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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Expert en assurances / experte en assurances

L'expert en assurances évalue l'importance des dommages, vérifie les causes et donne un avis neutre pour le règlement des sinistres.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
6 types, 280 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu te déplaces sur les lieux d'un sinistre, tu observes, tu poses des questions, tu prends des photos, tu estimes les coûts et tu rédiges un rapport. Tu travailles avec les assurés, les compagnies, les artisans. Il faut de la rigueur, de l'écoute et de l'impartialité. Tu combines des déplacements et du travail de bureau.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Évaluer les dommages

Pour mesurer l'étendue des dommages, l'expert ou l'experte en assurance se rend chez l'assuré, à sa demande ou à celle de la compagnie d'assurance. Il lui faut observer les lieux et évaluer les dégâts, chercher les causes du sinistre, interroger les témoins, recueillir des preuves, détecter d'éventuelles fraudes, définir la valeur des biens avant sinistre. En cas de vol, de dégradation, etc., l'expert ou l'experte peut engager des poursuites judiciaires contre les responsables. Certains et certaines sont médecins et peuvent pratiquer un examen médical pour évaluer l'état de santé d'une personne, avant la souscription d'un contrat d'assurance ou pour estimer le préjudice corporel subi par la victime d'un accident.

Estimer un bien

L'expertise interviennent parfois en amont, avant la souscription d'un contrat d'assurance, pour évaluer la valeur d'un ou plusieurs biens, comme des œuvres d'art par exemple. L'expert ou l'expert est généralement spécialisé dans un domaine : art, accident de la route, bâtiment, etc.

Établir un rapport d'expertise

Toutes les observations de terrain et conclusions sont scrupuleusement consignées dans un rapport d'expertise, transmis à la compagnie d'assurances. L'assureur s'appuiera ensuite sur ce rapport pour chiffrer l'indemnisation financière due à l'assuré.

Conditions de travail

Plusieurs mandataires et statuts

Les experts et expertes interviennent généralement pour le compte d'une compagnie d'assurances. Ils ou elles peuvent aussi être mandatés par un particulier désirant une contre-expertise indépendante. Un juge peut également les désigner experts ou expertes judiciaire, lorsqu'un litige est porté devant le tribunal. Les experts et expertes peuvent être des travailleurs indépendants payés en honoraires, salariés par une compagnie d'assurances ou, le plus souvent employés au sein d'un cabinet spécialisé en expertise.

Un travail de terrain et de contacts

Les déplacements sont nombreux. Lors d'un accident, il faut inspecter le véhicule accidenté où qu'il se trouve. Cependant, il est désormais possible de recourir à la visioconférence ou d'utiliser des outils perfectionnés comme des drones par exemple. Les contacts avec les garagistes, clients, contrôleuses techniques, juristes, inspecteurs en assurance (régleur ou vérificateur), et éventuellement des enquêteurs judiciaires et des experts d'autres compagnies d'assurances sont nombreux.

Retour au bureau

La rédaction du rapport d'expertise se déroule à son bureau. L'expert ou l'experte d'assurance rédige aussi de nombreux courriers, met à jour les fichiers et les bases de données documentaires, et établit des rapports détaillés dûment argumentés.

Statuts
salarié, indépendant
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer et gérer un sinistre
    • Constater les dommages, dégâts, pertes sur les lieux du sinistre et auprès des assurés
    • Elaborer un scénario de sinistre
    • Estimer le montant des pertes en cas de sinistre sur un site
    • Rechercher les origines d'accidents ou de sinistres par des enquêtes sur le terrain, auprès des parties concernées
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Analyser et prévenir les risques
    • Diagnostiquer la nature des risques sur un site
    • Mettre en place des stratégies de prévention
  • Appliquer un cadre juridique ou réglementaire
    • Appliquer les règles et régulations des assurances
    • Assurer la conformité avec les politiques de l'entreprise
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Exploiter un modèle de calcul actuariel en assurance
  • Elaborer des actions ou des règles de prévention
    • Recenser les moyens de protection/prévention des risques sur site
  • Réaliser un audit technique
    • Documenter les procédures et résultats d'analyses pour audits
  • Accomplir des formalités administratives et réglementaires
    • Maintenir à jour les dossiers administratifs
  • Mettre en oeuvre un contrôle de gestion, un audit interne
    • Planifier des audits réguliers des procédures

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Un savoir technique et juridique pointu

Les experts et expertes en assurances possèdent des connaissances techniques pointues dans leur domaine (bâtiment, incendie, automobile, art). Dans le bâtiment, ils sont architectes ou ingénieurs et ingénieures de formation ; dans l'automobile, ce sont par exemple des mécaniciens, mécaniciennes, carrossiers et carrossières expérimentés.

À cette compétence spécifique, acquise par la formation de base couplée à l'expérience professionnelle, les experts et expertes ont ensuite ajouté des connaissances en droit des assurances et de la réglementation.

De la rigueur et de l'intégrité

Des capacités d'écoute et d'analyse sont nécessaires pour recueillir des informations et se faire un avis objectif sur une situation. Pour permettre le règlement d'un litige ou l'indemnisation d'un sinistre, les experts en assurances doivent être méthodiques, organisés et prendre en compte tous les éléments du dossier. Déterminer les responsabilités et comprendre les causes d'un sinistre demande un temps important. Rien ne doit être négligé.

Esprit de synthèse et bonne communication sont nécessaires pour rédiger un rapport d'expertise rigoureux. Intermédiaires entre plusieurs assurés et plusieurs assureurs, les experts et expertes doivent gérer des intérêts parfois divergents. Il faut rester intègre et arbitrer en toute impartialité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Écrit, Numérique, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1106.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir expert en assurances ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Assurance, BUT Carrières juridiques et Licence Droit. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Licence pro Analyste criminel opérationnel (bac + 3 ou 4), Manager de l'assurance (bac + 5) et Manager en gestion globale des risques (bac + 5). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Assurance) a un taux d'accès médian de 56 %.

Combien gagne-t-on comme expert en assurances ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2750 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Experts de l'assurance » gagnent plus de 3 259 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Techniciens des assurances », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) », « Cadres des assurances ») gagnaient de 3 020 € à 4 961 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 4 251 €.

Le métier d'expert en assurances recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 000 recrutements de « Experts de l'assurance », dont 43 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 8 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1106. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'expert en assurances a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+0 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'expert en assurances est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 39 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.