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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Production

Viticulteur / viticultrice

Le viticulteur ou la viticultrice cultive la vigne et produit du raisin, parfois aussi du vin, en suivant les saisons et en prenant soin de ses parcelles.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Accès
Ouvert
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 525 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu tailles, tu attaches, tu traites, tu surveilles les maladies, tu vendanges et parfois tu vinifies. Tu travailles dehors, selon la météo, avec des saisonniers et des conseillers agricoles, et tu gères ton exploitation. Tu y seras à l'aise si tu as le sens de l'organisation, de l'autonomie et de la réactivité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Maîtrise des étapes viticoles

Selon qu'il ou elle travaille seul ou seule, emploie des salariés ou adhère à une coopérative, le viticulteur ou la viticultrice réalise tout ou partie des opérations suivantes : culture de la vigne, récolte du raisin, vinification (fabrication) du vin, conditionnement et vente.

Entretien des vignes

L'élaboration d'un bon produit vient avant tout de matières premières de qualité. Ainsi, au fil des saisons, y compris l'hiver, le viticulteur ou la viticultrice entretient ses vignes et effectue différents travaux : taille, effeuillage, palissage, ébourgeonnage, nouvelles plantations.

Vendanges

À la fin de l'été, le viticulteur ou la viticultrice vendange ses vignes : c'est la récolte du raisin. Selon les vignobles et les exploitations, les vendanges se font manuellement ou mécaniquement.

Vinification (fabrication) du vin

Une fois le raisin récolté, le viticulteur ou la viticultrice peut faire le choix de procéder à la vinification sur son exploitation, ou bien d'acheminer le raisin vers une cave coopérative ou chez un négociant, qui procéderont à la transformation du raisin en vin. Le raisin est alors trié puis pressé, afin d'obtenir du moût (jus, peaux, grains, etc.). Le viticulteur ou la viticultrice procède ensuite à la fermentation du moût, c'est-à-dire la transformation des sucres en alcool pour obtenir du vin. Une fois le vin clarifié (procédé qui consiste à retirer les résidus solides), le vin est transféré dans une cuve ou en fût, et enfin mis en bouteille.

Commercialisation du vin

Le viticulteur ou la viticultrice peut commercialiser son vin depuis son exploitation ou bien via une coopérative, où son raisin a été livré. Dans ce cas, il lui faut travailler en accord avec d'autres exploitants et exploitantes. Le viticulteur ou la viticultrice peut également endosser un rôle de négociant et commercialiser la récolte d'autres viticulteurs. Pour cela, il faut connaître les goûts des clients, les méthodes de publicité et les réseaux de distribution.

Conditions de travail

Un métier tributaire des aléas

Le viticulteur ou la viticultrice peut hériter d'un domaine viticole, le louer ou l'acheter. Dans tous les cas, le métier reste tributaire des conditions climatiques, des maladies propres à la vigne ou encore des marchés économiques et des relations internationales pour l'export.

En équipe ou non

Selon les cas, le viticulteur ou la viticultrice travaille dans les vignes, un outil à la main ou à l'aide de machines agricoles (tracteur, épandeur d'engrais etc.). Il ou elle peut aussi faire appel à des cavistes, des maîtres et maîtresses de chai, des ouvriers et ouvrières. La viticulture, à elle seule, comptabilise le tiers des emplois salariés agricoles. Les saisonniers (au moment des vendanges) représentent un cinquième des salariés.

Des vignes... au bureau

Le viticulteur ou la viticultrice passe une partie de son temps dans les vignes, ainsi que dans son chai pour vinifier et élever (étape entre fermentation alcoolique et mise en bouteille) son vin. Il ou elle travaille aussi à son bureau pour s'occuper des factures, des commandes, des déclarations auprès de l'administration, etc. Enfin, l'accueil des clients éventuels directement dans son caveau (espace commercial de dégustation) fait partie de son activité, de même qu'assurer la promotion de son vin lors de foires ou de salons professionnels.

Statuts
indépendant
Secteurs
Agriculture

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Cultiver et récolter des végétaux/minéraux
    • Contrôler la maturité d'un fruit
    • Entretenir un arbre, une plantation
    • Identifier une maladie, un parasite ou une carence sur un végétal, un arbre
    • Planter un arbre, une plante, un végétal
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Utiliser des méthodes de lutte biologique contre les nuisibles
    • Utiliser des systèmes d'arrosage économes en eau
  • Elaborer des actions ou des règles de prévention
    • Prévenir les maladies par des mesures prophylactiques
    • Optimiser les processus pour réduire les risques environnementaux
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Identifier et évaluer les risques potentiels liés à l'environnement (variation des conditions climatiques)
    • Pratiquer des gestes et postures de manutention en toute sécurité
  • Conditionner des produits
    • Conditionner les produits dans des caisses ou des conteneurs pour faciliter leur transport sans les abimer
    • Réaliser la mise en fûts ou en bouteilles, le bouchage, l'étiquetage
  • Vendre ou louer des produits ou des services
    • Commercialiser les produits d'une exploitation
    • Vendre des produits sur le marché ou en vente directe sur l'exploitation
  • Entretenir, nettoyer un produit ou du matériel
    • Désinfecter et décontaminer un équipement
    • Maintenir le véhicule en bon état de propreté et de fonctionnement
  • Optimiser les effectifs, l'adéquation et l'allocation des ressources
    • Anticiper les périodes de travail plus soutenues en recrutant des saisonniers et des intérimaires

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de réactivité
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Polyvalence avant tout

De la production à la vente, la variété des tâches oblige le viticulteur ou la viticultrice à une certaine polyvalence et à une certaine robustesse physique.

Goût pour la recherche

Le viticulteur ou la viticultrice maîtrise le processus de vinification : les matières premières et la fermentation n'ont pas de secrets pour ce ou cette spécialiste. C'est également une personne capable de créer des vins, en alliant sa connaissance des sols et du climat à un goût affirmé pour la recherche et les nouvelles tendances de consommation.

Observation et rigueur

Le sens de l'observation lui permet de détecter une vigne malade ou la mauvaise qualité d'un sol. Avec rigueur et organisation, il faut suivre les innovations et connaître la réglementation en vigueur. Les contraintes environnementales et de qualité rendent le métier de plus en plus technique et scientifique. Gestionnaire, il ou elle possède de solides notions en comptabilité.

Des qualités de communication

Enfin, sa capacité à communiquer est primordiale au moment de négocier avec les clients et clientes. Maîtriser une langue étrangère constitue alors un atout.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : œnologue.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1405, A1418.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir viticulteur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et BTS Viticulture-Oenologie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ouvrier viticole (niveau CAP), Certificat de spécialisation Conduite de productions en arboriculture fruitière (niveau bac) et Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole (niveau bac). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Viticulture-Oenologie) a un taux d'accès médian de 89 %.

Combien gagne-t-on comme viticulteur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction de l'importance de la récolte et des appellations. La moitié des salariés à temps complet des « Viticulteurs, arboriculteurs » gagnent plus de 1 526 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Viticulteurs, arboriculteurs salariés » gagnaient 1 933 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 1 917 €.

Le métier de viticulteur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 83 880 recrutements de « Viticulteurs, arboriculteurs », dont 33 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 567 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME A1405, A1418. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de viticulteur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Maraîchers, viticulteurs, jardiniers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+0 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de viticulteur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.