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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Espaces naturels et espaces verts

Ouvrier forestier / ouvrière forestière

L'ouvrier forestier plante, entretient et exploite les arbres d'une forêt.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
25 900 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 20 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu plantes des arbres, tu les entretiens, tu élagues, tu abats certains arbres et tu prépares les coupes de bois. Tu utilises des outils comme la tronçonneuse, dans le respect de règles de sécurité strictes. Tu travailles dehors, par tous les temps, souvent en autonomie et en petite équipe. Il faut de bonnes idées, de l'autonomie et de la résistance physique.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Entretien et conservation

Le métier comporte 2 volets. D'une part, l'entretien et l'exploitation de la forêt, réalisés par les bûcherons et bûcheronnes ; d'autre part, l'aménagement et le reboisement de la forêt, effectués par les sylviculteurs et sylvicultrices.

Abattage

Les bûcherons et bûcheronnes préparent le chantier, coupent et façonnent les arbres selon leur utilisation (bois d'œuvre, bois d'industrie, bois de feu). Puis, réalisent l'abattage des arbres en dirigeant les chutes. À l'aide d'une tronçonneuse, ces ouvriers et ouvrières façonnent les produits forestiers selon un cahier des charges très précis. Des opérations de débusquage et débardage (2 opérations de déplacement) sont pratiquées, pour apporter les arbres abattus sur les lieux de stockage ou d'embarquement.

Régénération de la forêt

Les agents et agentes sylvicoles réalisent les opérations nécessaires à la vie et à la régénération de la forêt : plantation, débroussaillage, élagage. Ils ou elles mettent en place les peuplements, s'occupent de la protection des plants contre les gibiers, ou du débroussaillement. Ces ouvriers et ouvrières participent également aux travaux d'équipements et d'aménagement de la forêt : drainage des fossés, ouverture des routes forestières, terrassements.

Conditions de travail

Toujours en plein air

Des vallées aux forêts de montagne, les ouvriers forestiers et ouvrières forestières exercent toujours à l'extérieur. Les travaux de coupe et d'élagage sont assez durs physiquement et les risques d'accident bien réels. Les activités sont saisonnières, liées aux cycles de la nature et aux types de travaux à effectuer.

Un travail d'équipe

Au quotidien, les ouvriers et ouvrières reçoivent leurs instructions d'un chef ou d'une cheffe d'équipe. Constitués en petites équipes, dispersés sur différentes parcelles, tous et toutes doivent être capables d'organiser leur travail de manière autonome.

De nombreux déplacements

Les conditions de travail évoluent selon la configuration du chantier (sur un relief, un terrain plat). Le métier implique de se déplacer souvent.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Agriculture, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Aménager, entretenir un espace naturel, une forêt
    • Débroussailler une plantation et ses chemins d'accès
    • Gérer la régénération naturelle des espaces forestiers
    • Gérer les déchets forestiers de manière écologique
    • Installer un élément de protection d'espace naturel
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Participer à des projets de recherche forestière
    • Réaliser des études d'impact et des rapports sur l'état des zones forestières
  • Cultiver et récolter des végétaux/minéraux
    • Planter un arbre, une plante, un végétal
    • Surveiller l'état d'une plantation
  • Superviser des opérations, des actions
    • Superviser la maintenance régulière des équipements
    • Superviser les opérations de coupe et de traitement des arbres
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner les activités de l'équipe sur le terrain
  • Gérer les ressources humaines
    • Assurer la gestion du personnel
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des collectivités
  • Intégrer des produits Data dans les processus métiers
    • Intégrer des solutions technologiques dans la gestion forestière

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre force de proposition
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Un goût pour le travail manuel

Le métier s'adresse aux jeunes hommes et femmes qui se sentent proches de la nature et qui aiment les travaux manuels, notamment pour planter, élaguer ou couper les arbres.

Résistance physique de rigueur

Une bonne santé et une endurance physique sont également nécessaires, car ces ouvriers et ouvrières travaillent tous les jours en plein air et par tous les temps ! Ils doivent faire preuve d'observation pour repérer les maladies qui touchent les arbres.

Sérieux et autonomie

Capables de travailler de manière autonome, ils ou elles respectent les consignes de sécurité, essentielles pour utiliser sans danger des outils tranchants (tronçonneuses, débroussailleuses, etc.). Ces outils peuvent être lourds, ce qui nécessite aussi une bonne robustesse physique.

Des connaissances scientifiques

Possédant des notions de gestion sylvicole, ces professionnels et professionnelles savent reconnaître les végétaux et les essences d'arbres, tout en sachant calculer un volume d'arbres ou une densité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 31 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : ouvrier forestier / ouvrière forestière.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1205.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ouvrier forestier forestière ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Gestion forestière. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Travaux forestiers (niveau CAP), Bac pro Forêt (niveau bac) et BP Responsable de chantiers de bûcheronnage manuel et de sylviculture (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme ouvrier forestier forestière ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Bûcherons, sylviculteurs et agents forestiers » gagnent plus de 1 750 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Bûcherons, sylviculteurs salariés et agents forestiers » gagnaient 2 090 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 047 €.

Le métier d'ouvrier forestier forestière recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 2 810 recrutements de « Bûcherons, sylviculteurs et agents forestiers », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 4 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME A1205. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ouvrier forestier forestière a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (40 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ouvrier forestier forestière est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier d'ouvrier forestier forestière est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 31 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.