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Support à l'entreprise · Systèmes d'information et de télécommunication

Géomaticien / géomaticienne

Le géomaticien ou la géomaticienne crée et analyse des cartes numériques et des bases de données géographiques pour aider à décider et à aménager un territoire.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 25 000 à 45 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 42 000 à 85 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 592 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un bureau d'études, une collectivité, un organisme public ou une entreprise. Tu récupères des données, tu les traites avec des logiciels de cartographie, tu produis des cartes et tu les présentes à des équipes. Il faut de l'organisation, de la rigueur, de la curiosité et de l'esprit d'équipe. Tu es surtout devant ton écran.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Constituer une base de données

Le géomaticien ou la géomaticienne constitue et exploite des bases de données associant images aériennes et satellites, cartes, textes et statistiques. À partir de ces informations, qu'il lui faut recouper, superposer ou combiner de manière pertinente pour répondre à une demande, il ou elle produit des analyses spatiales, des cartes thématiques, des catalogues de données ou des synthèses qui sont de véritables outils d'aide à la décision.

L'outil SIG

Planifier les meilleurs itinéraires pour la collecte des déchets, identifier les risques d'inondation, implanter un nouveau centre commercial ou un parking : autant de questions qui peuvent être posées à ce ou cette spécialiste et à son SIG (système d'information géographique). Selon la problématique, il ou elle peut collecter de nouvelles données, avant de les intégrer au SIG et, dans certains cas, aller sur le terrain.

De nombreuses applications

Les SIG permettent de simuler et d'anticiper des évolutions urbaines, des risques naturels, des programmes d'exploitation minière… Les activités peuvent varier selon le poste, mais comportent toujours l'acquisition, la production et la gestion de l'information géographique.

Conditions de travail

Secteur public...

La majorité des géomaticiens exerce dans le secteur public. Il est possible d'exercer comme fonctionnaire ou contractuel, dans un service de d'État ou une collectivité territoriale, dans un parc naturel ou dans des instituts publics comme l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) ou Météo-France.

... ou privé

Les géomaticiens peuvent aussi être salariés dans le secteur privé : au sein des groupes pétroliers, de génie civil et d'ingénierie, chez les gestionnaires de réseaux (eau, gaz, électricité, télécommunications), les assureurs, les cabinets de géomètres-experts et les bureaux d'études en géomatique. Certains géomaticiens choisissent de travailler comme indépendants et sont consultants pour différents types d'entreprises.

Surtout au bureau

Ce métier est principalement sédentaire, la part du temps passé devant l'ordinateur étant conséquente. Cependant, le géomaticien ou la géomaticienne se déplace parfois. Lorsqu'il ou elle est responsable du projet de développement d'une solution SIG, il lui faut, par exemple, rencontrer les futurs utilisateurs pour recueillir leurs besoins fonctionnels et les transmettre à l'équipe de développement.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Énergie, Environnement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des cartes et des données géographiques
    • Analyser les besoins en aménagement du territoire
    • Formaliser des données cartographiques et les diffuser sur des réseaux d'information
    • Identifier et interpréter les données et caractéristiques géographiques et analyser les résultats
  • Collecter et analyser des données, des informations
    • Développer des stratégies de collecte d'informations
    • Gérer et traiter des données (recherche, recueil, analyse, priorisation, diffusion, classement, suivi)
    • Optimiser les processus de collecte de données géographiques
    • Organiser des sessions de collecte de données
  • Accompagner l'appropriation d'un outil par ses utilisateurs
    • Former des équipes à l'utilisation de logiciels de cartographie
    • Former les équipes à l'utilisation des outils de données
    • Former les utilisateurs aux nouvelles applications et matériels
    • Former les utilisateurs sur les procédures d'accès et d'utilisation des bases de données
  • Gérer une base de données numériques
    • Développer et administrer une base de données géographiques (catalogues de données, de métadonnées)
    • Contrôler la qualité d'une base de données
    • Gérer et alimenter des bases de données réglementaires internes et externes
  • Contrôler la conformité des données
    • Evaluer la précision des données cartographiques
    • Saisir ou faire saisir les données recueillies dans la base de données
  • Mettre à jour un dossier, une base de données
    • Gérer les mises à jour des cartes pour des projets continus
    • Publier et diffuser des jeux de données sur des plateformes d’open data
  • Structurer, synthétiser des informations
    • Restituer et mettre en forme les données géographiques pour l'édition cartographique
    • Synthétiser des informations complexes
  • Déployer, intégrer un logiciel, un système d'informations, une application
    • Intégrer des solutions de géolocalisation dans des applications mobiles
    • Intégrer un Système de Gestion de Base de Données - SGBD -

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 25 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
Ce qu'en dit l'Onisep

Polyvalence

Pour créer et gérer un SIG, il faut maîtriser l'analyse spatiale et statistique, ainsi que les règles de représentation cartographique. Il est important de posséder de solides bases en conception et en structuration de bases de données géographiques et, idéalement, en développement informatique. Il faut aussi connaître les techniques d'acquisition, d'intégration et de diffusion des données géographiques (cartes, GPS, images satellites…).

Autonomie et communication

Les chefs de projets SIG sont à l'écoute des besoins des utilisateurs, auxquels ils fournissent les documents qui leur seront nécessaires. Ils reformulent la demande et ajustent leurs réponses en fonction des interlocuteurs. Forces de proposition, ils conçoivent et font évoluer un système d'information pour répondre à des besoins précis. Grâce à leurs qualités relationnelles, ils obtiennent l'adhésion des utilisateurs.

Les responsables SIG encadrent généralement un ou plusieurs techniciens. L'aptitude au travail en équipe et à l'animation de projet est indispensable. Dans un grand groupe, il faut savoir communiquer et travailler en partenariat avec les ingénieurs consultants.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche M1808, M1895.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géomaticien ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Géographie et aménagement et BTS Métiers du géomètre-topographe et de la modélisation numérique. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Opérateur en détection de réseaux (niveau bac), Titre professionnel Technicien en détection et géoréférencement de réseaux (bac + 2) et Licence pro Métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Licence Géographie et aménagement) a un taux d'accès médian de 100 %.

Combien gagne-t-on comme géomaticien ?

Repères d'études de rémunération publiées : Technicien (0 à 3 ans) : de 25 000 à 45 000 € brut par an ; Expert (7 à 12 ans) : de 42 000 à 85 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2080 euros brut par mois, à la sortie du diplôme d'ingénieur en géomatique de l'ENSG. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens d'étude, recherche et développement » gagnent plus de 2 100 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnaient 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 907 €.

Le métier de géomaticien recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 610 recrutements de « Techniciens d'étude, recherche et développement », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 103 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME M1808, M1895. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géomaticien a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géomaticien est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 10 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.