Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études
Ingénieur réservoir / ingénieure réservoir
L'ingénieur réservoir étudie le comportement des gisements de pétrole, de gaz ou de stockage souterrain pour décider comment les exploiter au mieux.
En bref
- Niveau d'études
- bac + 5
- Accès
- Ouvert
- Salaire du débutant
- de 36 000 à 70 000 € brut par an
- Vers 10 ans d'expérience
- de 38 000 à 75 000 € brut par an
- Recrutement
- Très difficile pour les employeurs
- Postes à pourvoir d'ici 2030
- Plus que la moyenne des métiers
- Intelligence artificielle
- Peu touché par l'IA
- Formations Parcoursup
- 1 type, 510 formations
Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.
En quelques mots
Tu travailles dans une entreprise d'énergie ou un bureau d'études, avec des géologues, des foreurs et des géophysiciens. Tu construis des modèles numériques, tu analyses des mesures, tu testes des scénarios et tu conseilles les décisions. Il faut de la rigueur, de la curiosité, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu es surtout devant ton ordinateur.
Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.
Au quotidien
Analyser et interpréter les données
Au carrefour de l'exploration et de la production, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir a un rôle central dans un champ pétrolifère. Sachant que l'on ne sait actuellement récupérer qu'environ 35 % d'un gisement, son travail d'analyse et de recherche pour optimiser l'exploitation est crucial. Son travail commence avec l'interprétation des données du réservoir : nature des roches à forer, caractéristiques du pétrole, présence de sable, etc. toutes les informations sont rassemblées et leur modélisation informatique va permettre d'élaborer des scénarios de développement du gisement.
Modéliser le champ de pétrole
En tant que chercheur / chercheuse, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir peut élaborer ces outils, à l'aide de logiciels spécialisés, ou améliorer ceux déjà existants. Grâce à ses analyses et simulations, il ou elle émet des recommandations opérationnelles sur les projets de développement incluant le nombre, la nature et l'emplacement des futurs puits, ainsi que le calendrier de forage et le profil de la production.
Optimiser la production
Enfin, l'ingénieur ou l'ingénieure réservoir effectue un suivi en intégrant, au fur et à mesure, les nouvelles données parvenant des puits d'un champ pétrolifère en exploitation. Ses analyses permettront d'accroître les taux de récupération du pétrole et donc d'optimiser la production.
Conditions de travail
Souvent au bureau
L'ingénieur ou l'ingénieure réservoir est avant tout un chercheur / une chercheuse qui travaille dans un bureau et analyse les données venant du terrain. Selon les cas, il ou elle peut également être en partie opérationnel /le et s'occuper notamment du suivi de production sur le terrain. Dans les faits, la carrière de l'ingénieur/e réservoir alterne souvent les missions en bureaux d'études au sein des sociétés d'ingénierie ou dans un grand groupe pétrolier, et les missions sur le terrain, à l'étranger.
En équipe
Comme ses confrères ingénieurs pétroliers, le ou la spécialiste réservoir travaille en équipes pluridisciplinaires et multiculturelles. Il ou elle collabore notamment avec les géologues qui lui fournissent de précieuses données sur le terrain, les différentes couches du sous-sol, les foreurs ou les économistes de la production.
Dans des contextes différents
Dans l'industrie pétrolière, la mobilité est de mise, autant sur le plan géographique que sur le plan hiérarchique. Il faut donc être prêt à alterner les missions, les pays, postes et lieux de travail (bureau ou terrain) en s'adaptant à chaque fois à de nouvelles conditions de vie et d'exercice. Ceux qui travaillent comme consultants doivent en plus intégrer la culture d'entreprises aussi différentes les unes que les autres à chaque mission.
- Statuts
- salarié
- Secteurs
- Énergie
Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).
Ce que l'on fait (compétences techniques)
Extraire, exploiter un forage
- Réaliser des relevés de sondage, forage, pollution des sols et sous-sols
- Contrôler les paramètres de forage en temps réel
- Développer des modèles de simulation et émettre des recommandations opérationnelles (nombre et emplacement des futurs puits, calendrier de forage, etc.)
