Réaliser une analyse comptable et financière
    • Analyser la situation financière d'un client : vérification de ses revenus, de ses dettes, des dispositifs légaux et de sa capacité de remboursement
  • Garantir la fiabilité des comptes et des documents comptables
    • Contrôler des comptes débiteurs
  • Gérer des réclamations et litiges
    • Gérer les réclamations et assurer un suivi de qualité
  • Négocier un contrat
    • Arrêter les termes d'un contrat
  • Conseiller dans le cadre d'une relation commerciale
    • Proposer des solutions de financements ou de placements pour une entreprise

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Avoir le sens du service
Ce qu'en dit l'Onisep

Bon contact

La force du conseiller ou de la conseillère ? Sa capacité à nouer de bonnes relations avec la clientèle et à recueillir des informations personnelles. Bien connaitre le client ou la cliente (mariage, divorce, enfants ou encore projets d'achat immobilier), permet de proposer des solutions adaptées à ses besoins. Relativement autonome, le chargé ou la chargée de clientèle sait prendre des initiatives et des décisions.

Goût du défi

Répondant à des objectifs chiffrés, le conseiller ou la conseillère doit faire signer des contrats sans pour autant forcer la main et perdre la confiance de sa clientèle. Cela nécessite du savoir faire, de la pédagogie, le sens commercial et de la réactivité pour s'adapter. L'écoute et le pouvoir de conviction sont des qualités importantes.

Connaissances variées

Il faut connaitre parfaitement les produits financiers, les possibilités de la banque et suivre avec attention l'évolution des marchés. Il est parfois nécessaire d'utiliser ses connaissances juridiques ou fiscales pour être capable d'évaluer les risques liés à telle ou telle opération. En cas de doute, il est possible de prendre conseil auprès de gestionnaires de patrimoine ou d'analystes de crédit de l'établissement.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : chargé de clientèle banque / chargée de clientèle banque.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Maths et raisonnement.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1206.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chargé de clientèle banque ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management Commercial Opérationnel, BTS Négociation et digitalisation de la Relation Client et Licence Economie et gestion. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Banque (bac + 2), Licence pro Assurance, banque, finance : chargé de clientèle (bac + 3 ou 4) et Licence pro Commercialisation de produits et services (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Licence Administration économique et sociale) a un taux d'accès médian de 94 %.

Combien gagne-t-on comme chargé de clientèle banque ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois, auxquels s'ajoutent d'éventuelles primes, lorsque les objectifs commerciaux sont atteints. La moitié des salariés à temps complet des « Employés et techniciens commerciaux de la banque » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Employés de la banque et des assurances », « Techniciens de la banque ») gagnaient de 2 686 € à 3 646 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 437 € à 3 261 €.

Le métier de chargé de clientèle banque recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 5 200 recrutements de « Employés et techniciens commerciaux de la banque », dont 19 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 444 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1206. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chargé de clientèle banque a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : en baisse (-22 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chargé de clientèle banque est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.