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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Géophysicien / géophysicienne

Le géophysicien ou la géophysicienne étudie la Terre avec des mesures physiques, comme les ondes, la gravité ou le magnétisme, pour comprendre son fonctionnement et ses risques.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 629 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles sur le terrain, en laboratoire ou devant l'ordinateur. Tu installes des capteurs, tu récupères des données, tu les analyses et tu rédiges des rapports. Tu peux travailler sur les séismes, les volcans ou la recherche de ressources. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Les études sont longues.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Étudier la planète sous tous ses aspects

Le géophysicien ou la géophysicienne applique les principes et les méthodes dérivés de la physique pour étudier le globe terrestre. Discipline faisant partie des sciences de la Terre, la géophysique se subdivise en trois grands domaines : la géophysique interne (géodésie, sismologie, géomagnétisme, géodynamique et géophysique appliquée), la géophysique externe (aéronomie spatiale, électricité atmosphérique et pression atmosphérique) et la géophysique des couches-limites (océanographie, hydrologie, météorologie et glaciologie).

Enrichir sa discipline

Le géophysicien ou la géophysicienne se consacre à la recherche appliquée ou fondamentale. Il ou elle travaille en bibliothèque, en laboratoire, devant son ordinateur. À partir des mesures et des observations réalisées sur le terrain et de sa réflexion personnelle, il ou elle élabore des hypothèses scientifiques à partir desquelles un modèle mathématique est défini puis appliqué aux objets d'étude de sa spécialité.

Diffuser les connaissances

Il ou elle diffuse des connaissances scientifiques en publiant ses travaux et en participant à des conférences et à des colloques. Lorsqu'il ou elle enseigne à l'université, il lui faut impulser les activités du centre de recherche : laboratoire universitaire ou associé au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Conditions de travail

En laboratoire ou sur le terrain

Le temps que consacre le géophysicien ou la géophysicienne à chacune de ses activités (laboratoire, rédaction de travaux, missions sur le terrain... parfois durant plusieurs semaines) varie fortement selon sa spécialité et selon ses conditions d'exercice (parfois difficiles à cause du lieu d'observation ou du climat). Par exemple, sur une plateforme pétrolière où plusieurs centaines de personnes cohabitent dans un espace isolé du monde extérieur, le rythme de travail est soutenu, dans le respect des consignes de sécurité.

Esprit d'équipe et rigueur

Ce métier s'exerce en étroite collaboration avec d'autres professionnels ou professionnelles et d'autres chercheurs ou chercheuses de diverses spécialités (ingénieurs ou ingénieures de gisements, géologues...). Le géophysicien ou la géophysicienne s'aide d'outils de mesure informatiques sophistiqués dont il ou elle interprète les données pour les restituer sous diverses formes (cartes en 3D, rapports...). Dans certains cas, son savoir scientifique peut favoriser une coopération ponctuelle entre l'université et le monde professionnel.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Énergie, Enseignement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
    • Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
    • Gérer des projets de recherche et développement en géophysique
    • Utiliser des instruments géophysiques pour collecter des données sur le terrain (sismographe, gravimètres, magnétomètre, etc.)
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger une publication scientifique
    • Contribuer à des publications scientifiques
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Cartographier des données
    • Etablir des résultats d'analyses et de mesures
  • Evaluer une situation à risques
    • Evaluer les risques géologiques dans les projets de construction
    • Evaluer les risques sismiques pour des projets de construction
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Communiquer les résultats des études aux parties prenantes
    • Présenter des résultats de recherche au sein de la communauté scientifique ou auprès du public ou de clients
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner les activités de l'équipe sur le terrain
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Evaluer les opportunités de développement de nouveaux sites

Dans le ROME, ce métier compte 12 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
  • Faire preuve de leadership
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Maîtrise de l'informatique

Outre ses compétences en sciences physiques et en mathématiques, le géophysicien ou la géophysicienne maîtrise parfaitement l'outil informatique. De même, il ou elle possède un très bon niveau d'anglais (écrit et oral), complété par de solides capacités rédactionnelles (pour mettre en forme les résultats de ses recherches). Il lui faut aussi faire preuve d'une grande rigueur et d'une motivation intellectuelle à toute épreuve.

Goût des contacts humains

En relation constante avec différents publics (partenaires scientifiques, entreprises publiques et privées...), le géophysicien ou la géophysicienne possède le goût de la communication et des contacts humains. Le sens de la pédagogie est indispensable pour rendre accessibles des connaissances pointues auxquelles il ou elle a pu contribuer. Selon son niveau de responsabilités et sa spécialité, il ou elle peut développer des compétences en gestion du personnel, gestion financière, sécurité, ou enseignement.

Résistance physique recommandée

Autres qualités requises : une bonne résistance physique et de bonnes facultés d'adaptation, qui permettent au géophysicien ou à la géophysicienne de s'acclimater lors des missions de longue durée sur le terrain.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 5 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : géophysicien / géophysicienne.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105, F1143.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géophysicien ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Sciences de la terre et Licence Sciences de la Terre et environnement. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4).

Combien gagne-t-on comme géophysicien ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2298 euros brut par mois, pour un maître de conférence des universités. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier de géophysicien recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 108 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1105, F1143. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géophysicien a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géophysicien est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.