- Diriger des opérations de forage
Conduire des travaux d'études et de recherche
- Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
- Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
- Analyser les caractéristiques géologiques des champs pétrolifères
Définir et déployer une politique de développement durable
- Développer des stratégies pour minimiser l'impact environnemental des projets
- Contrôler et minimiser la quantité d'eau produite avec le pétrole afin de réduire les impacts environnementaux et les coûts de traitement
- Fixer les orientations stratégiques en matière de protection de l'environnement et de réduction des impacts environnementaux
Utiliser des logiciels spécifiques
- Utiliser des logiciels de modélisation et simulation
- Utiliser et mettre à jour les logiciels de modélisation et d'analyse de performance des réservoirs
Analyser, exploiter, structurer des données
- Cartographier des données
- Etablir des résultats d'analyses et de mesures
Négocier un contrat
- Négocier des contrats de services géologiques
- Négocier des contrats avec des fournisseurs et des distributeurs
Réaliser un diagnostic environnemental
- Réaliser une étude d'impact environnemental
- Evaluer l'impact environnemental des projets d'exploitation
Participer à un projet pluridisciplinaire
- Construire des partenariats pour mener des études interdisciplinaires
- Collaborer avec d'autres professionnels (géologues, géophysiciens, environnementalistes) pour intégrer différentes perspectives et garantir une approche équilibrée et durable
Dans le ROME, ce métier compte 12 compétences liées à la transition écologique et 3 liées au numérique.
Qualités souvent demandées (savoir-être)
- Avoir l'esprit d'équipe
- Faire preuve de persévérance
- Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
- Faire preuve de leadership
Ce qu'en dit l'Onisep
Connaissances scientifiques pointues
L'ingénieur ou l'ingénieure réservoir est un/e scientifique, féru/e de mathématiques et de physique. Il ou elle doit notamment maîtriser la modélisation physique et numérique des écoulements et/ou des phénomènes de transport et de transfert des matières dans des structures poreuses. En tant que chercheur / chercheuse, il ou elle maîtrise par ailleurs les techniques d'analyse, de l'instrumentation de laboratoire et de la conduite d'expériences. Des compétences importantes en géologie sédimentaire structurale et en géophysique pétrolière (pétrophysique) sont également attendues.
Curiosité et méthode
Amené/e à travailler à l'étranger, il ou elle maîtrise l'anglais, tant à l'oral qu'à l'écrit. Méthodique, il ou elle doit aussi avoir de bonnes qualités d'analyse, une grande curiosité et le goût du travail en équipe. La sécurité et l'environnement doivent également faire partie de ses préoccupations, tout comme la maîtrise des coûts. Une appétence pour le management lui permettra d'évoluer plus facilement.
Transition écologique
Dans la classification européenne ESCO, 16 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).
Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.
Ce métier attire souvent…
Intérêts les plus présents : Analyser.
Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.
Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.
Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105, F1129.
Les formations Parcoursup pour y aller
Niveau d'études minimum selon l'Onisep : bac + 5.
Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.
Écoles d'ingénieurs après le bac
Y mène directement · 510 formations sur Parcoursup · taux d'accès médian 81 %
Par académie (31)
- Aix-Marseille15 formations · 52 %
- Amiens11 formations · 78 %
- Besançon1 formation · 67 %
- Bordeaux41 formations · 55 %
- Clermont-Ferrand4 formations · 51 %
- Corse1 formation · 74 %
- Créteil44 formations · 73 %
- Dijon12 formations · 81 %
- Étranger2 formations · 71 %
- Grenoble9 formations · 47 %
- Guadeloupe1 formation · 72 %
- La Réunion12 formations · 82 %
- Lille46 formations · 88 %
- Limoges4 formations · 87 %
- Lyon37 formations · 56 %
- Martinique1 formation · 46 %
- Montpellier19 formations · 66 %
- Nancy-Metz14 formations · 66 %
- Nantes55 formations · 75 %
- Nice12 formations · 87 %
- Normandie32 formations · 54 %
- Nouvelle-Calédonie1 formation · 62 %
- Orléans-Tours6 formations · 54 %
- Paris16 formations · 89 %
- Poitiers7 formations · 62 %
- Polynésie française1 formation · 61 %
- Reims8 formations · 91 %
- Rennes30 formations · 65 %
- Strasbourg9 formations · 65 %
- Toulouse17 formations · 39 %
- Versailles42 formations · 63 %
Rapprochement Pxsis entre les formations citées par l'Onisep ou enregistrées au RNCP et les intitulés Parcoursup ; taux d'accès médian des formations de ce type, en France puis dans chaque académie, données Parcoursup. Chaque académie mène à la liste de ses formations.
Diplômes et titres qui y préparent
Avec ou sans Parcoursup : certains se préparent après la troisième, en apprentissage ou en formation continue.
- Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteursbac + 5
- BTS Géologie appliquéebac + 2
- Licence Sciences de la Terrebac + 3 ou 4
- Ingénieur diplômé de l’École et observatoire des sciences de la terre de l'Université de Strasbourgbac + 5
- Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure de géologie de l'université de Lorrainebac + 5
- Ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique universitaire de l’Institut polytechnique de Grenoble, spécialité Génie civil et géosciencesbac + 5
Répertoire national des certifications professionnelles (France Compétences), diplômes actifs enregistrés pour les fiches ROME de ce métier.
Stages pour découvrir ce métier
Cherche un stage dans une entreprise d'énergie, un bureau d'études ou un organisme de géosciences. En école d'ingénieurs ou en master de géosciences, des stages sont prévus. Un club de sciences ou de programmation t'aide à te lancer.
Les études selon l'Onisep
Le métier d'ingénieur réservoir est accessible avec un bac + 5 orienté vers la recherche ou la production, éventuellement complété par un bac + 8.
Niveau bac + 5
Diplôme d'ingénieur spécialités géoscience et ingénierie de réservoir (reservoir geoscience and engineering) ; géosciences pétrolières et ingénierie des réservoirs...
Master en physique, physique-chimie, mécanique des fluides appliquées aux milieux poreux, génie pétrolier, spécialités géosciences, réservoir, production et traitement, recherche appliquée...
Niveau bac + 8
Doctorat en physique, physique-chimie, mécanique des fluides appliquées aux milieux poreux, géosciences...
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Carrière et salaire
Les postes habituels au fil de l'expérience (intitulés et années établis par Pxsis d'après les usages du secteur : ils varient selon l'employeur) et, pour les postes qui en ont une, la fourchette publiée par une étude de rémunération. Des repères, pas une promesse.
Ingénieur d'études0 à 3 ans
Aussi appelé : Ingénieur junior
CourantPour entrer : formation : Écoles d'ingénieurs après le bac (taux d'accès médian de 81 % sur Parcoursup)
de 36 000 à 70 000 € brut par an (moyenne 54 500 €) · environ 2 230 à 4 340 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Ingénieur bureau d'études-R&D » (Ingénieurs & Techniciens, R&D/Bureau d'Études/Essais) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Ingénieur confirmé3 à 7 ans
Aussi appelé : Ingénieur projet
CourantPour y passer : avec l'expérience
Chef de projet7 à 12 ans
Aussi appelé : Ingénieur senior, Responsable technique
SélectifPour y passer : prise de responsabilité d'un projet : promotion ou changement d'employeur
de 38 000 à 75 000 € brut par an (moyenne 54 500 €) · environ 2 360 à 4 650 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Chef de projet » (Ingénieurs & Techniciens, Projets/Affaires) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Directeur techniquePlus de 12 ans
Aussi appelé : Responsable du bureau d'études, Directeur R&D
Très sélectifPour y passer : poste de direction, peu de places
de 70 000 à 115 000 € brut par an (moyenne 87 000 €) · environ 4 340 à 7 130 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Directeur Technique Ingénieur » (Ingénieurs & Techniciens, Fonctions Transverses à la Production) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Sélectivité des passages : d'après les formations Parcoursup qui mènent au métier et les concours cités par l'Onisep ; usage du secteur, établi par Pxsis : il varie selon l'employeur. Un ordre d'idée de la concurrence, pas un calcul.
Ce que disent les statistiques
Le premier emploi selon l'Onisep, puis des médianes sur tous les salariés de la famille de métiers : la moitié gagne moins, la moitié gagne plus.
Premier emploi
36 800 € brut par an · environ 2 280 € net par mois
RepèreOnisep, 2026 · A partir de 3070 euros brut par mois
Salariés de moins de 35 ans
46 300 € brut par an · environ 2 870 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres)
Salariés de 35 ans et plus
60 200 € brut par an · environ 3 730 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres)
Et après ?
Avec de l'expérience, on peut évoluer vers : Ingénieur gaz, Géomètre-topographe, Diagnostiqueur immobilier, Domoticien.
Mobilités du répertoire des métiers de France Travail (ROME).
