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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Ingénieur réservoir / ingénieure réservoir

L'ingénieur réservoir étudie le comportement des gisements de pétrole, de gaz ou de stockage souterrain pour décider comment les exploiter au mieux.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une entreprise d'énergie ou un bureau d'études, avec des géologues, des foreurs et des géophysiciens. Tu construis des modèles numériques, tu analyses des mesures, tu testes des scénarios et tu conseilles les décisions. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu es surtout devant ton ordinateur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Analyser et interpréter les données

Au carrefour de l'exploration et de la production, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir a un rôle central dans un champ pétrolifère. Sachant que l'on ne sait actuellement récupérer qu'environ 35 % d'un gisement, son travail d'analyse et de recherche pour optimiser l'exploitation est crucial. Son travail commence avec l'interprétation des données du réservoir : nature des roches à forer, caractéristiques du pétrole, présence de sable, etc. toutes les informations sont rassemblées et leur modélisation informatique va permettre d'élaborer des scénarios de développement du gisement.

Modéliser le champ de pétrole

En tant que chercheur / chercheuse, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir peut élaborer ces outils, à l'aide de logiciels spécialisés, ou améliorer ceux déjà existants. Grâce à ses analyses et simulations, il ou elle émet des recommandations opérationnelles sur les projets de développement incluant le nombre, la nature et l'emplacement des futurs puits, ainsi que le calendrier de forage et le profil de la production.

Optimiser la production

Enfin, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir effectue un suivi en intégrant, au fur et à mesure, les nouvelles données parvenant des puits d'un champ pétrolifère en exploitation. Ses analyses permettront d'accroître les taux de récupération du pétrole et donc d'optimiser la production.

Conditions de travail

Souvent au bureau

L'ingénieur ou l'ingénieure réservoir est avant tout un chercheur / une chercheuse qui travaille dans un bureau et analyse les données venant du terrain. Selon les cas, il ou elle peut également être en partie opérationnel /le et s'occuper notamment du suivi de production sur le terrain. Dans les faits, la carrière de l'ingénieur/e réservoir alterne souvent les missions en bureaux d'études au sein des sociétés d'ingénierie ou dans un grand groupe pétrolier, et les missions sur le terrain, à l'étranger.

En équipe

Comme ses confrères ingénieurs pétroliers, le ou la spécialiste réservoir travaille en équipes pluridisciplinaires et multiculturelles. Il ou elle collabore notamment avec les géologues qui lui fournissent de précieuses données sur le terrain, les différentes couches du sous-sol, les foreurs ou les économistes de la production.

Dans des contextes différents

Dans l'industrie pétrolière, la mobilité est de mise, autant sur le plan géographique que sur le plan hiérarchique. Il faut donc être prêt à alterner les missions, les pays, postes et lieux de travail (bureau ou terrain) en s'adaptant à chaque fois à de nouvelles conditions de vie et d'exercice. Ceux qui travaillent comme consultants doivent en plus intégrer la culture d'entreprises aussi différentes les unes que les autres à chaque mission.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Extraire, exploiter un forage
    • Réaliser des relevés de sondage, forage, pollution des sols et sous-sols
    • Contrôler les paramètres de forage en temps réel
    • Développer des modèles de simulation et émettre des recommandations opérationnelles (nombre et emplacement des futurs puits, calendrier de forage, etc.)
    • Diriger des opérations de forage
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
    • Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
    • Analyser les caractéristiques géologiques des champs pétrolifères
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Développer des stratégies pour minimiser l'impact environnemental des projets
    • Contrôler et minimiser la quantité d'eau produite avec le pétrole afin de réduire les impacts environnementaux et les coûts de traitement
    • Fixer les orientations stratégiques en matière de protection de l'environnement et de réduction des impacts environnementaux
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
    • Utiliser et mettre à jour les logiciels de modélisation et d'analyse de performance des réservoirs
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Cartographier des données
    • Etablir des résultats d'analyses et de mesures
  • Négocier un contrat
    • Négocier des contrats de services géologiques
    • Négocier des contrats avec des fournisseurs et des distributeurs
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
    • Evaluer l'impact environnemental des projets d'exploitation
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Construire des partenariats pour mener des études interdisciplinaires
    • Collaborer avec d'autres professionnels (géologues, géophysiciens, environnementalistes) pour intégrer différentes perspectives et garantir une approche équilibrée et durable

Dans le ROME, ce métier compte 12 compétences liées à la transition écologique et 3 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
  • Faire preuve de leadership
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissances scientifiques pointues

L'ingénieur ou l'ingénieure réservoir est un/e scientifique, féru/e de mathématiques et de physique. Il ou elle doit notamment maîtriser la modélisation physique et numérique des écoulements et/ou des phénomènes de transport et de transfert des matières dans des structures poreuses. En tant que chercheur / chercheuse, il ou elle maîtrise par ailleurs les techniques d'analyse, de l'instrumentation de laboratoire et de la conduite d'expériences. Des compétences importantes en géologie sédimentaire structurale et en géophysique pétrolière (pétrophysique) sont également attendues.

Curiosité et méthode

Amené/e à travailler à l'étranger, il ou elle maîtrise l'anglais, tant à l'oral qu'à l'écrit. Méthodique, il ou elle doit aussi avoir de bonnes qualités d'analyse, une grande curiosité et le goût du travail en équipe. La sécurité et l'environnement doivent également faire partie de ses préoccupations, tout comme la maîtrise des coûts. Une appétence pour le management lui permettra d'évoluer plus facilement.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 16 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105, F1129.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur réservoir ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur réservoir ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier d'ingénieur réservoir recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 65 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1105, F1129. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur réservoir a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur réservoir est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.