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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Gestionnaire actif/passif

Le gestionnaire actif/passif aide une banque ou une assurance à équilibrer ce qu'elle possède et ce qu'elle doit, pour limiter les risques financiers.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
5 types, 1 082 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une banque ou une compagnie d'assurance, avec des économistes, des financiers et des informaticiens. Tu analyses des données, tu construis des modèles, tu mesures les risques et tu proposes des décisions à la direction. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la capacité d'analyse et de la discrétion. Tu passes la journée sur ordinateur, avec beaucoup de chiffres.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Évaluation des risques

Entre stratégie financière et politique commerciale, le ou la gestionnaire actif/passif analyse les engagements de la société d'assurances qui l'emploie. Au cœur de son métier : l'équilibre entre les actifs que sont les différents placements financiers de l'entreprise (actions, obligations, devises) et les passifs que sont les sommes potentiellement dues aux assurés en cas de sinistre.

Aide à la décision

À l'affût des évolutions de l'environnement économique global et de sa société, le ou la gestionnaire modélise un certain nombre de variables (taux d'intérêt, développement commercial de l'entreprise, changements de réglementation, etc.) afin de fournir des éléments qui permettront aux dirigeants et dirigeantes de définir la stratégie financière la plus adaptée en terme de risques, de couverture et d'investissement.

Suivi et planification

L'analyse et le suivi des données font partie de son quotidien, car ce ou cette gestionnaire met en place un système d'évaluation et de mesure pour la gestion et l'allocation des fonds propres de l'entreprise et propose des stratégies pour les augmenter. Il lui revient d'informer régulièrement sa direction pour lui permettre de réagir rapidement le cas échéant, et de planifier sur le long terme.

Conditions de travail

En connexion permanente

Devant son, ou plus souvent ses écrans, le ou la gestionnaire actif/passif suit de près les évolutions de l'environnement économique mais également celles des réglementations nationales, européennes et internationales qui se complexifient. Une veille permanente est donc nécessaire pour ce professionnel ou cette professionnelle qui travaille essentiellement dans un bureau, avec des jours de télétravail possibles, variables en fonction de l'entreprise.

Un poste stratégique

Au carrefour de la stratégie financière et commerciale de l'entreprise, le ou la gestionnaire actif/passif est en relation avec les différents services des directions techniques, financières et comptables. Il ou elle travaille en général au siège de la société d'assurance.

Statuts
salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Exploiter un modèle de calcul actuariel en assurance
  • Réaliser une analyse ou modélisation statistique de données
    • Réaliser des analyses statistiques pour identifier les tendances de qualité
  • Réaliser et vérifier des calculs de mathématiques généraux ou appliqués
    • Calculer l'engagement monétaire d'une entreprise par contrat d'assurance
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Réaliser ou participer à la réalisation d'études de risques (identification, recensement, évaluation, ...)
  • Contrôler la qualité et la conformité des process
    • Contrôler l'engagement monétaire d'une entreprise par contrat d'assurance
  • Gérer un patrimoine, un portefeuille d'actifs
    • Réaliser l'inventaire d'un portefeuille de contrats
  • Apporter une assistance technique aux équipes
    • Assister les collaborateurs au niveau commercial ou technique
  • Elaborer une stratégie commerciale
    • Intégrer de nouveaux produits d'assurances ou d'épargne

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Mathématiques et économie

Le ou la gestionnaire actif/passif doit maîtriser la typologie des risques pour pouvoir faire des modélisations, mais également les techniques de gestion financière et actuarielle. Il ou elle a également de très bonnes connaissances concernant l'économie et les marchés financiers, l'informatique et les mathématiques financières.

Esprit d'analyse et langues étrangères

Participant à la communication financière des résultats de la société d'assurances qui l'emploie, le ou la gestionnaire actif/passif doit posséder un bon esprit d'analyse et de synthèse en plus d'une aisance rédactionnelle pour les différents rapports qu'il a à fournir. Autonome mais avec un bon relationnel, il lui faut aussi maîtriser l'anglais. Une autre langue (le chinois, par exemple) peut constituer un atout.

Fiabilité avant tout

Stratège, il lui faut faire preuve de créativité pour remplir son rôle de force de proposition auprès de sa direction. Pour autant, pas d'emballement excessif ; savoir garder la tête froide et avoir de la rigueur dans ses analyses est indispensable.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1105.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir gestionnaire actif/passif ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Écoles de commerce après le bac et Licence Droit. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Actuariat (bac + 5), Ingénieur diplômé de l'École Nationale de la Statistique et de l'Administration Économique (bac + 5) et Master Statistique et économie du risque (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme gestionnaire actif/passif ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Experts de l'assurance » gagnent plus de 3 259 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens des assurances », « Cadres des assurances ») gagnaient de 3 205 € à 4 961 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 823 € à 4 251 €.

Le métier de gestionnaire actif/passif recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 000 recrutements de « Experts de l'assurance », dont 43 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 17 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1105. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de gestionnaire actif/passif a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+0 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de gestionnaire actif/passif est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 34 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.