Sources : Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Ingénieur bureau d'études-R&D · Ingénieurs & Techniciens · R&D/Bureau d'Études/Essais (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Chef de projet · Ingénieurs & Techniciens · Projets/Affaires (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Directeur Technique Ingénieur · Ingénieurs & Techniciens · Fonctions Transverses à la Production (2027) ; Onisep, Idéo-Fiches métiers, salaire du débutant (2026) ; France Travail et Insee, Salaires bruts mensuels médians en équivalent temps plein par famille professionnelle, selon l'âge (2022) ; net estimé avec les rapports net / brut de l'Insee (Insee Première n° 2079, 2025).
Les chiffres de salaire en détail
- Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois.
- La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi.
- En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.
Avenir, recrutement et IA
- Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection).
- D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019).
- En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre).
- Le 2 octobre 2026, 65 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1105, F1129.
- Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).
- L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent.
- Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Projection de la Dares et de France Stratégie (« Les métiers en 2030 », 2022, scénario de référence) : une tendance, pas une prévision.
Vie professionnelle
Intégrer le marché du travail
De l'étude au terrain
Les jeunes diplômés ne sont pas directement opérationnels. En général, ils débutent comme ingénieurs en bureau d'études où ils s'initient aux disciplines connexes du métier : géologie, forage ou économie. L'apprentissage de l'ingénieur/e réservoir passe également par au moins un poste sur le terrain dans le domaine de l'exploitation, pour avoir une vue d'ensemble de l'activité et des contraintes liées à chaque étape.
Consultants avant tout
L'ingénieur ou l'ingénieure réservoir travaille avant tout en bureau d'études, dans des compagnies de services géologiques ou dans des sociétés de consultants, surtout en début de carrière. Par la suite, il ou elle peut intégrer une compagnie pétrolière internationale, comme TotalEnergies, Shell, BP etc.
Expertise ou management
Pour évoluer, l'ingénieur/e réservoir peut se spécialiser et se diriger vers l'expertise scientifique et/ou technique, ou changer de métier selon ses goûts, ses aptitudes et ses expériences passées. Un chercheur / une chercheuse peut ainsi se diriger vers un poste de chef ou cheffe de projet ou d'ingénieur/e d'affaires, en France comme à l'étranger.
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Sources de ces chiffres
Onisep, Idéo-Fiches métiers ; Dares, portraits statistiques des métiers et tensions sur le marché du travail ; France Travail et Insee, salaires bruts mensuels médians en poste (API Marché du travail) ; Dares et France Stratégie, Les métiers en 2030 ; France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre et offres d'emploi (API Offres d'emploi) ; OIT, indice d'exposition à l'IA générative ; Anthropic Economic Index (CC BY), relié par la table ESCO ↔ O*NET de la Commission européenne ; tables de passage ROME → FAP (Dares) et ROME → ISCO (France Travail). Dates, licences et méthode.
Métiers proches
- Ingénieur pétrolier / ingénieure pétrolière
- Sismologue
- Ingénieur / Ingénieure d'exploitation de gisements
- Responsable d'exploitation de gisements pétrole et gaz
- Géologue
Métiers associés par l'Onisep, puis métiers qui partagent le plus de compétences dans le ROME de France Travail : des passerelles possibles avec de l'expérience ou une formation.
Des grandes entreprises de ce domaine
- ArteliaIngénierie, études techniques · Saint-Ouen-sur-Seine · 2 000 à 4 999 salariés
- Assystem Engineering And Operation ServicesIngénierie, études techniques · Courbevoie · 2 000 à 4 999 salariés
- Expleo FranceIngénierie, études techniques · Montigny-le-Bretonneux · 2 000 à 4 999 salariés
- TotalEnergies OnetechIngénierie, études techniques · Courbevoie · 2 000 à 4 999 salariés
- MoongyIngénierie, études techniques · Boulogne-Billancourt · 2 000 à 4 999 salariés
- Orano ProjetsIngénierie, études techniques · Chatillon · 2 000 à 4 999 salariés
Entreprises de 2 000 salariés ou plus dont l'activité est associée au domaine professionnel « Conception et études » de ce métier par une correspondance établie par Pxsis : elles n'emploient pas forcément ce métier. Toutes les entreprises
Autres noms de ce métier
ingénieur/e de recherche en ingénierie de réservoir
Questions fréquentes
Quelles études pour devenir ingénieur réservoir ?
Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.
Combien gagne-t-on comme ingénieur réservoir ?
Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.
Le métier d'ingénieur réservoir recrute-t-il ?
En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 65 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1105, F1129. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).
Le métier d'ingénieur réservoir a-t-il de l'avenir ?
Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.
Le métier d'ingénieur réservoir est-il menacé par l'intelligence artificielle ?
L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.